LE FESTIVAL IMAGÉSANTÉ : L’UNION NATURELLE DE L’ART ET LA SANTE

Rédaction : Anthony Katone / Sarah Uenten // Photos : Imagésanté

Ce lundi 24 mars débutait la 14ème édition du festival Imagésanté programmé jusqu’au 27 mars. Bien que basé à la Cité Mirroir pour l’enregistrement de plusieurs émissions, le festival se déroulera exclusivement en ligne.

Soirée d'ouverture Imagésanté © Dominique Houcmant Goldo
Soirée d’ouverture Imagésanté © Dominique Houcmant Goldo
Une édition particulière

Annulé pour son édition 2020, le festival décide donc de se renouveler faute de mieux en formule digitale. 22 films documentaires accompagnés de débats, de diffusions d’opérations, de masterclass et d’émissions centrés autour de la santé sont programmés jusque ce samedi. Une programmation qui cette année s’axe sur 3 sujets principaux : la médecine et la technologie, la numérisation de notre société et son impact sur notre santé mentale ainsi que sur la sexualité et le genre. Une année particulière qui, au vu des circonstances sanitaires, prend tout son sens dans l’union de la culture et la santé qu’initie l’événement. En effet, si les revendications du secteur culturel réclament une réouverture sa survie via des mouvements tels que Still Standing et Solidarité Culture Liège, elles insistent également sur les bienfaits en termes de lien social et santé mentale qu’elle représente pour la population.

En attendant la réouverture

À l’heure où le gouvernement continue à maintenir différents secteurs « non-essentiel » sous cloche dans le but de garder la situation des hôpitaux viable, Christophe Hermans s’interroge sur la réalité du terrain au travers de son documentaire « En attendant la deuxième vague » projeté en ligne ce soir à 20h45. Un long métrage où le cinéaste suit le personnel du CHU de Liège lors de la première vague de l’épidémie en mars 2020. Interrogé sur sa démarche, le réalisateur explique qu’il souhaite apporter une autre réalité que celle proposée par les médias. « Ce qui m’intéresse, c’est de mettre des visages sur ces cas concrets, ces infirmiers, ces patients. Mais aussi de questionner comment les médias poussent les citoyens à la peur et comment cette peur est gérée. En filmant, je me suis rendu compte que le personnel médical n’est pas du tout là-dedans et qu’il en a un peu marre de voir leur réalité quelque peu tronquée. ».

Une volonté d’apaisement dans un climat qui entretien, via une argumentation politique et certains discours « pédagogue », une certaine confrontation entre les requêtes du milieu médical en difficulté et les revendications des différents secteurs en demande de soutien. « Le secteur culturel a mis en place des dispositifs d’une grande sécurité que ce soit dans les cinémas, les théâtres, les salles de concert. Ce n’était pas là qu’il y avait des clusters, ça n’a rien avoir avec la culture, ça n’a rien avoir avec l’Horeca ! Ce n’est pas le corps médical qui a voulu cette fermeture, c’est le fédéral qui pense de manière économique. » précise Christophe Hermans.

Coming out de Denis Parrot – Sarah Uenten

Le Festival Image & Santé proposent de nombreux films et documentaires. Mardi à 20h, les spectateurs découvrent Coming Out de Denis Parrot. Inspiré de son histoire personnelle, le film met en avant le coming out d’hommes et de femmes devant une caméra. Ces vidéos, trouvées sur les réseaux sociaux, ont permis à Denis Parrot de rentrer en contact avec ces jeunes afin de découvrir leur parcours. Comment annoncer à sa famille son homosexualité ou sa transidentité ? Quelle va être leur réaction ? La projection était suivie d’un débat en présence du réalisateur mais aussi de Clay Pier, éducateur spécialisé chargé de projets sociaux à la Maison-Arc-en-ciel de Liège et de projet TQI à Arc-en-Ciel Wallonie.

Si la version numérique d’Imagésanté ne saurait par essence combler l’absence de lien social, elle a le mérite de proposer à différents cinéastes de présenter et défendre leur œuvres avant une réouverture des salles qui s’annoncent compliqué pour de nombreuses petites productions.