VOIX DE FEMMES #15, ÉPISODE TROIS : LIBRES !

Chroniques de Julie Bernardi, Cécile Botton & Fanny Valenzano
Photos © Cécile Botton / Juliette Reip
Illustrations © Mathilde Manka

Le Festival Voix de Femmes, c’est fini ! Dans cette dernière série de chroniques de notre équipe féminine, on vous parle de la pièce de théâtre TUPP’ et de la soirée de clôture avec son concert de Mansfield.TYA. Rendez-vous en 2023 pour la prochaine édition !

Voix de Femmes 2021 © Mathilde Manka
© Mathilde Manka

TUPP’… UN P’TIT AIR D’ENFANCE

La chronique de Cécile Botton

Ce mercredi 27 octobre, la Caserne Fonck accueillait un spectacle bilingue, français et langue des signes. Attiré par cette vision inclusive, Quatremille en a poussé la porte. Au programme : TUPP’, une pièce de théâtre dans laquelle Angélique Clairand et Géraldine Berger donnent corps à la fameuse boite Tupp’, le petit nom du mythique Tupperware.

Durant une bonne heure, Angélique et Géraldine nous baladent sur la voie mythique des célèbres réunions Tupperware. Une véritable boite de pandore qu’elles ouvrent avec beaucoup de finesse. De cette boite s’échappe le fabuleux destin d’une mère célibataire de deux enfants ayant du mal à joindre les deux bouts. Stéphanie Bugeaud n’a qu’une idée en tête, s’en sortir et pourquoi pas… Réussir. Mais comment faire quand on est peu qualifiée ? Et puis, qu’est-ce que réussir ?

Après des premières ventes difficiles, Stéphanie entrevoit un avenir meilleur, elle passe de l’ombre à la lumière, la spirale du succès est au rendez-vous… Mais est-ce cela la vie ? Qu’en est-il de la famille ? Sous le regard attentif des spectateurs, Stéphanie essaie de nous démontrer que vie familiale et vie professionnelle sont intimement liées.

TUPP' au Festival Voix de Femmes 2021 © Cécile Botton - Quatremille
TUPP’ © Cécile Botton – Quatremille

Humour, jeux d’ombres et de lumières, musique et interactions avec le public donnent beaucoup de légèreté à ce sujet lié à la crise professionnelle. « Tupperware, c’est la boite Doudou et on la garde, elle fait partie de la mémoire collective… c’est la pionnière des ventes à domicile ! » lâche Angélique après la représentation. Même le nom de la collection « Esperanza » n’a pas été choisi au hasard… Il offre le potentiel de pouvoir se remplir d’espoir le plus fou. « Convoitée, regardée, touchée, négociée, cette boîte de Pandore contient la promesse puissante de transformer la vie des femmes ! »

Une pièce qui questionne sur les méandres de la vie des femmes, ça fait du bien ! Qui plus est signée, c’est la cerise sur le gâteau.

  • TUPP' au Festival Voix de Femmes 2021 © Cécile Botton - Quatremille
  • TUPP' au Festival Voix de Femmes 2021 © Cécile Botton - Quatremille

MANSFIELD.TYA

La chronique de Fanny Valenzano

Ce vendredi 29 octobre, la Caserne Fonck a accueilli la soirée de clôture du Festival Voix de Femmes. Au programme, les concerts de Françoiz Breut et Mansfield.TYA suivis d’une after party made in Vice Belgium avec les sets des DJ Samar et Wutangu.

22h, arrivée à la Caserne. Passage rapide aux toilettes. Nous y sommes déjà entourées de messages bienveillants. Si vous avez un problème, vous pouvez vous tourner vers les gardes de sécurité et leurs fiers bandanas. On s’y sent déjà bien, aussi bizarre que cela puisse paraître. On se fait des amies de toilettes et on rigole déjà.

