LES SONS & LES IMAGES D’ONIRI

Rédaction : Romain Dejardin // Photos © Bernard Jaegers

À la veille des fêtes de fin d’année, Quatremille vous invite à plonger dans l’univers d’ONIRI, dont l’artiste est maitresse de son expression physique à son expression sonore. Rencontre avec une jeune femme qui sait ce qu’elle veut et où elle va, guidée par son inspiration hors du commun.

ONIRI © Bernard Jaegers
ONIRI © Bernard Jaegers

Zineb Benchemsi alias ONIRI est auteure, compositrice, interprète et plasticienne. Autant dire que l’artiste est pleinement à la création de son monde, des sonorités aux visuels, dans lequel nos conceptions sont remises en question. « J’avais une vision globale de mon projet » nous confie ONIRI. Quant à son nom d’artiste, il fait référence à l’onirisme, aux rêves. Et le questionnement de nos représentations et la confrontation des mondes physique et mystique font sans aucun doute partie de la démarche de la chanteuse. « ONIRI, ça vient d’au-delà du rêve. Ma créativité musicale provient souvent d’une inspiration visuelle qui, elle, vient de mes peintures et de mes dessins. Quand je peins et compose, je suis dans un état de dissociation de moi-même qui est de l’ordre de la transe… je me mets dans des états de l’ordre du rêve. Les thématiques de ma peinture font souvent référence à des chutes dans des abîmes ou des trous. Il est question de quête, de conte et de voyage initiatique… » nous confie l’auteure.

Cette quête, on la retrouve dans le titre « Fantôme » magnifiquement illustré par le réalisateur Jean-Sébastien Léger. Une quête à l’objectif impalpable qui continue de faire exister nos êtres chers. « J’aime me dire qu’il y a peut-être un truc qui existe pour communiquer avec l’au-delà » nous indique ONIRI qui considère sa musique comme un moyen de communication avec celles et ceux dont le souvenir fera à jamais exister dans nos cœurs. 

Un acteur incontournable de cet univers singulier est le loup, figure emblématique des contes fantastiques. « Je me suis inspirée du film médiéval fantastique français intitulé Peau d’Âne porté par une colorimétrie et une musique particulières. C’est l’histoire d’une princesse qui doit quitter son royaume sous une peau d’animal, une peau d’âne en l’occurrence. Mais je voulais quelque chose de plus agressif, solitaire, téméraire, brumeux… je me suis donc dit que j’allais me créer une peau de loup et me cacher en-dessous. » À l’occasion de la release de son EP fêtée au Reflektor le 8 octobre dernier, ONIRI a créé une immense tête de loup en carton pâte afin que celui-ci assiste à la fête et que l’équipe soit au complet. Un show haut en couleurs introduit par le Liégeois Daddy Cookiz qui accompagne également ONIRI sur scène. 

Alors quoi de mieux que les sons et les images pour exprimer quelque chose d’impalpable ? « Les sons, les images… », c’est le titre du premier EP de la Liégeoise. Un projet électro-pop expérimental de la composition, entièrement produit par ONIRI, aux textes tantôt en français, tantôt en une langue inventée tout droit sortie de la tête de l’artiste. Laissez-vous emmener !

  • ONIRI © Bernard Jaegers
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