GOLDEN BOY AUX CHIROUX DANS LE CADRE DU PING.PONG

Photographies © Marjorie Goffart
Chronique > Philippe Belligoi

 

 

 

 

Il y a peu Quatremille a assisté à la session du Ping.Pong organisée par le centre culturel des Chiroux ! Le principe est de créer une rencontre où les images de toute nature (photo, vidéo, film, graphisme, cinéma d’animation etc.) dialoguent avec un univers musical live. Nous avons eu la chance de voir le spectacle de Golden Boy et nous vous livrons notre chronique!

 

 

 

 

 

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE BELLIGOI

 

 

 

 

Dans le cadre des soirées Ping Pong sont organisées régulièrement aux Chiroux des rencontres entres musiciens et vidéastes. Il s’agit de part et d’autre de privilégier l’aspect live, l’interaction et la réciprocité, bref de se renvoyer la balle comme le suggère l’intitulé de ces événements.
Ici , une résidence avait eu lieu préalablement afin de permettre aux artistes de créer l’univers dans laquelle la performance « Golden Boy » allait se passer en exploitant au mieux l’infrastructure des Chiroux.

Le jour J, on ne verra ni Zinaïda Tchelidze la plasticienne vidéaste ni Alain Deval le batteur aux multiples projets (je vous invite d’ailleurs à lire la chronique du concert de Quark publiée précédemment en ces colonnes) sur les planches.
En effet il s’agit plus d’une performance/installation que d’un concert à proprement parler et lorsque les spectateurs seront invités à entrer dans la salle, ils ne verront qu’un téléviseur disposé au centre de la scène.

C’est via celui-ci que seront diffusées en direct les images du batteur jouant à la droite de celle-ci mais totalement caché par des rideaux noirs desquels s’échappent parfois une forte lumière blanche. Ces images sont focalisées autour du corps, zoomant sur certaines parties de celui-ci afin de leur donner un nouvel aspect un peu étrange en insistant sur les courbes ou les os en une sorte de morphologie imaginaire.
Les couleurs sont généreusement saturées dans des tons rouges, verts ou bleus assez psychédéliques et les effets stroboscopiques largement dispensés ,en tout cas en première partie, ce qui peut-être assez éprouvant surtout lorsqu’on ne s’y attend pas(on n’espère qu’aucune personne épileptique n’était présente dans l’assemblée).

Musicalement, la forme est assez libre et indéfinissable, naviguant entre musique concrète, électronique, expérimentale et d’autres éléments. Il est plus affaire d’un jeu à la manière de percussionnistes que de solos de batterie bien évidemment (et heureusement aussi), celui-ci étant enrichi par des machines et la présence d’un gong.
Et si la difficulté d’accès est assez indéniable, on aura malgré tout assisté à une performance assez singulière qui, en dépit de certaines longueurs, mérite d’attiser la curiosité des oreilles les plus pointues et des yeux les plus curieux.

 

La prochaine session Ping.Pong, « Le son du travail », aura lieu le 3 mai.

 

Quelques photos pour se remettre dans l’ambiance !

    

       

    

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