MEL. #2 : ÉVIDENCE INAVOUÉE

Rédaction et Vidéo : Mel. // Photographie : Mel.

Ce matin, j’sais pas ce qui me prend
Quand j’te regarde si innocent,
Le sourire levé, le cœur en phase
Pour me rassurer, si bienveillant
Et moi je rage de pas pouvoir t’expliquer
Cette vie et son déroulement
Te dire que l’homme est un bien drôle d’oiseau
Et que la vie te fera sûrement pas de cadeau
7 ans pourtant, petit d’Homme que je voudrais te dire en vrai…

Que le vieux monde se meurt
Et que ça ne nécessite pas le dessin d’un géo-ingénieur
Ni d’une affiche novatrice d’un parti bégayeur aux p’tites heures
Te dire que cette marmite à pression dans mon monde, elle en est la cause directe
Et sans ovation
Une ardoise ancestrale, un patrimoine mondial, offert comme présent aux nourrissons
Petit d’Homme, tu sais le monde tarde d’apparaître, caché au loin derrière des tas d’buissons
Ardent et sclérosé, j’voudrais pouvoir te parler de la vie avec raison
Sans pour autant t’berner, non sans façon

Sans crier gare, suit l’avalanche de sputations politiquement incorrectes en position
Palplanche cérébrale, enracinée, puis naissance d’un con
Dans le clair obscur surgissent les monstres, petit d’Homme et dépourvu de compassion
Des mains serrées
Frottement de phalanges algorithmes
La quadrature du cercle illusionnée
Au 21ème siècle te voilà donc endetté…

Et tu sais,
Ils nous parlent de révolution
Comme on parle de la météo
On se surprend et on rêve d’évolution
Utopistes en trêve de révolte d’institutions
Révolvers contre paume,
Le tic-tac baume nos esprits en lévitation
La goupille contre le pavé
Pour seule donation
C’est l’ordre expié de la création
Pourtant tous interconnectés d’intuition
Ces hologrammes cosmiques interfèrent les connexions
Des œillères implantées, numérotées
Pour éviter l’évolution
On en oublie cette singularité initiale qui est
L’intrication
Des schèmes cosmiques tronqués
Laissés pour contre
Avec leurs putains d’chaînes sporadiques
Addict de pouvoir,
Pourtant tous conscients des grains de poussières qu’on est sur Terre
Implié, ce phénomène s’perd où l’homme a peur de sa propre immortalité Vérité d’un pâle reflet d’une grande réalité
Où les justes sont pris pour des aliènes
Et l’homme décidera donc de la forme
Que prendra la fin de nos épopées

L’homme ici est le dirigeant
L’homme comme représentant, petit d’
L’homme en vortex inconscient
Alors, s’il te plait, à toi petit d’Homme
Éveil leur subconscient
Pour nous permettre de voir enfin les firmaments.

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