LIEGE CITY BREAKERS : LA DESTINEE DES B-BOYS

{ Chronique de l’événement }
Photographies  © Maxime Lenglois
Rédaction > Carris Nsinga & Sophie Breyer

 

 

 

Il y a peu, Quatremille s’est rendu à la Caserne Fonck afin de découvrir la 7ème édition de l’événement international organisé par l’ASBL Liège City Breakers! Le LCB : Chose your destiny a ressemblé des breakers venus des quatre coins du monde, Quatremille vous livre son compte-rendu!

 

 

 

LA CHRONIQUE DE CARRIS NSINGA : 

 

 

« Le LCB « Choose your destiny» est une compétition de danse qui, après plus de 7 ans d’existence, ne cesse de grandir tant en notoriété que par la qualité du spectacle proposé. Cet événement permet aux danseurs belges d’affronter les meilleurs breakers internationaux. Et cette année, pas moins de 13 nations étaient représentées: Belgique, Japon, Allemagne, USA, Italie, Kazakhstan, Venezuela, Malaisie, Corée, etc.

Dans une salle de l’ancienne Caserne Fonck fréquentée par environ 1500 personnes, deux tapis sont disposés au sol. Ce samedi après midi, la sortie familiale se fera autour de ces deux arènes. Le Dj balance quelques break beat. Les Bboy enchainent à tour de rôle des passages. Au delà de la compétition, on peut assister à une réelle communion entre ces différents danseurs. Il est 13h00. Commence la Kid’Z Battle. Cette compétition est destinée aux danseurs de moins de 17 ans, elle est divisée en deux parties. La première regroupe environ 250 breakers en herbe et la seconde est dédiée aux danseurs plus expérimentés. Tous ont un seul objectif en tête : être sacré « meilleur danseur ». C’est finalement les frères jumeaux – Sawyer et Ross- de Liège City breakers Crew qui remportent la victoire face aux meilleurs danseurs européens.

18h00, on a à peine le temps de reprendre son souffle qu’on est replongé dans la compétition. Philco, le président de l’ASBL, et Smurbi, champion de bénélux de break, s’emparent des mic pour chauffer la foule. Comme si le public ne stressait déjà pas assez, ceux-ci font monter la pression d’un cran. Après la présentation des trois Dj’s internationaux qui se chargeront de la musique, ainsi que du jury composé de l’américain Iron monkey de Renegate Crew, du russe Bootuz de Predatorz crew et du français Tonio de Total feeling crew, les plus récalcitrants dans le public comprennent enfin que quelque chose de spécial se prépare.

Les meilleurs breakers européens s’affrontent sur une piste sous les applaudissements et les cris du public. Les mouvements s’enchainent, les crews sont éliminés un par un. C’est une lutte sans merci. Il est 20h30. Smurbi, toujours armé de son micro, lance pour la dernière fois « Choose your destiny ! ». Le combat va être rude! Les légendaires breaker Russes, Cheerito et Alkolil, affrontent les Hollandais, Menno – champion du monde 2014 – et Shane. Les deux crews ne se font pas de cadeau! On se nargue, on se provoque, on prend des risques. Au final, cette lutte acharnée est remportée par le crew Russe. On vous donne d’ores et déjà rendez-vous pour la 8ème édition du concours! »

 

 

LA CHRONIQUE DE SOPHIE BREYER :

 

 

« Place aux Bboys et Bgirls en ce samedi de Décembre! Je pénètre dans la Caserne Fonck parmi le flux de danseurs au style street reconnaissable. Tous les corps s’agitent, s’étirent, s’échauffent avant l’étape des qualifications. Sans doute le moment crucial pour tous les artistes au rendez-vous. C’est le début d’une longue journée pour les organisateurs qui vont devoir s’époumoner tant pour motiver les participants venus des quatre coins du monde que pour rappeler les règles. Les Dj’s lancent le son: la compétition est ouverte! Une caméra est disposée en top shot pour faire profiter le public d’un angle de vue inédit sur la piste. Sur le floor n°1, les binômes défilent rapidement. La qualification est rude : ils n’ont qu’un seul passage par compétiteur. C’est court pour se démarquer.

J’essaye de comprendre les codes de cet art que je ne connais qu’à travers des souvenirs usés d’émissions télé et la série Netflix, The get down. Certains duos se synchronisent, d’autres envisagent leurs performances séparément. Les meilleurs ont une grâce naturelle, une fluidité qui s’emparent de leur corps pourtant sous tension. Voltige simple et naturelle qui donne l’impression que voler à un mètre du sol devient tout d’un coup possible. La dernière étape déterminante des qualifications pour savoir quels binôme intégrera le show du soir débute. Les rythmes groovy des Dj’s envahissent l’espace et les danseurs se lancent. Les Italiens et les Belges sortent du lot. On the beat ! Je me demande si chacun de leurs enchaînements se fait selon l’humeur du jour ou s’il s’agit d’enchaînements savamment préparés pour l’occasion. L’ambiance amicale et bon esprit donne à la Caserne Fonck l’allure d’une grande fête de famille fêtant thanksgiving à coup de classiques hip-hop et d’acrobaties virtuoses.

Le clou du spectacle arrive : les gradins sont combles, le jury se présente en quelques pas. Nous allons passer au niveau supérieur. Ce soir, les Bboys sont maîtres de leur destin! Ils doivent choisir leurs rivaux. Ils choisissent, s’affrontent, puis les juges ont cinq secondes pour donner leur préférence. Les danseurs coréens, russes, hollandais, italiens, congolais, américains et vénézuéliens ont fait le déplacement pour l’événement. Les crews belges, La meute et PriZon Break RockerZ, sont aussi de la partie! Cette fois, les breakers ont plusieurs rounds pour s’imposer. Les affrontements sont moins inégaux et carrément spectaculaires. Chacun assure le show à sa manière. Le duo congolais-vénézuélien est déchaîné! Ce mec vient littéralement de se déboiter le bras volontairement pour ensuite plonger vers le sol en arrière! Je m’étonne des possibilités du corps humain. J’ai une pensée comique en m’imaginant essayer ne serait-ce qu’un centième du quart des mouvements qu’ils exécutent. Ridicule. La meute liégeoise donne tout contre des coréens plus inventifs. Je ne comprends sans doute pas tous les tenants et les aboutissants du breakdance mais j’aime les risques pris par certains, les surprises offertes par d’autres.

Ici, les louanges reviennent à ceux qui marient le mieux leur rythme à celui qu’on leur impose derrière les platines. Chacun épouse le sol avec un panache particulier: leurs corps se plient et se déplient sur le tempo, une teinte de hargne sur leurs visages. Les échanges de regards enjoués des compétiteurs accompagnent chaque joute gestuelle technique, mi- théâtrale, mi-acrobatique. Après le passage de la seule Bgirl finaliste présente du LCB et la finale des jeunes, l’ultime battle prend place dans l’arène. Le Russe Cheerito fait une démonstration d’agilité fasse aux Hollandais : il prend le temps avant de démarrer ses phases, les introduit d’un sourire malicieux. Alkolil et lui s’amusent comme des enfants casse-cou. Un plaisir émane d’eux, un plaisir communicatif : celui du jeu, du show, de la danse. Victoire.  »

 

 

Quelques photos pour se replonger dans l’ambiance : 

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On check, on aime et on suit la page facebook du Liège City Breakers!
On se retrouve pour la 8ème édition! A l’année prochaine!

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