« LE MONDE DES POSSIBLES » LANCE SIRIUS, LIEGE CODING SCHOOL

Article : Laurenne Makubikua / Photographies : Marjorie Goffart

 

Ils sont quarante à s’y être inscrits. Chacun pour des raisons et motivations différentes, mais, tous visent le même objectif. Ils ont deux mois pour acquérir un maximum de compétences numériques et informatiques, et, pourquoi pas, dans la suite, en développer davantage. Ils ont pourtant, tous, des profils différents. Certains sont diplômés dans le domaine dans leur pays d’origine, d’autres ont des compétences basiques en informatique. Si José a décidé de s’inscrire au projet Sirius pour développer son projet musical, Zena, elle, compte mettre à profit cette formation pour trouver du travail dans la suite.

Sirius, c’est une école de codage qui offre une formation de deux mois en développement web ainsi qu’une initiation au graphisme aux personnes primo-arrivantes. Le but est simple : leur permettre d’acquérir des connaissances en programmation et en codage informatique tout en suivant des cours de langue française orientés vers les métiers du codage.

Sirius, c’est aussi le dernier projet que l’ASBL « Le monde des possibles » avait à coeur de mettre sur pied. Selon Vincent Martorana, chargé de communication de l’association et, plus précisément, du projet Sirius, Liege coding school, « L’inclusion sociale et l’univers du numérique sont les axes fondateurs de l’ASBL Le Monde des Possibles ».  Et c’est dans cet esprit que naît le projet Sirius, école de codage informatique, le projet développé actuellement.

Cette formation se veut autant théorique que pratique. Le projet devrait aboutir à la création de plusieurs plateformes numériques, développées ici même, par et pour les étudiants, comme le détaille Vincent Martorana. Plus encore, un site web contenant de l’actualité et des informations institutionnelles à destination de la population migrante en Belgique serait à développer. Le tout, proposé dans les différentes langues du public cible.

Un projet ambitieux, donc, qui mêle cours de codage, de graphisme web tout en renforçant l’apprentissage du français dans une dynamique de groupe et dans un univers lié au métier. Étudiants et organisateurs s’accordent pour dire que ce projet de deux mois ne sera pas suffisant pour faire de ces apprentis développeurs web, des développeurs aguerris. C’est pour cela qu’à terme, l’ASBL ambitionne de faire de ce projet pilote une coopérative sociale numérique autogérée. Une idée qui irait dans le sens de la demande des étudiants.

« J’apprends beaucoup, mais au bout de deux mois, je ne serais pas un vrai programmeur. Avec la formation d’après six mois, je pourrais en faire quelque chose de plus grand. Si mes horaires et mes projets liés à ma musique coïncident, je viendrais car je suis envoûté par le projet » confie José à ce sujet.

Pour Zena, c’est le même sentiment : « J’ai besoin de cette formation pour trouver du travail après. J’apprends le français, mais aussi tout ce qui est lié à l’informatique, comme, le vocabulaire, par exemple. L’informatique, c’est le futur. J’ai fait des formations de bureautique en Syrie, mais une formation aussi poussée en informatique, c’est la première fois, et c’est très bien. J’aimerais continuer, car deux mois, ce n’est pas assez. »

De leur côté, les formateurs semblent avoir trouvé un projet qui leur permet de mettre à contribution une variété de compétences. C’est du moins le ressenti de Jonathan, formateur développeur dans le cadre du projet Sirius et informaticien de formation : « Ce qui m’intéresse le plus, c’est sûrement la variété de choses à faire. On est à la fois développeur ; on développe des petits projets en interne pour le projet Sirius. On est aussi technicien, dans le sens où, on répond à toutes les questions de l’ASBL (équipe, étudiants) au niveau informatique. Il y a l’idée de toucher aussi à l’événementiel qui doit se développer et qui me plaît. Et bien entendu tout l’aspect formation ». Face à un tel enthousiasme, on ne peut que souhaiter prospérité et longévité au projet.

 

Sirius – Liège coding school for refugees

Quand migration, entreprenariat et NTIC se cristallisent autour d'un projet unique, ça donne Sirius – Liège coding school, une coopérative sociale numérique gérée par et pour les jeunes réfugiés.

Publié par Sirius – Liège coding school sur dimanche 22 octobre 2017

 

QUELQUES IMAGES © MARJORIE GOFFART

 

 

 

 

 

 

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