OKAPI AND THE ARCHITECTS : UNITÉ HÉTÉROGÈNE

Photographies © Ismael Eken
Interview > Eugénie Baharloo

 

 

 

 

Quatremille a rencontré Okapi & The Architects, groupe liégeois mélangeant le funk, le jazz, le R’n’B, la soul et le blues ! Nous les avons interviewés et nous vous livrons notre compte-rendu !

 

 

 

 

Quatremille : Quelle est votre punchline ? 

Okapi & The Architects : Kende Liboso, zonga sima, c’est comme un cri de guerre !

 

Quatremille : Pourquoi Okapi & The Architects ? Comment définiriez-vous votre projet ? (influences, activités, objectifs). 

Okapi & The Architects : Okapi fait référence au nom de scène du chanteur (Okapi). Il est très créatif, ultra prolifique, du coup, c’est parfois difficile d’articuler toutes ses idées, les changements qu’il veut absolument réaliser. Architects fait donc référence aux musiciens, plus carrés, qui tentent de faire quelque chose de cette créativité débordante. Sans la brider, mais en faisant quelque chose de bien foutu ! Il y a énormément d’influences dans OATA : soul, RnB, bossa nova, jazz, soukous… La culture africaine amenée par le chanteur et le bassiste (Oli) a tout à fait sa place dans ce qu’on joue et dans l’ambiance qu’on veut installer.

On n’a pas vraiment d’objectif pour le moment, si ce n’est de jouer un maximum pour faire connaître notre univers sur les scènes belges. On va également commencer à travailler sur un nouvel EP.

 

Quatremille : Vous avez tous des influences différentes et divers projets parallèles… Comment créez-vous la cohérence au sein de votre groupe ? Comment en faites-vous une force ? 

Okapi & The Architects : C’est exactement le point le plus important pour nous, créer une identité, une cohérence dans ce qu’on joue. On a tellement d’influences et de morceaux composés dans des styles différents que cette question de la cohérence est légitime. Par exemple, on a une quinzaine de compositions mais on en a supprimées et on a arrêté de travailler sur une dizaine d’autres car on se rendait compte que c’était trop un autre monde, même si on adorait ces compos.

Le but pour nous, c’est d’accueillir la singularité de chacun dans nos morceaux, sans la rogner. La spontanéité des impros en répète fait le reste !

 

Quatremille : Comment décririez-vous votre mode de création ? En quelles étapes ? Qui amène quoi ? 

Okapi & The Architects : C’est surtout le guitariste (Mohamed) et Okapi qui amènent du matériel sur base duquel on élabore nos sons. Le batteur peut également prendre la guitare, le bassiste la batterie, pour proposer des choses. Généralement, on improvise, on s’enregistre, on s’écoute, puis on voit ce que ça donne quand tout est bien réglé. On a le souci du détail, on écrit beaucoup de choses, notamment au niveau du groove basse/batterie : des petites phases rythmiques discrètes mais efficaces ! On tient à ce que nos sons soient vivants !

 

Quatremille : Qu’est-ce que Liège a apporté à votre parcours artistique (freins, tremplins) ? 

Okapi & The Architects : La plupart de nos concerts depuis 2014 se sont déroulés à Liège. C’est notre ville d’ado, de jeune adulte (sauf pour Olivier, le bassiste, qui vient de Verviers) donc on y a vécu beaucoup de choses et l’ambiance de notre ville alimente parfois nos compos.

On n’a pas gagné de concours, de tremplins etc. sur Liège. À ce sujet, c’est plutôt Namur qui nous a été bénéfique après notre victoire des Tremplins des Solidarités, en 2015. Nos rencontres qui ont suivi nous ont permis de tourner rapidement dans la région et de monter sur quelques belles scènes, notamment celle du Verdur, lors de l’ouverture du Festival des Solidarités 2016.

 

Quatremille : Vous avez déjà une certaine expérience de la scène, qu’est-ce que le live a apporté à votre musique ? Et le lien avec divers publics ? 

Okapi & The Architects : Avec l’expérience, on a commencé à construire un vrai « spectacle ». On ne monte pas sur scène juste pour jouer puis s’en aller en espérant que les gens nous acclament. On veut proposer quelque chose de bien plus travaillé. Ainsi, sur scène, il y a quelques rapides « chorégraphies » où tout le monde est synchro, il y a beaucoup d’interactions. Le chanteur parle en lingala au bassiste, c’est plein d’humour. Mais on reste sérieux en même temps, parce que ça doit être bien exécuté.

On est passé à un niveau supérieur au niveau du jeu de scène, parce qu’on a bien compris que le public était plus réceptif lorsqu’il voit de la vie. On essaie donc d’emmener les gens avec nous autant sur un solo de batterie que sur une phase soukous en lingala.

 

Quatremille : Votre groupe en un paradoxe (deux mots) ? 

Okapi & The Architects : Unité-hétérogène. Avec tous nos styles différents, on forme un tout qui a une vraie identité.

 

Quatremille : Quelles sont vos prochaines actus ? 

Okapi & The Architects : On a prévu de sortir un nouvel EP en 2017. On veut qu’il fasse plus de bruit que le premier qui est sorti en 2016. Du coup, pas beaucoup de dates au programme, mais du studio, pour rafraîchir les oreilles de ceux qui nous suivent.

 

Le clip dirigé par Adrien Cronet pour se replonger dans l’ambiance !

 

et quelques photos !

    

    

    

 

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Pour écouter Okapi & The Architects cliquez ici !

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