LES ARDENTES: LE POINT DE VUE DE JULIE HANIQUE

Photographies  © Oscar Medina Cervantes
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Quatremille a assisté au Festival des Ardentes 2017 ! Quatre jours de musique, images et nouveautés !

 

 

 

LA CHRONIQUE DE JULIE HANIQUE

 

 

 

Vendredi 10 juillet 2017. Vérification faite, il y a vraisemblablement 5 ans que je n’écoute plus les Ardentes que depuis chez moi. Topographie en cuvette aidant, j’entends aussi le Microfestival de mon jardin, mais je m’y rends très régulièrement. Question d’échelle et d’affinités avec la programmation. Mais, justement, j’ai envie d’élargir mes horizons musicaux. C’est notamment pour ça que je me suis décidée à rejoindre la team rédactionnelle de Quatremille, afin de me décrasser les oreilles et de me laisser surprendre.

J’arrive donc plutôt enthousiaste dans le Wallifornia Park, où je prends plaisir à découvrir la flopée d’interventions des collectifs La Cabane, la Doze, La Superette, Design With Genius… J’en profite pour récupérer un programme version papier et pointer les noms des artistes à ne pas manquer.

Le hip-hop étant omniprésent, c’est a priori l’occasion d’apprivoiser le flow traînant de la trap, incontournable depuis un moment. Démonstration par l’absurde, ça démarre avec Roméo Elvis X Le Motel — une amie me l’a chaleureusement recommandé —, un électron libre qui n’hésite pas à tout faire passer à la moulinette du second degré nonchalant. Mais ce n’est pas évident d’entrer dans un nouvel univers quand un large public complètement conquis entonne en choeur toutes les paroles, même si les derniers morceaux gagnent en punch et que je commence à avoir envie de danser. Néanmoins, ce n’est pas du côté du hip-hop que viendront les bonnes surprises ce vendredi. Damso et Sean Paul m’assomment et Desiigner peine à démarrer en interrompant son beat toutes les dix secondes à coups de « Hands up !».

Un peu dépitée, je me pose sur la fin du concert de Brns, vivifiant avec son énergie rock et ses voix claires, puis je retourne au Wallifornia Park. Hors concerts, un des moments les plus intenses est sans doute le test envoûtant de l’application Play Ground d’Herrmutt Lobby, qui permet de jouer de la musique du bout des doigts en manipulant de manière instinctive des formes sur un écran. Une pause bienvenue avant de plonger dans la sauvagerie des mini-sets qui se succèdent sans pause sur des scènes basiques de quelques mètres carrés placées face à face.

Je me prends la première bonne claque de la soirée avec le set métal de Steak Number Eight — du doom gothic me souffle-t-on dans l’oreillette —, puis avec l’électro apocalyptique de Hantrax. Retrouver la proximité change aussi complètement la donne.

Je quitte alors le Parc Astrid un peu désarçonnée, mais avec l’envie persistante de découvrir de nouvelles sonorités. Bref, je suis sur les starting-blocks pour le Supervue Festival !

 

QUELQUES PHOTOS DE OSCAR MEDINA CERVANTES

 

    

    

    

 

On like, on partage et on jette un oeil aux sites de Steak Number Eight, Hantrax et Herrmutt Lobby !

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