IL SIFFLOTE DANS LE BUS, LA POLICE INTERVIENT

Rédaction : Morgane Pérez Lucena // Photos : Iman Rasse

Samedi dernier, dans un bus TEC, un homme a été verbalisé pour concert illégal. Il sifflote un air de musique et attire l’attention des autres passagers. La fréquence sonore aurait provoqué un rassemblement à risque.

Il sifflote dans le bus - poisson d'avril © Quatremille - Iman Rasse
Il sifflote dans le bus – poisson d’avril © Quatremille – Iman Rasse

« Je venais de revoir un de mes films préférés, « M le maudit » de Fritz Lang ! » explique Joseph (nom d’emprunt), 76 ans. « Je n’arrivais pas à me retirer de la tête l’air de musique que sifflote le personnage principal, alors je l’ai imité à voix haute ! »

In the Hall of the Moutain King, nom de l’air interprété par Joseph ne laisse pas les passagers indifférents. Très vite, Joseph se retrouve entouré de sept personnes amusées par sa spontanéité. « Moi j’aime donner le sourire aux gens ! Alors j’ai continué mon petit numéro pour mon public » raconte-t-il. « Je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un me dénonce. Avant d’arriver au terminus, la police est entrée pour m’interpeller. Je me suis pris 700 balles d’amende ! »

Quel est le critère utilisé pour catégoriser cet acte de concert ? La fameuse échelle de Meyer. « Ce sifflotement est vachement risqué » développe le porte-parole de la police de Liège, interrogé par nos soins. « C’est juste en dessous de carrément risqué, mais tout de même au-delà de la zone de pas trop risqué. » Un commentaire éclairant !

Morale de l’histoire : il faut appliquer au pied de la lettre les mesures anti-covid imposées aux artistes.


[1] In the Hall of the Mountain King, Edvard Grieg, 1875.


Ceci est une fausse information. Poisson d’avril !

Envie d’une vraie info ? Allez relire notre investigation à propos de l’impact de la crise sanitaire sur le secteur culturel liégeois : Liège, vie et survie d’une culture (non-)essentielle !