LINK – ELECTRONIC INDOOR FESTIVAL

{ Chronique de l’événement }
Rédaction > Eugénie Baharloo
Photographies © Virginie Calderon

 

Quatremille est allé faire un tour au Link Festival – electro indoor festival – à la Fabrik (Herstal) et vous propose son compte rendu!

 

LA CHRONIQUE D’EUGENIE BAHARLOO :

 

« Quand j’ai annoncé que j’allais chroniquer le Link, tous mes potes se sont interrogés : « Toi, tu vas aller là-bas? Mais tu n’y connais rien! T’es pas sérieuse? Le dernier album électro que tu as écouté c’était Discovery… ». Vexée, je décide de ne pas écouter ces langues de vipères et je me rends, malgré tout, à ce fameux festival!

Cette virée prévue en duo girly, se métamorphose rapidement en un sacré convoi. J’ai d’abord pensé, innocemment, que mes amis s’étaient ajoutés à cette aventure périlleuse en se disant « Pauvre enfant, livrée à elle-même, dans un lieu encore inconnu et entourée de technophiles ». Naïve ! J’ai rapidement compris qu’ils étaient surtout emballés par les artistes présents : Jeff Mills, Marco Bailey, Bjarki, Nina Kravitz – qui n’est absolument pas la fille de Lenny… Je l’avoue j’étais un peu déçue -, Dany Rodriguez, etc.

Tous ces noms m’étaient encore inconnus mais à mesure que je m’approchais de l’entrée… L’excitation grimpait! Je vous passe les détails de nos petits problèmes au guichet et du personnel un peu à l’ouest, parce que, finalement, ce n’était pas tellement dérangeant : on n’était pas à l’OPL, personne ne s’attendait à un service cinq étoiles!

A peine arrivée, je suis étonnée de voir des gens assis, bière à la main, discutant tranquillement. J’en profite pour observer la population et je suis forcée de constater un public de tout âge et de tout style confondus! Jeunes à casquette de seize ans, meufs pinas jusqu’au bout des ongles, le gars balèze de chez Basic Fit, le hipster barbu, etc. Je vous l’accorde, c’est un peu cliché mais on n’est pas loin de la réalité. J’entends du néerlandais, du français, de l’anglais et de l’allemand. Les gens se mélangent et quand on ne se comprend pas, on parle avec des gestes ou on mixe les langues. Ensemble, même si l’on est différent… Pierre Rapsat aurait peut-être dû se lancer dans la techno.

Un peu honteuse de mes références musicales, je prends l’escalier et me dirige dans la salle de concert. Je suis rapidement enveloppée par une douce odeur de transpiration : les gens dansent à mort ! Ils ont l’air heureux d’être là. Je suis bousculée par ceux qui courent chercher leurs boissons avant de retourner se jeter dans la foule. Je fais comme les enfants qui apprennent à parler : j’imite. Je commande une bière et me lance dans la cohue.

L’atmosphère est complètement différente d’en bas. Ici, les gens communiquent peu et à mesure que je m’approche de la scène, cette réalité s’intensifie. Les yeux fermés, mes potes sont déjà trop absorbés par la musique pour faire attention au monde qui les entoure. Rapidement, sans trop me poser de question, je les rejoins dans ce jeu de l’oubli.

Résultat de la soirée ? Un bon moment, avec mes amis et sans mes amis. J’ai dansé, j’ai parlé, j’ai appris. Je ne sais pas si je vais rejoindre la grande communauté des « techno addicts » mais c’est certain : je retournerai avec plaisir au Link Festival. »

 

Et quelques photographies pour nous remettre dans cette ambiance particulière :

 

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