QUARK: MELANGE DE SOUFFLES ET DE PULSATIONS

Photographies © Virginie Godfrin
Chronique > Philippe Belligoi
Rédaction > Eugénie Baharloo

 

 

 

 

Quatremille a eu le plaisir d’assister au concert de Quark le samedi 25 février passé à l’AnVert, lieu emblématique du quartier d’Outremeuse ! On vous livre notre compte rendu sur ce groupe !

 

 

 

 

LA CHRONIQUE DE PHIL B :

 

 

 

 

 

Si vous êtes familiers de la scène jazz liégeoise actuelle, il y a fort à parier que vous ayez déjà croisé les noms de Alain Deval ou d’Adrien Lambinet dans l’une ou l’autre formation active en son sein. En effet, ils multiplient tous deux les projets dans lesquels ils apparaissent sporadiquement ou plus régulièrement (Skiv Trio, Collapse, Elephant Leaf, Klezmic Circus, …) et unissent également leurs talents dans celui qui nous intéresse plus spécialement pour cette chronique, à savoir Quark.
Késako Quark? Les physiciens vous parleront de particules élémentaires et de constituants observables mais en ce qui nous concerne, il s’agirait plutôt d’un mélange de souffles et de pulsations, Adrien et Alain officiant respectivement au trombone et à la batterie. L’alliage est enrichi de divers effets et sonorités électroniques déclenchées et manipulées en direct par les deux complices. Ces dernières étant principalement constituées de samples ou de sons analogiques titillant l’imaginaire des spectateurs, les emmenant sur une île ensoleillée, au cœur des clameurs de la foule ou ailleurs encore…

Mais revenons à L’An Vert où avait lieu le concert de ce soir. Pour ceux qui n’auraient jamais poussé la porte de cette petite salle de spectacles située en Outremeuse, c’est un endroit chaleureux et intimiste qui ne manque pas de caractère et d’âme comme le remarquent souvent les artistes de passage en ses murs. La présence de chaises et tables invite naturellement à s’asseoir et à écouter, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, sauf peut-être quand la musique donne plutôt envie de danser… Ce qui, selon moi, était plutôt le cas ce soir. En effet, si le côté jazz est prégnant chez le duo, il ne faudrait pas oublier l’aspect groove qui parle davantage au corps qu’à la tête et lorsque celui-ci ne peut s’exprimer librement, le plaisir s’en trouve un peu gâché.

Passé ce bémol, on a pu apprécier durant deux sets la richesse des compositions autour desquelles ils improvisent librement, se renvoyant la balle avec aisance et parfois non sans humour. On sent que la paire est complémentaire et, bien qu’elle soit ouverte aux collaborations ponctuelles, fonctionne très bien en autarcie. La panoplie de sons utilisée et décrite précédemment leur permet effectivement de faire naître un mini-orchestre au milieu de la scène quand ils se sentent limités par les peaux et les cuivres de leurs instruments ou simplement pour varier les plaisirs. Ils manient aussi les boucles efficacement dans des constructions hypnotiques et tournoyantes qui donnent bien envie de bouger. Bien sûr, leur musique n’est pas exclusivement destinée à ça et nombre de leurs morceaux peuvent très bien être écoutés confortablement assis.  L’un dans l’autre, cela forme un ensemble homogène, varié et relativement accessible qui pourrait éveiller votre curiosité.

 

Pour se remettre dans l’ambiance:

 

Quelques photos du concert !

     

     

 

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