JAYWASHERE: LA VUE EST PLUS BELLE EN HAUT

Photographies © Gael Lumbala, Lucia Hd
Interview > Céleste Kabanyana

 

 

 

 

Quatremille a rencontré JAYWASHERE ! Chanteur, producteur et compositeur liègeois. Il a répondu aux questions de Céleste Kabanyana et nous vous livrons son interview !

 

 

 

 

 

Quatremille : « Quelle est ta punchline ? »

JAYWASHERE : « J’ai une citation qui me parle beaucoup, elle dit ceci : « It’s easier to go down a hill than up, but the vision is much better at the top » (il est plus facile de descendre la colline que de la monter, mais la vue est beaucoup plus belle en haut). Après, je ne sais pas si on peut la considérer comme une punchline, mais c’est ma citation favorite. »

 

Quatremille : « Pourquoi ce pseudonyme Jaywashere? »

JAYWASHERE : « A la base, c’était seulement Jay, la prononciation anglaise de la première lettre de mon prénom (Jonathan). Ensuite, j’ai eu l’idée de « JAYWASHERE » en regardant une série dans laquelle il y avait deux personnes en couple qui, pendant leur jeunesse, avaient marqué leur nom ainsi que « we were here » sur un arbre. A la fin de leur vie, ils sont retournés à l’endroit où l’arbre se trouvait et la marque « we were here » était toujours présente. Ça m’a inspiré et je me suis dit que chaque être humain doit pouvoir laisser sa trace sur terre. Ce n’est pas une question d’être connu mondialement, mais plus de laisser un souvenir fort dans l’esprit des gens qui nous entourent. Puis en vérité pour un artiste, s’appeler Jay, c’est plutôt simpliste et trop commun je trouve… donc JAYWASHERE m’arrange (rire). »

 

Quatremille : « Tu te présentes comme chanteur, producteur et parolier. D’où es-tu parti et, aujourd’hui comment tes divers projets créatifs se répandent-ils ? »

JAYWASHERE : « J’ai composé mes premiers textes en français quand j’avais plus ou moins 10 ans, je pense. Au niveau du chant, j’ai toujours chanté. La production, c’est venu par après, je devais avoir 14 ans. Mais j’ai toujours gardé ça pour moi, je ne publiais rien. En plus à l’époque, les réseaux sociaux n’avaient pas la même influence qu’aujourd’hui. En 2007, je suis entré dans la chorale de mon église et c’est là que j’ai vraiment développé ma musique (chant, composition, production). Je composais pour ma chorale, j’y chantais et jouais du piano/synthé. Aujourd’hui, je me considère autant chanteur que producteur ou parolier. J’aime être en studio, créer des harmonies de voix, des mélodies et les exécuter. J’aime être derrière mon clavier et mon PC pour créer un instrumental. Et j’aime aussi me poser et écrire ce que je ressens ou des histoires simplement. Je n’ai pas de préférence entre les trois, ce qui m’intéresse et m’excite le plus c’est l’aspect créatif des trois. »

 

Quatremille : « Comment définirais-tu ton style musical ? Quelles sont tes plus grandes influences ? »

JAYWASHERE : « Je dirais que mon style musical est le Rnb avec des influences trap dans le sens où j’aime jouer avec les fameuses basses 808 et les hi-hat. Mon style musical est aussi influencé par la musique afro-carabéenne du genre dancehall/reggea/afrobeat où les percussions jouent un rôle important. Mais la base, c’est vraiment le Rnb. Simplement parce que c’est le style de musique avec lequel j’ai grandi et que j’écoute le plus aujourd’hui. Dans ma musique, je suis influencé par les artistes Rnb des années 90/00 comme Aaliyha, TLC, Usher ou Omarion, mais aussi par des artistes actuels comme Bryson Tiller et surtout Partynextdoor qui est pour moi au-dessus de la mêlée actuellement. »

 

Quatremille : « Pourquoi avoir choisi d’écrire et de chanter en anglais ? »

