LA PUISSANCE DES MOTS DE NOÉ PRESZOW

Rédaction : Cécile Botton / Photos : Valentin Conraads

Ce dimanche, à l’occasion des Francofolies de Spa, Noé Preszow a reçu l’Octave de la Musique de l’artiste de l’année. Ce prix récompense un.e artiste qui a marqué l’année écoulée. Ce jeune auteur-compositeur-musicien-interprète bruxellois a déjà deux albums à son actif. Plus souvent en France qu’en Belgique, nous ne pouvions le laisser partir. Et c’est en toute simplicité que le chanteur se prête au jeu des questions-réponses. Petit retour d’une belle rencontre aussi généreuse que sincère.

Belle reconnaissance

« C’est important pour moi d’être reconnu dans mon pays par des gens qui travaillent dans le milieu musical… Même si fondamentalement, je n’ai besoin d’être validé que par moi-même et par mon public » lâche l’artiste ému et très touché. Entre Belgique et France balance son cœur… S’il enregistre ces albums en Belgique, c’est chez le label français tôt ou tard qu’il a signé. Il est donc naturel qu’il tourne beaucoup plus en France que chez nous. « C’est une chance d’avoir deux pays qui m’accompagnent, deux chemins de distributions, deux cercles de rencontres et pour moi qui suis un peu claustro, ça me fait du bien ! C’est à l’image de mes trajets en train, successifs et réguliers… Un peu comme si j’avais deux vies » confie Noé.

© Valentin Conraads
© Valentin Conraads

Un p’tit peu de Renaud…

« Peut-être, en tout cas c’est vraiment lui qui m’a donné l’envie de faire ça ! » Baigné dans la chanson française — Brassens, Barbara, Anne Sylvestre — depuis son plus jeune âge, à 6 ans, il découvre Renaud… Un véritable électrochoc ! Pourtant pas mal de choses différencient les deux artistes ; Renaud est plus réaliste et joue davantage la carte de l’humour alors que Noé demeure plutôt énigmatique. Ce dernier ajoute cependant : « Néanmoins, c’est vrai qu’il y a une certaine fougue qui me vient de l’enfant que j’étais quand j’écoutais les chansons de Renaud… Et je dirais que les sentiments ressentis à l’époque, je veux les transmettre à mon tour dans mes chansons. » Passionné par la chanson française, il développe une sorte d’obsession et a besoin de tout connaître. Plus jeune, dès qu’il avait un peu d’argent en poche, il filait à la médiathèque de Bruxelles. « Je louais tout par ordre alphabétique ! » Par la suite, après le violon de l’enfance, il passe à la guitare à 12 ans. « J’ai appris la guitare en apprenant à la fois à m’enregistrer et à écrire des chansons… Tout s’est fait naturellement ! » Peu à peu, il transcrit ses improvisations sur papier et de manière implicite des chansons prennent vie. « Aujourd’hui, même avec deux albums à mon actif, je fais exactement la même chose qu’à 6 ou 12 ans, c’est la continuité de ce que je fais depuis que je suis sur terre. »

Dans [prèchof], son dernier album, l’artiste engagé, pose un regard sur la société de notre époque. Dans Juste devant, il dénonce le fascisme 2.0 qui endort l’esprit critique. Au fil des chansons, son envie de faire bouger le monde se manifeste sous la forme d’une plume aussi fluide qu’imagée. Il en ressort l’idée de ne pas oublier le passé pour avancer et faire bouger les choses avec la force et la puissance des mots. 

Bientôt un troisième opus…

Boulimique de notes et mots, quand il n’est pas sur scène, Noé enregistre en studio ou chez lui. Une façon pour lui de ne pas se poser mille et une questions quelque peu superficielles qui pourraient parasiter son travail ! Mais là, un objectif concret se dessine… « J’ai déjà le titre et les chansons du 3e album, mais je ne sais pas exactement quand il sortira… N’empêche, tant qu’il ne sera pas sorti, je continuerai à le peaufiner et à écrire d’autres chansons. » Il aime avancer seul le plus loin possible et en cas de besoin, aller chercher les musiciens qui pourront transcender son travail. « En plus de la guitare, je fais pas mal de claviers et il m’est arrivé d’enregistrer des éléments rythmiques… Enfin, je ne sais pas si j’irai jusqu’à reprendre le violon, car la maladresse ne pardonne pas… Ça doit être parfait ! » En revanche, dans une autre vie, l’artiste a déjà composé pour des instruments à cordes et il espère réitérer l’expérience afin d’en mettre sur un de ses prochains albums.

Envie de découvrir Noé Preszow sur scène, il sera présent le vendredi 23 août aux Solidarités à Namur, le mardi 5 novembre au Cirque Royal à Bruxelles et le mardi 11 mars à l’Olympia à Paris.

« Une magnifique découverte sur des sons atypiques rock pop, un mec authentique ! Simple et généreux ! Beaucoup de talent, un chouette concert… » conclut notre photographe Valentin Conraads dont le coup de cœur est Que tout s’danse issu du premier album, À nous.

Publié le 25 Juillet 2024 par
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