LE ROCK QUI DÉMÉNAGE L’OPÉRA

Rédaction & Photos : Joéllie Sprumont

Les 23 et 24 novembre dernier, l’Opéra Royal de Wallonie a accueilli un concept un peu différent de ses habituelles représentations. Rock the Opera, c’est le pari (réussi) de fédérer les fans de musique rock autour d’un orchestre philharmonique de talent, en l’occurrence celui de Prague. 

Rock the Opera, Liège 2019 © Joéllie Sprumont
Rock the Opera, Liège 2019 © Joéllie Sprumont

Rock the Opera, Liège 2019 © Joéllie Sprumont
Rock the Opera, Liège 2019 © Joéllie Sprumont

Mélangez un prestigieux orchestre philharmonique, une poignée de chanteur.es aussi glamours que talentueux.ses (petit clin d’oeil aux costumes pailletés des quatre voix féminines), des morceaux rock d’anthologie (citons Smoke On the Water de Deep Purple, Stairway to Heaven de Led Zeppelin, With or Without You de U2 ou encore Bohemian Rhapsody de Queen), une salle de concert historique, un public on fire, et vous obtenez Rock the Opera. Un concept original qui fait le pari de réunir deux mondes différents, mais semblables. On peut le dire sans retenue : frissons garantis !

Rock the Opera, ce n’est pas un opéra rock (une comédie musicale ou un album rock avec une histoire comme A Night at the Opera de The Queen, par exemple), non. Pour Jo Roels, manager pour la seconde année de Rock the Opera, l’objectif est « d’amener la musique rock dans des salles prestigieuses où normalement sont jouées des oeuvres d’opéra. C’est jouer de la bonne musique dans de magnifiques lieux. C’est d’ailleurs parfois difficile de jouer dans certains lieux car ils estiment que seule la musique classique a le droit d’entrer dans un opéra. Les chansons que le public aime, qu’elles soient rocks ou classiques, devraient pouvoir être jouées partout. »

L’orchestre dans le rôle principal

Vêtu de son blue jeans délavé, chaussures vernies noires et veste bleue électrique, le chef d’orchestre allemand Friedemann Riehle mène l’Orchestre Philharmonique de Prague d’une main de maître. Fan incontesté de musique rock, c’est à lui que l’on doit le concept, créé en 2005 à Prague. C’est en 2015 qu’il prendra le nom de Rock the Opera. L’orchestre est composé de 35 musiciens de talent, où l’on retrouve notamment un batteur (František Hönig) ayant joué aux côtés de Frank Zappa. Un orchestre avec une place prépondérante, où son rôle ne se limite pas à de la figuration à côté de quatre voix de talent. « Les morceaux ont été traduits spécifiquement pour être joués par un orchestre symphonique. Il ne s’agit pas ici d’accompagnement. »

De Berlin, à Istanbul, en passant par Vienne, Athènes ou encore Tel Aviv, le concept affiche à son compteur pas moins de 90 représentations en Europe et ailleurs. Et pour la seconde année consécutive, Rock the Opera s’est déplacé à l’Opéra Royal de Wallonie, à Liège. « Nous avons fait une date l’année dernière à Liège, mais aussi à Anvers et Genk en Belgique. Vu le succès rencontré, nous avons décidé d’en organiser deux à Liège cette année. Par ailleurs, pour ces deux dates, nous avons choisi de mettre davantage l’accent sur Queen (aux côtés de Led Zeppelin, U2, Deep Purple, AC/DC, Pink Floyd) pour fêter les 28 ans d’anniversaire de sa mort, le 24 novembre 1991. »

Une dizaine de shows sont déjà programmés pour 2020, avec plusieurs dates en Scandinavie, ce qui constitue une nouveauté. Peut-être reviendront-ils à Liège. Des « pourparlers » sont aussi en cours pour une tournée aux Etats-Unis et au Canada… « The sky is the limit » conclut Jo Roels.

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