TYPH BARROW, UN ENVOL FULGURANT !

Chronique : Cécile Botton / Photos : Anne Stelen

Ce vendredi 10 mai, le Forum accueillait Typh Barrow ainsi que Matteo, finaliste de la  8ème saison de « The voice ». Remplir cette salle mythique deux soirs en moins de 15 jours ne pouvait laisser Quatremille indifférent… Envie d’en savoir plus, nous y avons poussé le bout de notre nez !

© Anne Stelen

Huit heures tapantes, Matteo monte sur scène pour une demi-heure de pur bonheur acoustique. Seul avec sa guitare, il surfe les langues passant de l’anglais au français sans oublier l’italien, sa langue maternelle. Alternant reprises et compositions personnelles, son grain de voix mêlé à un accent langoureux entraine le public. Il n’est pas toujours facile de mobiliser la foule lorsqu’on précède une tête d’affiche et, qui plus est, qu’on a les deux mains occupées. Et pourtant, à partir d’un claquement de pied assuré, le public tapera des mains et se calera sur son rythme. Chapeau bas!  

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Sans transition, Guillaume Vierset à la guitare, Fabio Zamagni à la Batterie et Félix Zurstrassen à la basse font corps avec leur instrument et se lancent, quand tout à coup, clash… noir absolu, immédiatement suivi d’un « tous spots dehors » braqué sur une salle aussi surprise qu’éblouie. À peine quelques minutes ont suffi à Typh Barrow pour capter son public et l’emmener au gré de ses envies durant toute cette soirée, un rien spéciale, puisqu’elle fête son anniversaire !

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Le 30 juin 2017, lors du Nandrin Festival, sous une pluie battante, l’artiste s’était dépensée sans compter pour faire bouger les quelques courageux présents. À cette époque, j’avais écrit que je garderais en mémoire, son punch et sa voix jazzy. Je peux vous dire qu’elle n’a perdu aucun des deux, mais a énormément gagné en maturité. Quelle progression en moins de deux ans ! Elle a renforcé une harmonie corps-voix-instrument qui dégage une énergie positive envoyée de plein fouet au public. Typh vibre de par sa puissance vocale et la fluidité de son corps. Impossible de rester insensible, c’est fort, harmonieux, net et pro !

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Un contact chaleureux avec le public, une complicité exquise avec ses musiciens : c’est un véritable festin que la chanteuse nous sert en ce jour spécial. Des musiciens qui, chacun à leur manière, donnent une couleur spécifique aux morceaux. Une basse et une batterie, bien dosées, assurent une ligne rythmique impeccable alors que les solos de la guitare me vont droit au cœur ! Survolant les styles tel un oiseau libre, l’artiste passe avec une facilité déconcertante d’une voix jazzy, soutenue par un magnifique jeu de contrebasse, au flow incessant d’un morceau hip-hop endiablé. Connectée à ses émotions, elle alterne chansons joyeuses ou tristes, légères ou engagées. Entière, elle s’offre au public qui le lui rend bien : plusieurs standing ovations, claquements de mains et même chants…

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Pour son nouveau morceau « Zébra », Typh fait appel aux voix de l’assistance pour enregistrer les chœurs du refrain qui se retrouveront peut-être sur son prochain album. Le public enthousiaste se prête au jeu, enchainant sans compter, les « Mwen salye ou », ce qui amplifie encore le côté festif de la soirée.

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Dans une telle ambiance, on ne voit pas arriver la fin qu’il est, par ailleurs, bien difficile d’accepter ! Pourtant, on n’a pas le choix, et le rideau retombe sur un magnifique hommage à Mauranne qui nous quittait il y a tout juste un an. Installée devant son piano, Typh nous interprète « Quand on n’a que l’amour ». Une façon de réunir trois personnalités hors du commun, et de terminer ainsi une soirée magique bien chargée en émotion !

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