LUKA CRUYSBERGHS, AU CENTRE DE L’UNIVERS HOOVERPHONIC

Chronique : Cécile Botton / Photos : Maëva Brifflot & Dominique Houcmant-Goldo

Ce vendredi 14 décembre, Hooverphonic s’est posé à Liège le temps de présenter son dernier opus Looking for Stars. Chez Alex Callier, nouvel album rime souvent avec nouvelle chanteuse. Alors Quatremille en profite pour vous présenter Luka Cruysberghs, le fil rouge de ce concert affichant sold out depuis plusieurs semaines ! 

Pas moins de 1600 personnes ont foulé le sol de la Caserne Fonck pour découvrir Looking for Stars. À 21 heures tapantes, le public impatient lance un appel ! Un petit chaperon noir apparait et entonne « Concrete Skin » au son des synthétiseurs.

©Maëva Brifflot

Dès la première note, la voix de Luka nous emmène dans un voyage sans fin ! Impossible de résister à ce petit bout de femme de 17 ans. Seule au centre de la scène, elle dégage une maturité et un charisme impressionnants. Certaines notes suspendues entrainent un silence religieux parmi le public.

© Maëva Brifflot

Lauréate de The Voice Flandre 2018, c’est tout naturellement que son coach Alex Callier lui propose différentes chansons afin d’enregistrer un single. Son choix se portant sur la seule chanson destinée à Hooverphonic, l’artiste lui propose alors d’intégrer la formation. Écrivain prolifique, le bassiste lui propose pas mal de morceaux. Luka sélectionne ceux destinés au CD qui est dès lors très éclectique.

©Dominique Houcmant/Goldo

Tout au long de la soirée, le groupe alterne nouveaux et anciens morceaux. Depuis plus de 20 ans, Hooverphonic, c’est avant tout une machine à tubes. En outre, peu de groupes belges peuvent se targuer d’en avoir autant à leur actif.  D’ailleurs, leur prochain single « Horrible person » risque bien de prendre le relais de « Uptight » dans les hits parades.

© Dominique Houcmant/Goldo

Mais ce soir, il n’y en a que pour la chanteuse. Soutenue par les cinq musiciens tout de noir vêtus, elle alternera ses tenues au gré de l’évolution d’Hoorverphonic, passant de la cape noire à la petite robe rouge pour les périodes calmes et romantiques. Il s’en suit une montée en puissance avec les guitares électriques où Luka démarre « Jackie Cane » dans une tenue noire et moulante. Cape argentée et micro en main pour « Uptight », le dernier single qui entrainera un doux dandinement de la foule.

© Dominique Houcmant/Goldo

Lors du rappel, le leader du groupe en profite pour rendre hommage au réalisateur Bernardo Bertolucci décédé il y a trois semaines. Vêtue de noir et de blanc, la chanteuse reprend « 2Wicky »,  le morceau du film Beauté volée qui a permis à leur carrière de décoller.

©Dominique Houcmant/Goldo

« Ce soir, au centre de la scène, de notre univers, c’est Luka... » conclut Alex Callier. En effet, près de deux heures durant, sa voix a transporté le groupe à travers les années… Pas une ride à l’horizon ! Un son excellent, des harmonisations parfaites, un show minimaliste m’ont portée tout au long de la soirée. Que soit sur « Sleepless » où l’harmonie piano/voix transpire d’émotions ou encore sur le célèbre « Badaboum » et les magnifiques euphonies dégagées par les voix du duo, je repars avec des étoiles plein les yeux !

©Dominique Houcmant/Goldo

 

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