LA MAGIE DE JULIAN : TOUT UN ART !

Questions : Rachel T. Nardellotto / Réponses : J. Dionisio / Rédaction : Thomas Renauld / Photographies : Julian Dionisio

 

Quatremille a rencontré le magicien Julian Dionisio, et vous en dit un peu plus sur son univers de magicien!

Quatremille : Quelle est ta punchline / ton credo ?

Julian : Je dirais que mon credo se base sur la logique, le partage et l’honnêteté. Ce sont trois facultés qui me permettent d’avancer plus facilement en tant qu’individu et magicien.

Quatremille : Pourrais-tu définir un « point de départ » à ton parcours de magicien ? 

Julian : Durant mon enfance – quel enfant n’aime pas la magie ! Le fait de voir des magiciens à la télévision ou dans les rues m’a toujours émerveillé. J’ai ensuite acheté un livre de Gérard Majax à l’âge de 9 ans. Puis les circonstances de la vie m’ont fait voyager et enfouir cette passion, qui a ressurgi progressivement et j’ai repris la magie plus sérieusement depuis à peu près 2 ans.

Quatremille : Dans la pratique du métier de magicien, la technique occupe une place extrêmement importante. Comment et où as-tu acquis ton savoir-faire ?

Julian : Il y a deux ans, j’ai eu un déclic en regardant la dextérité et le talent de DaOrtiz. Cela a fait émerger de plus belle cette passion. J’ai appris et travaillé progressivement, tant la technique que la manipulation, durant des heures et des heures d’entraînement. Ceci dit, la technique est importante, mais la psychologie et le rapport humain avec le public le sont beaucoup plus. Et cela ne s’apprend pas dans les cours mais avec l’expérience, je pense. De plus, selon mon point de vue, dans un tour de magie, si la technique représente 30%, tout le reste n’est qu’illusion et présentation. Le but est de laisser un souvenir magique dans l’esprit du spectateur et non une simple manipulation de carte.

Quatremille : Actuellement, on peut remarquer une recrudescence de l’attrait pour le magique, l’inexplicable et le mystérieux. Comment expliquerais-tu cela ?

Julian : Ouf, question bien complexe. Je pense qu’il y a autant de réponse que d’individus. Certaines personnes sont attirées par la magie car ils retombent en enfance durant quelques instants. Les personnes rationnelles cherchent à résoudre « l’inexplicable ». Donc au final il est humain de vouloir combler un mystère, savoir où comprendre, ou bien encore se laisser porter par une illusion

Quatremille : Qu’en est-il de la place du Magicien au sein des Arts du Spectacle, à Liège et en Belgique ?

Julian : Je pense que ça prend de l’ampleur. Le festival international de magie qui a eu lieu le 25 juin a été bénéfique pour Liège et pour la magie. Puis nous avons également de bons magiciens dans notre région. Certains ont même été champions de Belgique. Cependant, je pense que la magie en Belgique est fort silencieuse et peu médiatisée contrairement à d’autre pays comme la France, Espagne ou les États-Unis.

Quatremille : Quel est ton tour fétiche et pourquoi ?

Julian : Tout ce qui touche les cartes pensées me fascine. Le fait qu’un spectateur utilise uniquement sa pensée pour choisir une carte et que le magicien puisse la retrouver est pour moi ce qui génère le plus d’impact au mental.

Quatremille : Avec quel autre magicien ou artiste rêverais-tu de collaborer ?

Julian : Sans aucun doute, comme je l’ai dit précédemment, avec celui qui a suscité plus qu’un autre cette passion : c’est Dani DaOrtiz. Ce magicien espagnol est pour moi le meilleur cartomane au monde, sans exception ! Sa connexion avec les gens, sa sympathie, sa technique, sa psychologie et le reste font de lui un magicien unique et exceptionnel !

Quatremille : À l’avenir, comment comptes-tu faire évoluer ton projet et où peut-on suivre tes différentes actus ?

Julian : Le seul secret pour faire évoluer mon projet : de l’entraînement, encore et toujours. En pratiquant davantage et en confrontant ma technique, chose qui n’a pas de fin je pense ! Vous pouvez suivre mes aventures sur ma page Facebook « Julian CartoMagie », là où je publie mes dernières vidéos.

Quatremille : Merci !

Julian : Un grand merci à vous !