KELVIN KONADU : PHOTOGRAPHIE ENTRE ART ET MODE

Photographies © Kelvin Konadu
Interview > Vincent Abieri

 

 

 

 

 

Quatremille a rencontré Kelvin Konadu, un talentueux photographe liégeois. Nous vous livrons l’interview de Vincent Abieri !

 

 

 

 

 

L’INTERVIEW

 

 

 

 

 

Quatremille : Quelle est ta punchline (credo / maxime) ?

Kelvin Konadu : Si tu ne peux pas croire en toi-même, qui le fera ?

 

Quatremille : Comment définirais-tu ton projet artistique (influences / activités / objectifs) ?

Kelvin Konadu : J’essaie le plus possible de ne pas être influencé. Même si c’est pratiquement impossible avec tout ce que je vois, je le reconnais. Mes influences proviennent de partout : la culture, le mode de vie, la réflexion, les peintures et sculptures antiques. En général, je fais de la photographie extérieure et studio ; je fais des projets avec des amis.

Quand je réalise des photos à l’extérieur avec mes amis, ça nous arrive souvent de partir assez loin de la ville pour réaliser quelques photos. On peut passer toute une journée pour réaliser deux ou trois bons clichés et c’est toujours fun quand on a terminé.

J’ai déjà quelques expositions, et j’aimerais en faire davantage. J’ai collaboré et/ou je collabore avec Canon, des stylistes, des magasins indépendants et autres.

Mes objectifs ? J‘en ai tellement là-haut, dont apporter une vision différente. J’aimerais que lorsqu’une personne regarde une de mes photos, ni sa culture, ni ses origines, ni d’autres facteurs ne puissent l’empêcher de s’arrêter et pendant quelques petites secondes se questionner, car à notre époque, que nous le voulions ou non, nous sommes inspirés inconsciemment par le fait d’être dans des moules, classés dans des cases.

Via la photographie, j’aime faire des connexions. Échanger avec n’importe qui venant de n’importe où m’aide à m’ouvrir l’esprit. Je me suis rendu compte que c’est quand j’ai décidé de rencontrer des gens et échanger avec eux que je me suis senti moi-même !

 

Quatremille: La couleur semble être une composante fondamentale de ton travail photographique. Comment la travailles-tu et dans quel but ?

Kelvin Konadu : Oui, elle l’est. J’aime les couleurs, mais ironiquement j’ai un style vestimentaire plutôt sobre, et dans ma garde-robe, vous ne verrez pratiquement que du noir.

Je travaille de plusieurs façons. Par exemple, le temps et les saisons – le lever du soleil est différent en été et en hiver–, le style de lumière (naturelle ou artificielle), l’ambiance créent mes couleurs. J’aime apporter du dynamisme dans mon travail.

 

Quatremille : La force du corps, presque tribale, est également extrêmement présente. Est-ce une volonté ? Pourquoi?

Kelvin Konadu : Oui et non, car j’aime travailler le portrait (visage et corps). Néanmoins, ce n’est pas tout ce que je fais. La réponse reste quand-même ambigüe. Il n’y a pas d’explication, c’est inconscient. À l’avenir, j’aimerais complexifier mon travail, faire en sorte de ne plus repérer directement le personnage et qu’il devienne une composante du décor.

 

Quatremille : Quel paradoxe résumerait au mieux ton style photographique ?

Kelvin Konadu : Mon style photographique est une combinaison entre l’art et la mode. L‘opinion publique dira que je fais souvent des portraits humains (visage et corps), mais je suis plus éclectique que ça. En effet, je peux faire des photos en noir et blanc, et j’aime ça! Je peux également faire des photos-reportage. Récemment, j’ai voyagé et j’aime prendre les paysages du pays. Le fait de revoir des photos des endroits que j’ai visités me donne cette sensation d’être à nouveau sur place.

 

Quatremille : En tant que photographe contemporain, travailles-tu d’autres supports que le print ? Comment souhaiterais-tu faire évoluer ton art ?

Kelvin Konadu : Malheureusement, mon activité ne se prête pas à un autre type de support pour le moment mais j’espère pouvoir utiliser une multitude d’autres plateformes et moyens à bon escientdans le but de diversifier mon travail et de multiplier mes expériences.

 

Quatremille : Qu’est-ce que Liège a apporté à ton parcours artistique (tremplins / freins) ?

Kelvin Konadu : Les avis, les encouragements que je reçois me poussent à continuer. Quand une personne croit plus en ton talent que toi, ça motive énormément. J’ai dû arrêter momentanément la photographie. Ce break m’a permis de faire des recherches pour essayer de trouver mon univers artistique. Je n’avais pas forcément de connaissances dans la photographie, j’avais de grosses lacunes. J’en apprends chaque jour, c’est un apprentissage perpétuel. Je me remets tout le temps en question. C’est une façon de ne jamais se reposer sur ses lauriers. Au début, je ne trouvais aucun modèle pour réaliser des projets.

La routine me freine parce qu’à Liège je me trouve dans une zone de confort, j’ai l’impression de stagner et de ne pas avancer comme je le voudrais. J‘ai envie de me mettre en danger, de voir du pays et tout simplement d’oser.

 

Quatremille : Quelles sont tes actualités à venir ?

Kelvin Konadu : J’ai plusieurs projets en cours, notamment des collaborations avec plusieurs artistes dans des domaines différents et nous travaillons pour que les retombées soient officielles.

Pour le reste, je vous laisserai constater par vous-même. À très bientôt.

 

 

Quelques photos de son travail :

 

    

 

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