Arrivée des artistes sur scène. Mansfield.TYA, un groupe électro-pop formé par Julia Lanoë et Carla Pallone. Bien que les seuls termes « électro » et « pop » soient quelque peu réducteurs pour décrire leur musique ! Entre percussions rythmées, violons et vocalises lyriques, Mansfield.TYA représente son propre style, planant, dansant et enivrant. Une Jambe de Bois ou une Urine à la main (on a aussi découvert des bières sympathiques), on a tout de suite été impressionnées tant par la qualité musicale que visuelle du show. Les deux femmes, dans un cube de draps blancs, éclairées de lumières dansantes nous ont fait frissonner mais aussi bouger. Impressionnantes et charismatiques, elles étaient chaleureuses et communicatives avec le public. Bref, tous les éléments étaient là pour nous faire passer un bon moment. Bref, c’était trop cool, trop beau, trop court et c’est passé trop vite. Bref, si vous ne connaissez pas encore, on ne peut que vous conseiller d’écouter et, si vous en avez l’occasion, d’aller vivre une fois un de leurs concerts !

L’After Party qui a suivi fut tout simplement incroyable. Incroyable non seulement de par la programmation des sets rythmés menés par des femmes fascinantes mais incroyable surtout de par l’atmosphère qu’il y régnait. Cette atmosphère est difficile à décrire tellement nous n’avions jamais connu une ambiance pareille. On n’avait jamais vécu une bienveillance et un sentiment de sécurité aussi grand à une soirée. On se sentait entourées de personnes ouvertes d’esprit et respectueuses… un véritable « safe space » ! Tant de personnes, majoritairement des femmes, de tous styles et tous âges rassemblées pour faire la fête, tant de personnes qui dansaient ensemble par pur plaisir de danser. On se sentait libres, incroyablement libres. Libres de danser comme on voulait. Libres de bouger nos fesses n’importe comment sans avoir peur qu’un gros lourd vienne s’y coller. Tout le monde avait le sourire aux lèvres. La joie de se retrouver ainsi était communicative. On aurait pu danser comme ça toute la nuit. En tant que filles, que femmes, on a vécu une expérience véritablement libératrice. Merci Voix de Femmes de nous avoir fait ressentir ça, merci de nous avoir permis de vivre librement une soirée incroyable. Merci.

Mansfield.TYA au Festival Voix de Femmes 2021 © Juliette Reip
Mansfield.TYA © Juliette Reip – Quatremille

La chronique de Julie Bernardi

Le style musical de Mansfield.TYA est indéfinissable tant leurs chansons semblent avoir été inspirées tantôt par du punk, tantôt par du classique, en passant par de l’électro ou des références pop. Les deux membres françaises se sont forgé un répertoire bien à elles, en misant sur le mariage du magnifique violon de Carla Pallone et de l’incroyable voix de Julia Lanoë (également chanteuse du groupe Sexy Sushi), auxquels s’ajoutent piano, batterie, guitare électrique ou acoustique, etc. La langue utilisée par Julia dans ses paroles varie elle aussi d’une chanson à l’autre : français, anglais ou encore italien.

Ce duo a réussi leur pari de nous plonger dans leur univers bien à elles, à la fois mystérieux et exaltant, en nous faisant passer de ballades aux lyrics bilingues à des chansons plus électro-pop dont notre favorite fut celle où la répétition de la phrase « j’veux faire la fête à en crever » constitue le refrain. Le décor et le jeu de lumière que nous avons admirés vendredi ont compléter cette atmosphère si singulière, avec des couleurs pastel et des lumières notre rappelant un magnifique coucher de soleil automnal. Autant dire que ce groupe porte admirablement bien leur nom. Julia Lanoé explique dans une interview donnée en 2009 qu’elles ont choisi le nom Mansfield en l’honneur de June Mansfield, épouse du l’écrivain Henry Miller. Elle ajoute que June était « une ratée, mais un grand mystère régnait autour d’elle, elle fascinait son entourage ».

  • Mansfield.TYA au Festival Voix de Femmes 2021 © Juliette Reip
  • Mansfield.TYA au Festival Voix de Femmes 2021 © Juliette Reip

La chronique en images par Mathilde Manka :

Voix de Femmes 2021 © Mathilde Manka
© Mathilde Manka
Voix de Femmes 2021 © Mathilde Manka
© Mathilde Manka
Voix de Femmes 2021 © Mathilde Manka
© Mathilde Manka

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