Rédaction : Ludovic Minon

Ces 25, 26 et 27 avril, un nouveau jalon sera posé sur la scène musicale liégeoise. Organisé par LEA asbl — Liège Electronic Archives — et le Kollectif Bunker en partenariat avec Les Chiroux, Liège Ville Electronique entend démontrer la place occupée par la musique électronique en Cité ardente. Une exposition passé-présent saupoudrée de concerts et conférences d’exception, le tout couronné par une after party au Kultura. Une initiative qui, à coup sûr, fera parler d’elle. À vos agendas !

Une expo pour les rassembler tous

Au centre du festival, une exposition prend place au Centre Culturel Les Chiroux. Objectif : rassembler tout ce qui touche de près ou de loin à la musique électronique en région liégeoise. Affiches, flyers, pochettes de vinyles, photographies, etc. Une ambition portée en particulier par LEA. Ce collectif de cinq personnes a rassemblé des archives sur toutes sortes de support. « Pour l’organisation de cette exposition, nous avons fait un appel au public » confie Jack, un membre de LEA. « Et le public s’est mobilisé pour nous apporter des éléments d’archive. » Si le collectif est déjà en train de monter un site internet où canaliser ses trouvailles, l’exposition est sa première occasion les dévoiler. Avec pour lointain horizon, un rêve : pouvoir créer un lieu physique permanent. « Á l’instar de la maison du jazz de Liège » précise Jack.

Au-delà de cet événement, les organisateurs ne cachent pas une volonté de donner à la musique électronique ses lettres de noblesse. Car elle occupe un spectre d’étude très large. « De ses prémices au début du siècle passé jusqu’à aujourd’hui » développe Jack. « Elle est utilisée dans la musique concrète par exemple, ou même avec un orchestre ! Bref, dans des productions de musique plus savante.

Pump up the jam

Donner une autre image de la musique électronique, c’est aussi un des objectifs du Kollectif Bunker. Leur leitmotiv ? « S’approprier un endroit, y mettre une décoration et créer une ambiance » explique Vincent, l’un des membres de KB. « Donner au public des artistes locaux, le tout dans un endroit déjà connu à Liège. Mais en le rendant différent. » Une définition que les amateurs de musique ont déjà pu découvrir via leur Music Sunday Electronic, rendez-vous dominical estival au Théâtre Le Moderne. Un événement décontracté à destination d’un public familial. « Parce que la musique électronique, ce n’est pas uniquement des soirées qui commencent à 1h du matin » sourit Vincent.

Mais la musique, ça s’écoute avant tout. Et question programmation musicale, Liège Ville Electronique n’est pas en reste. Chaque jour, une ouverture des portes sur fond de dj set maison est prévue, et divers concerts viendront ponctuer les conférences. « Il y aura même une jam session électronique ! » confie Jack. « Tout le monde pourra se connecter en midi, et créer une musique sur un même BPM. » « Le but de l’événement est aussi de faire venir des djs et des passionnés, de tous horizons. » développe Vincent. « Nous voulons créer un espace de rencontre. »

Né d’une envie de partages, le festival propose une image différente de la musique électronique, loin des clichés généralement associés. Une approche méthodique, mais pas que ! Fouiller l’histoire locale, avec l’envie de toucher le plus grand nombre. Mais si LEA et le Kollectif Bunker s’éloignent de l’imaginaire des raves parties illégales, le festival prévoit quand même de se finir… « Samedi soir, au Kultura, de 23h à 5h » clame Vincent. « Parce que la musique, ça s’écoute aussi la nuit ! »

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