Photographies © Source page facebook de Penkyx

Penkyx a répondu aux questions de Quatremille ! Nous vous livrons notre interview !

Quatremille : Que signifie ce pseudonyme Penkyx ?

Penkyx : Cela date de l’époque où je jouais à Call of Duty. Mon pseudo était Penkala, du nom du personnage de la série Band of Brothers. C’est devenu Penky par la suite. Quand j’ai voulu commencer à partager ma musique sur internet, je me suis rendu compte que Penky était un rappeur allemand. J’ai donc ajouté un X et ça a donné quelque chose de proche de « pancakes ».

Quatremille : Beatboxer, live looper, DJ, rappeur… Qu’est-ce qui définit le mieux ton projet artistique et pourquoi ?

Penkyx : Tu as oublié pianiste aussi (rires). En réalité, je ne sais moi-même pas trop. Je suis un être humain plein de paradoxes et de conflits et il en va un peu de même pour mon rapport à la musique. Je me réveille souvent en me disant que je dois produire mes morceaux avec Ableton. D’autres fois, j’ai envie de beatboxer ou d’écrire…

Quatremille : Le beatbox est un art extrêmement complexe. Combien de temps t’a-t-il fallu pour commencer à le maîtriser ?

Penkyx : Ça fait 11 ans que je beatbox, bientôt 12, mais le fait de beatboxer tout seul dans ma chambre ne m’a pas énormément fait progresser. Ce qui m’a fait level-up, c’est de rencontrer des professionnels qui se produisent sur scène depuis des années. Assister à des battles de beatboxers qui ont participé aux championnats mondiaux, également. Ça te montre directement les différences au niveau du volume, de la propreté etc. Pour être franc, je suis lent en comparaison à plusieurs de mes amis car je ne fais pas que du beatbox : je loop, j’écris, je compose… Je me vois comme un musicien avant tout.

Quatremille : Quand tu joues tes boucles en live, est-ce que chaque son vient du beatbox ? Ou complètes-tu ta voix avec d’autres instruments ?

Penkyx : Pour le moment, je ne sample que ma voix en live mais à la maison, j’aime beaucoup m’amuser en bouclant des synthés d’Ableton. Ce sera peut-être pour la version Penkyx 2.0.

Quatremille : Que dire de la scène du beatboxing à Liège et/ou en Belgique ? Que dire de son évolution ?

Penkyx : No comment.

Quatremille : Tu es amené à juger des artistes lors de compétitions prestigieuses : qu’est-ce qui fait un « bon » beatboxer à ton sens ?

Penkyx : L’originalité avant tout. Avec internet, l’accès à la diversité des sons est beaucoup plus simple qu’il y’a dix ans. C’est donc beaucoup plus facile de copier à l’heure actuelle que d’innover.

Quatremille : Lors de performances, que privilégies-tu : technicité ou musicalité ?

Penkyx : L’utopie, c’est le parfait mélange des deux. Une foule n’est pas une autre. Dans un festival EDM, je peux me permettre de lâcher des grosses techniques à la loop pour créer des drops. Après, pour la plupart des gens, c’est la musicalité et les covers qui plaisent.

Quatremille : Quelle collaboration artistique te ferait rêver ?

Penkyx : C’est marrant, je n’y ai jamais pensé mais je pense à un délire du genre Travis Scott ou Kendrick Lamar.

Quatremille : Comment comptes-tu faire évoluer ton projet ? Où pouvons-nous suivre son évolution ?

Penkyx : J’ai balancé un EP sur Soundcloud l’année passée et je participe encore à pas mal de battles (Grand beatbox battles etc.). Pour le moment, néanmoins, j’ai décidé de produire un vrai album. Je n’ai pas encore envie de donner de date mais ça avance.

Quatremille : Quelles sont tes actualités à venir ?

Penkyx : Après ma grosse tournée d’été – énormément de dates en Hollande, en Belgique et j’ai eu la chance de partir en Chine pour juger le championnat national, d’enseigner à l’université de Cracovie dans le cadre du beatboxcamp, et tout cela sur à peine trois mois –, j’ai besoin de me ressourcer un peu pour créer de nouvelles choses. Petite pause pour le moment donc, mais je reste ouvert à toute proposition.

Quatremille : Merci !

On like, on partage et on jette un oeil à la page Facebook de Penkyx !