LEOMIND: CRÉER UNE AMBIANCE PLUTOT QU’UN GENRE

Photographies © David Tilkin
Interview > Céleste Kabanyana
Rédaction > Eugénie Baharloo

 

 

 

 

Quatremille a rencontré Leomind, nom de scène de Nicolas Tilkin. Musicien et producteur liégeois, il nous parle de sa musique et de ses projets !

 

 

 

 

Quatremille : Quelle est ta punchline (credo/maxime) ?

Leomind : Créer une ambiance plutôt qu’un genre.

 

Quatremille : Quelle est la signification de Leomind, ton nom de scène ?

Leomind : À la base, j’étais tombé sur « Leodium », qui est l’ancien nom de la ville de Liège, là d’où je viens. Je trouvais que ça sonnait bien, je voulais l’utiliser, mais je me suis rendu compte qu’il était déjà pris. Je suis donc parti sur « Leomind », qui avait presque la même sonorité, tout en rajoutant un côté anglophone. En dehors de l’origine du nom, j’ai plus cherché à utiliser un nom simple, facile à retenir, tout simplement.

 

Quatremille : Comment définirais-tu tes projets musicaux/artistiques  (influences/activités/objectifs) ?

Leomind : J’ai l’impression que la musique électronique a toujours cette vieille réputation de quelque chose d’assez froid, qui n’a pas d’âme. Mon projet avec Leomind est d’essayer de créer de la musique par ordinateur qui a de la chaleur et de l’humanité.

J’ai toujours écouté de la musique très variée. Un jour je peux écouter un album de metal, l’autre jour du jazz et après du dubstep. Tout ça influence probablement mes sonorités. C’est pourquoi il m’est difficile de mettre une étiquette sur mes productions. Avec les ordinateurs, je trouve ça trop facile de faire de la musique lisse et sans défauts. Je ne dis pas que ce n’est pas bien quand c’est « trop parfait », mais ce n’est pas ce que je veux faire. Car j’ai toujours écouté des albums légendaires comme « Nevermind » de Nirvana, ou « The Colour and the Shape » des Foo Fighters. Ces albums sont crus et « crasseux », mais également vivants et remplis d’humanité. J’essaie de transmettre cette sensation à mes productions électroniques. Le groupe Odesza est pour moi un bel exemple de musique électronique qui a su allier mélodies, rythme et authenticité. C’est d’ailleurs une de mes principales influences en termes de sonorités.

Sur scène, je suis en train de développer un live qui puisse intégrer ma guitare électrique et mon drum pad. Cette configuration est censée amener une vraie énergie et une certaine sincérité qui manque, je trouve, à la scène électronique.

 

Quatremille : Musique électronique, techno, house… Où situerais-tu ton style musical ? Est-ce que ces classifications ont du sens, selon toi ?

Leomind : Il y a des influences de trap, future bass, house… Je crois qu’une personne qui fait de la musique est inconsciemment influencée par tous les sons qu’elle a entendus depuis le début de sa vie. En dehors de mes goûts personnels, même si ça paraît étrange, je suis persuadé d’être influencé inconsciemment par « Abba » que mes parents écoutaient, par le rap que mon frère écoute, et par la musique méditerranéenne de mes grands-parents. Tous ces mélanges donnent selon moi les productions qui sortent aujourd’hui de mon ordinateur, et les inspirations sont en évolution constante c’est pourquoi j’ai du mal à situer mon style musical. Je pense que peu importe le genre de musique, parfois les intentions sont les mêmes et je préfère créer une ambiance plutôt qu’un genre musical.

 

Quatremille : Qu’est-ce que Liège a amené dans ton parcours artistique (tremplins/freins) ?

Leomind : Liège est vraiment une ville pleine d’énergie créative et qui permet le développement des artistes. J’ai justement participé à un concours l’année passée qui m’a permis d’intégrer la sélection de « Ça Balance Electro », un dispositif mis en place par la Fédération Wallonie Bruxelles. Cela m’a permis de rencontrer divers professionnels de la musique dans la région, de faire ma première interview radio, de développer Leomind sous toutes ses formes. L’année passée, j’ai également participé à un concours qui m’a permis de jouer au Reflektor. J’ai eu la chance de me produire lors des fêtes de Wallonie sur la place Saint-Étienne et au Cadran, qui est un des meilleurs clubs de Belgique.

La ville n’a été que propice au développement de mon projet et je trouve ça super.

 

Quatremille : Liège en un titre de musique ?

Leomind: Je dirais « Say My Name » de Odesza. À Liège, les gens sont chaleureux et ouverts, toujours prêts à faire la fête de manière insouciante. Cette chanson me fait transparaître cela. En plus, c’est un de mes groupes préférés.

 

Quatremille : Ton nouvel EP est sorti le 20 février dernier. Quelles sont ses forces et quelles ont été ses retombées ?  

Leomind : Pour cet EP, j’ai voulu amener une énergie plus franche et dynamique. J’aime jouer avec les percussions et je pense que ça se ressent. Le morceau « Senzu » est mon préféré, il y a une certaine atmosphère nostalgique qui me plaît.

Pour la sortie de l’EP, j’ai fait une vidéo (je vous invite à aller la regarder sur ma page Facebook) qui illustrait certains morceaux en version live. La vidéo a eu de bons retours, ça me conforte dans l’idée de développer un live dans ce sens-là.

 

Quatremille : Quelles sont tes actualités à venir ?

Leomind : Je suis toujours en studio en train de créer des morceaux qui vont alimenter mon prochain live, je prévois de sortir un nouvel EP pour cet été. Dès que le live est prêt, je me produirai sur scène pour présenter ça, en commençant par les Tremplins des Solidarités le 23 avril au Reflektor. J’ai hâte!

En attendant, tout le monde peut retrouver mes morceaux et mon actualité sur Facebook, Soundcloud et Youtube.

 

 

    

 

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