LAIKA: UNE PARENTHESE D’HUMANITE

{ Chronique de l’événement }
Photographies © Dominique Houcmant/Goldo
Chronique > Nader Mansour
Rédaction > Eugénie Baharloo

 

 

 

Quatremille est allé voir Laïka dans le cadre de la soirée d’ouverture du Festival de Liège. Voici notre compte rendu!

 

 

 

LA CHRONIQUE DE NADER MANSOUR :

 

 

 

Laïka nous emmène frôler la voûte céleste et pose des questions fondamentales : Dieu, la Création, le Religieux, le Scientifique. Soudainement, l’intrigue nous cloue au sol aux cotés des miséreux qui jonchent le bitume. Les images se succèdent en cadence, nous désorientent à un rythme effréné. Seuls l’accordéon et la voix-off font office de pauses. Les scènes s’enchainent, d’abord floues, elles se précisent jusqu’à être limpides : Ascanio Celestini nous propose un miroir, miroir qui nous est tendu à merveille par David Murgia, et, dans celui-ci, notre reflet, le reflet de notre monde : son humanité, sa cruauté, ses beautés et ses atrocités.

Du haut de mes 37 ans, c’est la première fois que je mettais les pieds dans un théâtre. Jusqu’ici, je n’avais d’yeux que pour les caves sombres et les sub bass qui vibrent. Je reprochais au théâtre d’être un entre-soi d’intellectuels nombrilistes, un petit monde dans une bulle, bien loin de ma vie de rappeur des quartiers périphériques de Liège. Mais si, comme moi, vous deviez aller au théâtre au moins une fois dans votre vie, courrez voir cette pièce car, au-delà de la dimension strictement artistique, Laïka est une parenthèse d’humanité.

A voir du 4 au 11 février au Théâtre National

 

 

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