THE SORE LOSERS & MOANING CITIES : VERS UNE AUTRE GALAXIE @ REFLEKTOR

{ Chronique de l’événement }
Photographies  © Marjorie Goffart
Rédaction > Vincent Abieri

 

 

 

Il y a peu, Quatremille s’est rendu au Reflektor à l’occasion du concert donné par de vrais enfants du rock, The Sore Losers, et le groupe bruxellois, Moaning Cities! On vous livre notre compte-rendu à propos de ce voyage musical!

 

 

LA CHRONIQUE DE VINCENT ABIERI :

 

 

 

Il est 20h20, les portes de la salle de concert du Reflektor sont ouvertes depuis un certain moment. Alors que le public commence peu à peu à investir les lieux, les musiciens de la formation psychédélique bruxelloise Moaning Cities font leur apparition sur scène. L’allure décontractée, ceux-ci choisissent de débuter tandis que les derniers spectateurs franchissent la porte d’entrée, tantôt curieux, tantôt impatients de vivre cette expérience. L’obscurité s’empare de l’espace pendant que Timothée Sinagra, un des deux guitaristes, domine les vibrations en effectuant des effets sonores évoquant étrangement un décollage de vaisseau spatial. La couleur est annoncée. Le voyage est déjà entamé. Progressivement, la basse de plomb de Juliette Meunier, la batterie martelante de Mélissa Morales ainsi que le chant halluciné de Valerian Meunier viennent se poser, en gagnant sans cesse en puissance et en intensité. L’audience est d’ores et déjà captivée par cette musique mystérieuse et envoûtante au rythme imprévisible. Ce Rock cosmique à l’énergie punk parvient à nous transporter vers une autre galaxie, à la rencontre d’univers lointains encore jamais explorés, là où le temps n’existe plus.  Ce sont d’ailleurs les fulgurants solos de guitare de Timothée Sinagra , véritable virtuose,  qui accentuent cette curieuse impression . Au premier rang, on aperçoit également certaines personnes en mouvement, comme si leurs gestes étaient ralentis. Sur le dernier quart d’heure, le sitar se fait entendre, apportant une touche orientale planante avant que la performance ne s’achève dans un déluge de guitares fuzz, sous forme d’un duel entre Valerian Meunier et Timothée Sinagra. La soucoupe atterrit sur terre, là où The Sore Losers nous accueillent.

 

Après une courte pause, c’est au tour des rockeurs hasseltois, les Sore Losers, d’envahir la scène sous un tonnerre d’applaudissements de la part d’un public désormais encore plus nombreux. D’une sympathie débordante et s’adonnant volontiers à la plaisanterie, le chanteur et leader Jan Straetemans, le bassiste Kevin Maenen ainsi que le guitariste Cedric Maes s’amusent à poser et saluent la foule tandis que Alessio Di Turi, batteur, trône fièrement derrière ses fûts. En une fraction de seconde, les riffs surgissent tels des éclairs devant une salle chauffée à blanc, prête à se déchaîner sur les accords d’un rock simple, sans fioritures mais terriblement efficaces et nerveux où les guitares se répondent avec application. Wallons ou néerlandophones, tout le monde y trouve sa dose d’adrénaline. Pour le plus grand plaisir des uns et des autres, Jan Straetemans et sa bande interprètent plusieurs titres de leur nouvel album Skydogs avec brio et punch. Impossible de rester impassible devant des titres comme Got It Bad et Don’t Want It Here tant le groupe met le feu aux poudres au moyen d’une énergie fantastique. Un peu plus tard, on surprendra le chanteur se transformer en un Iggy Pop sous crack en descendant directement dans le public, micro à la main tel un crooner délirant, hurler les paroles d’un titre virevoltant à quelques personnes.  Ce moment fort suffit à lui seul à démontrer le retour de l’authenticité et de la fureur du garage rock d’antan. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si lors du concert, Jan Straetemans interpellera la salle en s’écriant « Do you want some good old rock’n’roll ? Do you like it ? « . En éternels gamins, les Sore Losers redonnent vie à une époque fascinante : celle des sixties, où le rock restait présent sur toutes les ondes et où chaque concert constituait un moment privilégié. Des morceaux comme Don’t Know Anyhting parlent d’eux-mêmes.  Le groupe maîtrise parfaitement la science du rock, connaît ses lois et s’érige en grand sorcier du riff tranchant. Les musiciens reviendront d’ailleurs jouer deux titres après un chaleureux rappel avant de terminer sur ces mots :« Come on Liège ! You’re still great ! » . Une belle leçon de rock’n’roll le temps d’une soirée sans répit.

 

 

Quelques photos pour se replonger dans l’ambiance du concert :

 

thesorelosers_4000_liege_marjorieg_01-1-min

thesorelosers_4000_liege_marjorieg_01-6-min            thesorelosers_4000_liege_marjorieg_01-16-min

thesorelosers_4000_liege_marjorieg_01-12-min            thesorelosers_4000_liege_marjorieg_01-14-min

thesorelosers_4000_liege_marjorieg_01-10-min

thesorelosers_4000_liege_marjorieg_01-17-min            thesorelosers_4000_liege_marjorieg_01-4-min

thesorelosers_4000_liege_marjorieg_01-2-min

 

On check et on suit la page facebook de The Sore Losers, de Moaning cities et du Reflektor!

 

 

Commentaires

commentaires