VICTORIA, LA SUBTILITÉ FÉMININE DES DALTON TELEGRAMME

Rédaction : Cécile Botton / photos : Véronique Malmendier & Christophe Dehousse

À l’occasion de la sortie de Victoria, le nouvel opus des Dalton Telegramme, Quatremille est parti à la rencontre du Liégeois Quentin Maquet, leader du groupe. C’était aux Francofolies de Spa, quelques heures avant leur concert du dimanche 21 juillet.

©Véronique Malmendier

« Pour nous, c’est le grand jour, un test grandeur nature où on vient présenter ces 12 nouveaux titres… On est super excités et en même temps un peu anxieux car c’est la première fois qu’on joue l’entièreté de l’album. Enfin, on a quand même gardé 4 ou 5 anciens morceaux qui nous tiennent à cœur et qui finalement permettent d’insuffler dans le set l’énergie un peu rock qu’on a ajoutée. » entame tout de go Quentin !

Victoria, un vent de liberté

Victoria, un deuxième opus qui tend à s’éloigner des sonorités folk ou même country des débuts. Ayant eu la chance d’être en première partie de Louise Attaque et de Julien Doré, le groupe a souvent été plongé dans un réseau francophone. L’envie leur est venue de muter vers quelque chose de différent, d’explorer de nouvelles contrées, et ce sans aucune barrière.

© Christophe Dehousse

Pénétrés par toutes leurs autres influences, peu à peu, ils abandonnent leur coup de foudre pour la culture américaine au profit d’un album « de variété dans le sens varié du terme » dixit Quentin. Que ce soit dans les styles ou dans l’approche des sons, la liberté règne en maitre ! 

Victoria, c’est d’ailleurs le nom d’un morceau dont la partie instrumentale vous prend aux tripes… « C’est une espèce de baromètre nous disant que finalement on peut faire ce qu’on veut… c’est là qu’on s’est dit qu’on pourrait contrebalancer ma voix très ancrée et parfois un peu rustre avec des voix féminines, mettre des claviers afin d’avoir un son plus léché, plus joli ! » enchaine le chanteur.


© Véronique Malmendier

Un p’tit tour à Paris

C’est à Paris, dans le studio de la Frette qu’ils décident d’enregistrer Victoria avec le concours du réalisateur Yann Arnaud. « Il a eu une vraie fibre pour nous aider à accoucher… c’était l’endroit idéal alliant liberté et conditions professionnelles. » Suite à l’enregistrement, Fanny Van Hammée, ex-Faon-Faon, intègre le groupe. « On avait invité plusieurs chanteuses dont Fanny avec qui on s’est tellement bien entendu qu’au final, on lui a demandé de rester. » De fait, la chanteuse-claviériste apporte un souffle de fraicheur, une subtilité qui, sur scène, retranscrit à merveille le vent de liberté insufflé dans l’album.

Le clip « Sparadrap »

Beaucoup de belles rencontres lors de cette aventure. Ce clip réalisé par Louan Kempenaers et Romain Habousha en est une autre preuve. « Ils sont venus avec une 2e lecture des paroles, de leur sens…   et ça, c’est génial parce qu’on a envie d’avoir des textes suffisamment ouverts où chacun peut trouver un sens propre… Alors quand quelqu’un vient avec ce genre de projet, c’est juste un cadeau ! » Sparadrap, un morceau très représentatif du renouveau du groupe avec une couleur artistique totalement différente. « Une envie folle de mettre des couches… Quatuor à cordes, cuivres, chanteurs, chanteuses… Une liberté totale, juste se faire plaisir ! »

Des concerts en vue

« Je pense que pour le moment, nous avons juste envie de réussir le concert de ce soir. Ensuite, nous allons tout miser sur la sortie prévue le 13 octobre au Botanique et puis d’ici-là, on aura encore des nouveaux clips à proposer… Surtout une belle sortie et après, il ne pourra se passer que des belles choses ! Voilà, on ne tire pas trop de plans sur la comète parce qu’on vient avec un répertoire tellement nouveau qu’il faudra le temps que les gens se l’approprient, aient envie de nous prendre ou pas, mais on pense que ça va le faire ! » 

La lettre « V », tout un symbole

©Véronique Malmendier

Après avoir travaillé sur l’aspect foncièrement musical du show : les arrangements, la set-liste et les harmonies vocales, les musiciens vont davantage axer leur travail sur la mise en scène. Et notamment les jeux de lumières et le décorum où la lettre « V » sera centrale. « Une espèce de V très lumineux, un peu en mode vieux juke-box ou flipper des années 80…  Rentrer dans cette ambiance-là et avoir vraiment quelque chose qui ait de la gueule… que ce soit dans l’album ou dans nos fringues. Notre idée, c’est de faire comme si nous étions une équipe de super-héros, un truc qui fasse série des années 90, une sorte de signe de ralliement avec un logo très coloré. Donc, par rapport au concert de ce soir, on va essayer d’en remettre une couche et d’encore monter d’un step ! »

Alors, les Daltons sont-ils devenus une équipe de super-héros où chacun a un super pouvoir bien différent des uns et des autres ? « Et bien, venez au Bota, ça va péter ! » lâche Quentin en guise de note finale.

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