MÉLANIE ISAAC, UN P’TIT CLIN D’ŒIL À JO LEMAIRE

Interview : Cécile Botton / Photos : EKScreation, Christophe Dehousse & Raphaël Lugassy 

Dans le cadre de la Nuit Art-I, Quatremille est parti à la rencontre de Mélanie Isaac. Nous partageons les confidences de cette jeune chanteuse qui vient tout juste d’intégrer le programme Ça Balance.

C’est en toute simplicité que je rencontre Mélanie Isaac dans une des loges du Centre Culturel de Chênée. Là, elle en profite pour me conter son parcours. « Je chante depuis toujours et j’ai toujours dit que je voulais chanter », explique-t-elle, « je ne savais pas pourquoi, car quand tu es tout petit et que tu as ce genre d’idée, tu te demandes un peu d’où ça vient. » Très vite, elle veut apprendre la musique. Elle débute la guitare à 10 ans et se met au piano deux ans plus tard. A l’adolescence, elle ajoute des cours de théâtre et intègre une chorale.

© Christophe Dehousse

Originaire de Neufchâteau, elle part à Bruxelles afin de poursuivre ses études. Bien vite rattrapée par sa passion, elle a envie de monter des projets musicaux et s’établit  dans la capitale. « J’y ai rencontré des gens », enchaine la chanteuse, «  et les choses se sont développées tout en douceur. »

© Raphaël Lugassy

En 2012, elle remporte quelques prix à la Biennale de la Chanson française. Cela lui permet d’investir un peu dans son projet et de se produire sur scène. Depuis, elle vogue entre les moments emplis de concerts et les moments sans. Son premier EP L’Inachevée est sorti au mois de septembre. « En tout cas, dans ma musique, il y a un souhait de mélanger les influences », poursuit Mélanie, « et puis il y a des choses des années 80 qui me touchent beaucoup parce que ça me ramène à l’enfance. » De fait, il y a quelques années, elle se replonge dans la musique écoutée par ses parents. Quant aux sonorités, c’est un peu un hasard provoqué par son arrangeur. « Ce retour aux années eighties, c’est ce qui m’a séduite alors que ça n’avait pas été une demande au départ. » D’ailleurs, en la voyant sur scène, impossible de ne pas penser à Jo Lemaire. Un déhanché harmonieux et une très belle éloquence nous donne accès à de superbes textes emplis de sens ! « C’est clair, j’écris de façon très traditionnelle, je structure en couplets et refrains, mes mélodies sont simples et mes textes facilement mémorisables. » C’est en tout conscience que Mélanie fait cet effort-là. Elle veut aller à la simplicité et être dans un format clair et déjà vu même si elle essaie d’amener l’originalité ailleurs que ce soit avec certaines envolées de voix, les claviers ou encore la recherche de sons.

© Christophe Dehousse

En quête d’authenticité, elle choisit de chanter en français. Pourtant, elle adore la musique anglo-saxonne. Cependant, lorsqu’elle parle anglais, elle se regarde un peu de l’extérieur et a l’impression d’être quelqu’un d’autre ! « J’ai envie d’aller chercher ce que je suis », explique Mélanie, « et puis je n’écrirai jamais aussi bien que dans ma langue maternelle. »

© Raphaël Lugassy

Il y a quelque temps, son manager, Art-I, lui propose de déposer sa candidature pour Ça Balance. Tout juste intégrée au dispositif, elle se réjouit des opportunités qu’elle risque de rencontrer ces prochains mois. « J’espère donner plus de concerts, que le projet grandisse, … c’est une organisation dynamique, ils vont sûrement penser à des choses que je n’avais pas envisagées. » poursuit l’artiste. D’ailleurs,  ensemble, ils réfléchissent  déjà sur un nouveau projet. « Sans oublier les résidences, les partages avec d’autres musiciens, les énergie créatives, … je suis très curieuse de vivre tout ça ! » conclut la chanteuse.

© Christophe Dehousse

Dans un coin de sa tête, elle garde son réveil matin… toujours et toujours plus de chansons, …  des chansons de plus en plus belles ! Très humble, Mélanie prend tout ce qui vient avec le sourire. Que du bonheur !

 

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