MICK HARVEY CHANTE GAINSBOURG ET NON GAINSBARRE

Chronique : Cécile Botton / Photos : Karim Roland

Ce lundi 3 décembre, le Reflektor accueillait l’Australien Mick Harvey. Celui-ci présentait Intoxicated Women, son dernier album dédié à Serge Gainsbourg. En effet, il y a un peu plus de 20 ans, ce musicien multi-instrumentiste décide d’adapter des chansons de Gainsbourg en anglais. Quatremille vous livre les impressions d’une soirée un rien nostalgique.

© Karim Roland

Quatre albums de reprises à son actif, une manière de perpétuer l’œuvre d’un grand homme au-delà de la francophonie ! En effet, Gainsbourg a bel et bien marqué l’histoire de la chanson française au 20ème siècle.

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Ce soir-là, l’artiste a attiré un public de niche. Jeunes et moins jeunes ont rempli la salle du Reflektor au huit dixièmes. Et pourtant, sur scène pas moins de huit personnes accompagnent Mick Harvey : Xanthe Waiten à la guitare électrique et au chant, James Johnston aux claviers, Toby Dammit à la batterie et Yoyo Röhm à la basse. Enfin, un quatuor de violonistes bruxellois complète la formation.

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Bien vite, une harmonie musicale enveloppe la voix chaude et pleine de Mick Harvey qui nous emmène dans le monde de Gainsbourg. Tantôt à la guitare acoustique, tantôt à l’électrique ou encore sur son bongo, Mick assure. Ses arrangements glissent, on en oublierait presque que les chansons ont été écrites en français. La ligne de basse de Röhm est excellente et donne le ton. Quant à la voix de Xanthe, elle a du mal à ressortir. À sa décharge, il faut dire qu’il est difficile d’égaler les voix atypiques de Jane Birking et de Brigitte Bardot.

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Sans fioriture et en toute simplicité, le répertoire de Serge se déroule… C’est propre, c’est net, mais on est bien loin du personnage mythique de Gainsbarre. Ça manque un peu de relief. Il n’empêche que j’ai passé une bonne soirée au rythme des nombreux tubes de l’artiste. Un bon moment, un rayon de soleil face à une météo bien grise !

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