L’INTIME FESTIVAL #4 – LITTERATURE & CO

{ Chronique de l’événement }
Photographies © Marie Valentine Gillard
Vidéo © Lou Colpé
Chronique > Kathe Dewaele

 

Il y a deux semaines – pardonnez-nous notre retard – Quatremille est allé faire un tour à la quatrième édition de l’Intime Festival, au Théâtre de Namur, et vous propose son compte rendu!

Bien que l’Intime n’ait pas lieu à Liège (notre région de prédilection), notre équipe a eu envie de mettre ce festival en avant parce que son concept lui paraissait unique et de grande qualité!

Pour plus de précision : « À l’initiative de ce festival, Benoît Poelvoorde lance une invitation à chacun : se retrouver pour découvrir une sélection littéraire personnelle et singulière, pour explorer des textes avec des écrivains et des acteurs, pour découvrir les intersections avec la photographie, l’illustration, la musique pour partager des émotions, se rencontrer. » (> www.theatredenamur.be)

 

LA CHRONIQUE DE KATHE DEWAELE :

 

« Quand je suis arrivée devant le Théâtre de Namur – un bâtiment imposant sur une place plutôt huppée – j’ai eu un petit moment de doute car toute cette envergure me semblait aller de paire avec un festival littéraire ultra-intellectuel, et des lectures élitistes déclamées par des pointures. J’avais la vilaine impression d’arriver comme une touriste qui n’aurait pas fait ses devoirs! Ensuite, mes amies en sont sorties et m’ont rejointe, un grand sourire aux lèvres et l’air de s’être marrées toute la matinée. Elles m’ont emmenée dans ce joli labyrinthe – qu’elles connaissent comme leur poche – et on s’est faufilées dans une salle pour écouter la lecture de Didier Bezace (acteur et metteur en scène français). Je me suis immédiatement laissée envelopper par la dimension « intime » du festival : la somptuosité de la salle contrastait avec une scène épurée dont le seul point d’accroche visuelle était le comédien, seul, assis à une table, interprétant son texte en sirotant un whisky. C’était magnifique! A la fois drôle et cynique, dramatique et léger. Je suis ressortie de cette expérience avec cette seule envie : lire l’entièreté de l’ouvrage qu’il avait sélectionné – « Une jolie fille comme ça », d’Alfred Hayes – et poursuivre ma visite de l’Intime. On a – tout de même – fait une pause pour déguster un verre de vin au soleil, sur le balcon du Théâtre. Ensuite, curieuses, on est vite redescendues dans la salle écouter les « Lettres érotiques » – et ce n’est pas peu dire – écrites à Nora, par un James Joyce fougueux et déchainé, incarné par Edouard Baer (acteur français). Contradiction délicieuse entre un homme distingué et des mots tout à fait obscènes. Le festival présentait également des lectures plus sérieuses ou plus théâtrales, du jazz, des entretiens surprenants, de la photographie, un documentaire et une projection de film (j’en oublie certainement).

 

Une belle proposition en termes d’originalité, de multiplicité et, particulièrement, de partage autour des Arts. En clair, si vous aimez la découverte ou la redécouverte culturelle : vous n’avez aucune excuse pour ne pas y courir l’an prochain. Personnellement, j’y retournerai et m’y perdrai à nouveau avec le plus grand des plaisirs. Promis, on en ressort tous benoits* (Si, j’ai osé la faire Mr Poelvoorde)! »

* « benoit » signifie « satisfait »

 

Aussi, quelques photos afin de traduire l’ambiance particulière de l’Intime :

 

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Plus de photographies sont disponibles sur le tumblr de l’Intime!

 

Et, la vidéo de l’épisode 4 de l’Intime, réalisée par Lou Colpé :

 

 

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A l’année prochaine!

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