LEJOCONDE, DU DRIP ET DU RAP

Rédaction : Morgane Pérez Lucena / Romain Dejardin // Photos : Shino – Guillaume Crepin – Mongociroc

Actif depuis un an seulement, Lejoconde a déjà sorti quatre titres, chacun accompagné d’un clip musical. Avec son collectif Lovely, le rappeur compte bien amener du nouveau. Leur concept ? L’indispensable « Drip or Die » !

Lejoconde © Shino
Lejoconde © Shino

Un style venu d’ailleurs

Pull UpGoyardJimmy Choo, et dernièrement Louis V : c’est déjà le quatrième clip de Lejoconde depuis son entrée en studio en février 2020 ! « Pull up était un premier jet » explique le rappeur« Je n’écrivais pas du tout avant. »

Du garage anglais (Goyard) au grime américain (Jimmy Choo), les influences de Lejoconde sont multiples. « Ce sont un peu les tendances du moment, c’est un peu pour faire kiffer les gens » avoue le rappeur. « Après, c’est une culture qui m’intéressait déjà avant. »

Plus qu’un genre musical bien défini, le collectif Lovely s’articule autour d’un concept bien particulier : « Drip or Die » !

Lejoconde © Mongociroc
Lejoconde © Mongociroc
Drip or Die

Issu de l’argot américain, « Drip » signifie être très bien sapé. « Dans le collectif, la sape c’est dans notre sang. Nos darons sont comme ça, ils claquent des tunes dans des costumes Versace » explique Lejoconde. « On ne met pas de la haute couture juste pour dire qu’on met de la haute couture. Si tu regardes les fondements du hip-hop, le streetwear, ça fait partie de la culture. »

Lejoconde est un artiste passionné d’art avec un background dans plusieurs disciplines. Il est l’auteur de tous ses textes, mais il ne parle jamais au singulier. Lejoconde, c’est aussi son collectif. « Lovely, c’est un mouvement artistique, c’est aussi une famille, c’est le mob quoi, ce sont les personnes qui m’entourent et qui me soutiennent. »

Histoire d’amitié, mais pas seulement ! Le directeur artistique de ses clips, Hoctave, fait également partie du groupe. « Quand je dis “Lovely”, ce ne sont pas des gens qui sont juste là pour figurer, ce sont des choses qui se jouent dans l’ombre, mais ça éclora en temps voulu. »

LE MEC DE MONA LISA, C’EST LUI ! — Romain Dejardin

Si Léonard de Vinci était connu pour être lent dans la réalisation de ses œuvres, LeJoconde est quant à lui allé très vite ! Il n’a fallu qu’une année au rappeur pour aiguiser ses compétences et sortir ses premiers clips. Il faut dire que le gars est très inspiré et entretient un rapport particulier à l’art depuis le début de son adolescence. D’abord destiné à des études scientifiques par ses parents, il finit par les contredire en s’inscrivant dans une école d’art à Huy où il rencontre une prof d’histoire qui le marque profondément. « Ça m’a donné une autre ouverture sur la vie » confie le rappeur.

À l’image de Leonardo, LeJoconde incarne la renaissance de son art tout en fraîcheur, doté d’un style hors-normes et d’une vision exclusive. « Les rappeurs sont en constante recherche de beauté personnelle. Le drip, c’est la beauté. »

Heureusement à ce stade l’œuvre du MC est inachevée mais il ne compte pas nous laisser trop longtemps sur notre faim : un nouveau clip sortira très prochainement !
Liège

« Dans le rap game liégeois, on se connaît un peu tous. » raconte Lejoconde. « Il y a beaucoup de talent ici à Liège, il y en a beaucoup qui vont arriver aussi avec une vibe différente de ouf. » Avec son concept, Lovely espère se démarquer dans cette nouvelle vague de rappeurs que prédit notre artiste. Il n’aurait pu passer à côté de ce renouveau dans le rap. « Le rap c’était quelque chose de fatal, quelque chose d’incontournable. J’ai été bercé toute ma vie par ce style musical. »

Dans les descriptions de ses clips sur Youtube, Lejoconde annonce la couleur : « associant trap, mode et drip, Lejoconde et son collectif sauront vous faire apprécier le rap d’une autre manière. » Convaincu ? Le mieux reste encore de le découvrir par vous-même !