JAYWASHERE : « La culture nord-américaine m’a toujours fasciné. Depuis que je suis petit, j’ai toujours rêvé d’être parfait bilingue et de pouvoir vivre en Amérique (Canada ou USA). En secondaire, je m’efforçais de lire des articles en anglais, de regarder les films et les séries en anglais quitte à ne rien comprendre. J’ai aussi décidé de faire toutes mes études universitaires en anglais. Je trouve que c’est une très belle langue. Puis comme je l’ai déjà dit, j’ai toujours été plus influencé par la musique américaine que par la musique francophone. Il n’y a pas vraiment d’artistes francophones auxquels j’arrive à m’identifier ou qui m’inspirent (à part Stromae peut-être). Donc pour moi, c’était logique que je fasse de la musique en anglais. Ceci dit, je n’ai commencé à composer sérieusement en anglais qu’en 2016, avant j’écrivais en français. »

 

Quatremille : « Pour quelle(s) raison(s) utilises-tu l’autotune ? »

JAYWASHERE : « J’ai deux réponses à cette question. Officiellement, parce que l’autotune, c’est dans l’air du temps et je pense que tant qu’on en abuse pas, ce n’est pas trop lourd pour les oreilles. Officieusement, parce que ces derniers temps, j’ai un peu négligé les vocalises et le travail vocal (rire)… mais j’y remédie. Pour être tout à fait honnête, de base, je n’utilisais pas l’autotune parce que je n’aimais pas trop. Mais plus le temps passe, plus j’aime. Je trouve que ça rajoute quelque chose à l’atmosphère d’un son. »

 

Quatremille : « Que dire de la scène trap belge et de son évolution ? »

JAYWASHERE : « Je vais être honnête avec vous, je n’écoute pas beaucoup de trap belge donc je ne suis peut-être pas le mieux placé pour en parler. Ceci dit, il y a des noms qui ressortent comme Hamza ou Damso et Shay aussi. Ce sont les trois que j’ai pu écouter récemment. Je suis vraiment content de voir que de plus en plus d’artistes belges se font connaître dans la musique. Je pense que la Belgique a toujours eu beaucoup de talents mais malheureusement le monde du divertissement belge en général n’est pas très avancé si on le compare au monde français par exemple. Mais je suis persuadé que si des artistes comme ceux que j’ai mentionnés continuent à « percer », les choses vont changer et la Belgique aura enfin un cadre de divertissement digne des talents qu’elle a. »

Quatremille : « Comment imagines-tu ton avenir artistique ? »

JAYWASHERE : « J’aimerais vraiment collaborer avec des artistes, qu’ils soient Belge, Français, Américains, Canadiens, Africain,… Quand je parle de collaboration, c’est plus au niveau de la production et de l’écriture des paroles. Après collaborer, c’est bien, mais pour qu’une collaboration soit parfaite voire magique, il faut absolument que la connexion avec l’artiste soit bonne surtout pour un featuring, je trouve. Donc, je ne me vois pas collaborer avec n’importe qui. Ce serait vraiment une question de connexion. Je me vois aussi exporter ma musique dans le monde anglophone tout en gardant mes racines en Belgique. Et au de-là de la musique, j’aimerais aussi être acteur dans un biopic musical et/ou une série « dramatique » et créer ma propre ligne de vêtements. Mais bon pour le moment, je mets le focus sur la musique. »

 

Quatremille : « Quelles sont tes actualités à venir ? »

JAYWASHERE : « Pour le moment, je suis en pleine période d’examens. Donc, j’ai dû mettre ma musique en stand-by. Dès que je fini ma session, je me concentrerai sur « Bad Influence 2.0 » qui sera la suite du EP « Bad Influence » sorti en octobre 2016 et disponible sur ma page SoundCloud. Je sais déjà exactement comment je veux que le volume 2 soit, alors je suis très excité par l’idée de pouvoir exécuter toutes les idées que j’ai en tête. »

 

 

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Quelques photo de l’artiste!

 

    

    

    

 

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