SERANA MESUREUR : SPIRITUALITÉ INDIENNE

Photographies © Virginie Godfrin
Chronique > Eugénie Baharloo

 

 

 

 

 

Il y a peu, Quatremille s’est rendu au concert de Serana Mesureur lors des Rencontres Musicales au Grand Curtius! Voici notre compte-rendu!

 

 

 

 

 

LA CHRONIQUE D’EUGÉNIE BAHARLOO

 

 

 

 

 

Le Dimanche 4 Avril, je me suis rendue en famille au grand Curtius pour assister à un concert de musique indienne. Ce concert acoustique avait été organisé à l’occasion des Rencontres musicales. Le concert avait lieu dans l’auditorium situé à côté de l’accueil du musée, la pièce était sombre et sans fenêtre. Sur la petite estrade, assis sur un tapis, un homme et une femme accompagnés de leur instrument, un violon et un tabla. Je ne sais pas exactement combien de temps tout cela a duré car nous étions tous hypnotisés par la performance.

On ne peut nier la dimension spirituelle des voix, des compositions et de l’expression des musiciens. Au-delà de ça, les deux artistes étaient excellents. Serana Mesureur et Latif Ahmed Khan sont tous deux des musiciens de talent. J’ai eu l’occasion de discuter avec Serana Mesureur après la représentation. Elle habite à Paris et a étudié au conservatoire de Rotterdam mais elle m’a expliqué que cette musique s’apprend surtout par transmission familiale, la famille et la tradition étant des éléments primordiaux de la culture indienne.

Serana m’apprend que les compositions qu’ils nous ont présentées appartiennent au répertoire classique, sont plutôt élitistes et sont finalement très peu écoutées par le peuple indien. Elles paraissent improvisées mais en réalité, elles sont extrêmement codées et précises. De plus, la spiritualité est inhérente à la musique indienne, un musicien se doit de vivre dans la spiritualité s’il désire que son travail soit de qualité. J’étais très impressionnée par sa première affirmation car à l’écoute, j’étais convaincue que leur prestation était le fruit d’une improvisation totale. Les deux musiciens semblaient dialoguer, la composition se dessinait comme un enchaînement de réponses qui se faisaient de plus en plus fortes, jusqu’à l’arrivée d’un climax.

Ce fut donc un beau dimanche, je suis sortie moins bête et peut-être un peu plus détendue. Malgré tout, je regrette que nous ayons été enfermés un si beau jour! L’événement aurait eu davantage de charme et aurait probablement attiré plus de curieux si le concert avait été donné en plein air, d’autant plus qu’il s’agissait d’un concert gratuit! Certes, en Belgique il est difficile de prévoir le temps mais avec un peu d’audace les organisateurs auraient pu improviser et nous installer dans une cour extérieure du grand Curtius. Un autre bémol, le public était encore une fois très peu diversifié. Si les organisateurs visaient une démocratisation des publics, ils sont loin d’avoir atteint leurs objectifs. Nous étions peu nombreux et tous dans la salle étaient sans aucun doute amateurs de musique classique indienne ou de haute culture. Problème de communication ? De choix de répertoire ? Pourquoi encore et toujours de la musique élitiste alors que nous somme dans le cadre de rencontres ?

Un prochain dimanche ensoleillé, j’aimerais écouter, partager et rencontrer, avec des personnes de tous les milieux, la musique que les Indiens écoutent chez eux.

Le prochain rendez-vous aura lieu le 7 mai prochain, pour découvrir Martin de Marneffe.

 

 

 

 

 

Quelques photos pour se remettre dans l’ambiance !

 

 

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