SACHA TOOROP : AUSSI BELLE EST DOUCE

 

Photographies ©Lara Herbinia
Interview > Thomas Renauld

 

 

 

Sasha Toorop a eu l’amabilité de répondre à nos questions, à l’occasion de son concert de ce soir, au Reflektor. Découvrez son interview Quatremille ci-dessous !

 

 

 

 

Quatremille : Quelle est ta punchline (maxime / credo) ?

 

Sacha Toorop : Hoût bin sès. Non, celle-là c’est pour rire, j’aime bien « l’union fait la force ».

 

Quatremille : Comment perçois-tu ta propre musique ? Pourrais-tu la définir en un paradoxe fort ?

 

Sacha Toorop : Copié, collé ? Je ne fais que mélanger tout ce que j’entends, ce que j’écoute, ce que j’aime.

 

Quatremille : Comment ta façon d’envisager la musique a-t-elle évolué au fil de ton expérience ?

 

Sacha Toorop : Je la vois plus comme un transport, un moyen de communiquer, d’échanger, qu’auparavant. J’ai commencé par besoin, j’en arrive à me dire que c’est une arme, un processus, un processeur.

 

Quatremille : Tu sembles manier le français et l’anglais avec la même passion. À ton sens, quels avantages comporte chacune de ces deux langues, musicalement et poétiquement parlant ?

 

Sacha Toorop : J’aime beaucoup les sons de l’expression, des langues de partout. Souvent, sans même comprendre, on connait la destination à l’intention donnée par la voix. J’aime ne pas tout saisir de ce que j’entends. J’aime écrire et chanter, essayer des mots, des thèmes inconscients qui me dépassent. J’aime l’anglais pour la mélodie qu’il permet, l’ouverture de la langue. J’aime le français que j’ai découvert sur le tard, la musique et la poésie.  Chanter en français m’apparaît moins évident, c’est une langue plus fermée. J’aime surtout me sentir emmené tout à fait ailleurs, quelle que soit le langage. J’accepte ce qui me vient.

 

Quatremille : ZopHopOp est présenté comme un « orchestre imaginaire ». Peux-tu développer cette idée ? Et nous parler du personnage de bande-dessinée du même nom ?

 

Sacha Toorop : L’orchestre Imaginaire, c’est les musiciens qui m’inspirent, avec qui je rêve jouer quand je suis seul en bricolant mes morceaux pour en faire des chansons. Avant d’enregistrer ma musique, je dessinais de façon très naïve des histoires d’aventures de ZopHopOp et Hippo Pirates, avec le monde merveilleux de Boulipette et CocoCliquot, l’Éléphant Barry… Je faisais une bande dessinée.

 

Quatremille : Le succès influence-t-il la création ? Ou, au contraire, est-il dû au maintien d’une certaine authenticité de la part d’un artiste, selon toi ?

 

Sacha Toorop : Je ne sais pas, je n’ai jamais eu de succès. Je sais qu’il y a toujours un revers à une médaille, quelle qu’elle soit.

 

Quatremille : Qu’est-ce que la ville de Liège a amené à ta carrière musicale ?

 

Sacha Toorop : Je pense que mes amis, les gens que j’ai croisés, m’ont tous influencé, inspiré, pour ceci ou pour cela.  La ville de Liège est une cité ardente. J’ai longtemps été dans la marmite, dans le bouillon chaud des nuits où l’on se défait et des jours où l’on se construit. C’est propre à Liège.

 

Quatremille : Tu te produis bientôt au Reflektor (Liège). As-tu d’autres concerts dans la région par la suite ? Où peut-on se tenir au courant de tes actus ?

 

Sacha Toorop : Je reviendrai sans aucun doute jouer dans les parages, comme l’assassin revient toujours sur le lieu de son crime.

Merci.

 

Le clip de « Aussi Belle Est Douce », par Sacha Toorop : 

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