LA SAINT-PATRICK, C’EST TOUS LES JOURS !

Chronique : Antoine Grignard / Photographies © Maëva Brifflot

Avec une semaine d’avance, c’est au Reflektor que l’on fête la Saint-Patrick grâce à un concert bourré d’énergie positive et de bonne humeur. Au programme : les Liégeois de La Horde et les Français de Celkilt, deux formations dont la réputation scénique n’est plus à faire. Une date immanquable pour tous les fans de musique celtique.

Si la plupart des gens (venus des quatre coins de la Wallonie et même de France) sont là pour Celkilt, les régionaux de l’étape et organisateurs de cette soirée, les membres de La Horde ne tardent à séduire le public grâce à leur cocktail de musiques traditionnelles et d’humour typiquement belge.

Lorsque les lumières s’éteignent, c’est une version « chant de moines » de la célèbre chanson Li ptite gayole qui résonne dans la salle, donnant le ton du set qui est sur le point de commencer. Une fois sur scène, le groupe entame Wild Rover, classique parmi les classiques de la musique celtique, vite repris par la foule  et c’est Inferno qui lance véritablement le concert.

Quoi de mieux qu’un concert de La Horde pour chauffer un public ? Que vous ayez envie de chanter (le « Prince Ali » du Disney Aladdin mélangé au « Misirlou » de Dick Dale) ou danser sur des sonorités folkloriques  (« Au Poney Fringuant ») voire même des tubes disco (« Rasputin »), difficile d’être hermétique à l’univers des Liégeois.

N’ayant peur de rien, les quatre musiciens osent passer de leurs compos personnelles telles que « Bab’el » à des reprises comme « Porcherie » (de Bérurier Noir) que le public ne se fait pas prier pour chanter en chœur et ça marche ! Même quand le quatuor propose des titres aux sonorités délicieusement 90’s – essayez donc de ne pas avoir le refrain de « Groobs » en tête pendant des heures après l’avoir entendu). C’est d’ailleurs sur un medley endiablé des tubes de cette époque que La Horde prend congé. À en juger par les applaudissements, même les plus sceptiques ont été convaincus et le groupe s’est certainement fait un paquet de nouveaux fans ce soir-là.

Celkilt fait partie de ces formations dont la musique prend tout son sens en concert. Si son dernier album, Stand, avait pu laisser un arrière-gout de déception, les nombreux extraits qui en seront joués ce soir vont s’avérer bien plus convaincants en condition live. C’est d’ailleurs le cas de « Fall In Place », interprété en ouverture et dont la montée en puissance progressive est parfaite pour entamer le set.

Mais évidemment, les titres qui recueillent tous les suffrages sont les classiques du combo comme ce « Hey ! What’s Under Your Kill ? » déjà culte ou « Get the Hell Away », l’une des compositions les plus anciennes jouées ce soir par « Celkit » mais aussi l’une des plus efficaces pour faire réagir et bouger le public. Ce même public qui donne de la voix sur « All the Way », interprété a cappella et qui sera invité à rejoindre les musiciens sur scène le temps d’un « Kilt Up! » endiablé.

C’est la fête au Reflektor et le groupe français, très heureux d’être là (« Ils sont forts ces Belges ! » et « Ils savent faire la fête » s’écriera plusieurs fois le chanteur Titou McFire avant d’annoncer que le public de notre pays est le meilleur d’Europe) savoure chaque instant, en n’oubliant pas de remercier La Horde pour la mise en place de cette soirée réussie. Le combo liégeois reviendra même sur scène pour interpréter les chœurs d’ « Everyday’s Saint Patrick’s Day ».

Une belle soirée placée sous le signe de la bonne humeur et de la positivité. Impossible de quitter la salle sans le sourire. Une seule envie persiste, revivre ce genre de moment à nouveau et très vite !

 

QUELQUES IMAGES © MAEVA BRIFFLOT