LE DEB FEST’, UNE HISTOIRE QUI POURRAIT DURER

Rédaction : Gwenaelle Di Piazza // Photographies : voir légende des photos // Photo couverture : MS Photography – Arnomatic

Début novembre, un vent frais soufflait sur le centre culturel de Chênée. La première édition plutôt réussie d’un tout nouveau festival liégeois : le Deb Fest’ ! Une soirée haute en couleur rythmée par des cover band talentueux et pleins d’énergie. Retour sur un festival à l’avenir prometteur.

© Vero Broze – Sunk

La porte s’ouvre, l’encre du tampon commence à peine à sécher sur la peau. De l’entrée, une voix puissante et cristalline vient nous cueillir à froid, nous envelopper et, nous attirer vers la salle. Nous voilà plongés dans la première édition du Deb Fest’. Une soirée « covers »  placée sous le signe de la diversité. Entre attentes et réalité, il n’y a qu’un pas, un pas que Déborah Dubois a su franchir sans y perdre des plumes !

Un festival de « Cover »

Difficile tâche que d’être un cover ou un tribute band. Une bonne maîtrise technique ne suffit pas toujours… Mais avec la complicité du public et une bonne dose d’énergie, le tour est joué ! Ce n’est pas pour rien si ce genre de groupe prend de l’ampleur et les habitués des rendez-vous musicaux ne vous diront pas le contraitre. Dès lors,  quoi de plus normal que de voir naître un festival entièrement basé sur ce concept ? Avec une affiche aussi éclectique qu’alléchante, le Deb Fest’ nous promettait une belle soirée ! Un pari réussi ?

Des débuts difficiles

Les premiers groupes ont du mal à faire monter la sauce. Il est tôt, les festivaliers peu nombreux et l’odeur de frite ambiante semble attirer le public vers le foodtruck. Dans ces conditions, difficile de rivaliser. Ce qui ne rend pas justice à la très belle voix de Cindy, la chanteuse de Thaery. La justesse et la beauté des sons produits mariés au bel accompagnement des musiciens donne un coup de fouet aux oreilles et promet beaucoup pour la suite de la soirée ! Malheureusement, l’ambiance ne décolle pas… Bodyguards fait de son mieux mais la comparaison avec Whitney Houston est trop évidente. Le concert laisse un goût amer. L’explosivité n’est pas là, le plaisir ne se transmet pas malgré une réelle maîtrise. C’est avec le concert suivant que la soirée va débuter. Un plongeon dans un univers particulier où Tom Kidam partage sa passion avec âme et talent, plutôt réussi pour une première liégeoise !

L’explosion

L’arrivée de Colt est le tournant de la soirée ! De bonnes ondes, une musique entraînante et un joli grain de folie permettent à l’ambiance de s’envoler ! La température monte, le public est prêt. Pour les plus récalcitrants, Arnomatic – tribute band d’Arno qu’on ne présente plus – fait définitivement pencher la balance ! Entre les allées et venues du chanteur Anthony dans le public, la participation des festivaliers aux chansons et les différents solos proposés, l’ambiance ne peut plus redescendre. L’effervescence s’est emparée du public !

La confirmation

Le concert de Overtones devrait commencer mais des crépitements persistants dans un des deux micros saccage la prestation vocale du groupe. Heureusement, le problème est réglé en quelques minutes et le groupe envoie du lourd ! Les couples et les groupes d’amis dansent et chantent à tue-tête des tubes tels que « Happy », « Pour que tu m’aimes encore », « Ça (c’est vraiment toi)  », « J’irai où tu iras »… Le choix du set ne pouvait pas mieux se glisser dans cette soirée. L’ambiance est au top et tout le monde profite de l’instant. Le staff technique se laisse prendre au jeu, notamment sur le tube « Roxanne » et même l’organisatrice, très occupée, danse entre deux allers-retours en backstage ! Que demander de plus ? Peut-être plus de partage entre les chanteuses et le public ? Mais le duo vocal féminin fonctionne plutôt bien et que dire de la guitariste ! Un groupe avec de nombreux talents qu’un set plus long aurait pu bien mieux illustrer. La soirée se termine en apothéose avec le groupe Sunk. « Explosif » est le terme employé par Germain – le batteur de Arnomatic – pour décrire ce qu’il voit. « Le batteur est déchaîné du début à la fin, c’est un vrai plaisir ! ». Le groupe entretient une super relation avec le public. Mais le plus frappant est la ressemblance entre le chanteur de Sunk et Billie Joe Armstrong – chanteur de Green Day. On se croirait devant le groupe originel. Les mimiques, le style, la voix, tout y est !

© Hugues Pagacz Photographie – Overtones

À suivre

Une programmation bien maîtrisée par l’organisatrice qui connaît assez bien les forces et les faiblesses de ses poulains. Les festivaliers d’un jour ont dû sortir de cette soirée avec un grand sourire et l’impression d’avoir passé un chouette moment entre amis ou en famille. De très bons présages pour une deuxième édition…

© Vero Broze – Arnomatic

© Hugues Pagacz Photographie – Tom Kidam

© Hugues Pagacz Photographie – Bodyguards

© MS Photography – Thaery

© MS Photography – Sunk

© MS Photography – Overtones

© MS Photography – Colt

 

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