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GREEN MOON, UN TRIO DOUBLÉ D’UN SEXTET EN DEVENIR

GREEN MOON, UN TRIO DOUBLÉ D’UN SEXTET EN DEVENIR…

Interview : Cécile Botton / Photos : Giuseppe Cordaro & Roger Vantilt

Lors de la Croch’Night, Quatremille est parti à la rencontre de Green Moon. Ce trio possède pas mal de cordes… Guitare, contrebasse, violon et mandoline nous emmènent au rythme d’une musique mélangeant folk, rock, funk, jazz et plus encore. Nous vous livrons les confidences de ces jeunes motivés et prometteurs. 

© Giuseppe Cordaro

C’est en 2010 que Téo Crommen (guitare/mandoline), Lorcan Fahy (violon/mandoline) et Lucas Deru (contrebasse) créent Green Moon. À propos de leur 1er album sorti en 2012, Muziekpublique écrivait : « Ils ont entre 15 et 20 ans, mais possèdent déjà  une maturité musicale remarquable. La musique n’a définitivement  ni âge, ni limites. »

© Giuseppe Cordaro

Trois au départ, c’est à six qu’ils joueront ce soir-là. En effet, il y a un peu plus d’un an, ces jeunes musiciens à la créativité bien ancrée reviennent avec un nouveau CD, Tyto Alba ou l’effraie des clochers. Tel le vol de cet oiseau, cet album fait fi des frontières et vous transporte d’un pub irlandais aux paysages jazzy, empli du blues outre-Atlantique en passant par les vastes plaines d’Europe centrale.

© Giuseppe Cordaro

Des invités se sont greffés sur ce nouvel opus. Très vite, la sauce prend et ils décident de poursuivre l’aventure avec Thierry, le papa de Téo, Antoine Rotthier et Antoine Dawans. « Le choix n’est pas anodin, nous nous connaissons tous depuis très longtemps… », explique Lorcan, « l’harmonica, la batterie et la trompette donnent une toute autre atmosphère musicaleEt puis, on s’amuse bien entre nous », lâche Lucas. Il n’empêche que les deux projets ont leur orientation propre et seront menés de front. Ils proposeront des musiques et des répertoires différents.

© Giuseppe Cordaro

Le trio davantage axé sur une musique folk, traditionnelle et acoustique s’invite dans des endroits intimistes qui s’accordent bien à leurs instruments à cordes. « Nous sommes très influencés par les musiciens américains bluegrass, old time et ce genre de chose », enchaine Lorcan, « et donc en trio, il y a un côté plus  » roots ». »

© Roger Vantilt

À six, le projet prend davantage d’ampleur et voyage à travers les styles. Plus jazzy, plus fusion même, le groupe laisse davantage de place à l’improvisation. Paradoxalement, le sextet propose une musique plus épurée. « C’est marrant, même s’il y a plus d’instruments, plus de couleurs, je trouve qu’il y a moins d’informations », explique Lucas. La batterie donne une assise au groupe et la contrebasse joue un rôle de basse. Ces deux instruments assurent la ligne rythmique. « Lorsque nous sommes trois », poursuit Lorcan, « chacun est un peu moteur rythmique… mais à six, c’est n’est plus du tout le cas puisque la batterie et la basse nous soutiennent, nous pouvons planer au-dessus. » L’apport d’instruments mélodiques comme l’harmonica et la trompette permet également plus d’échanges dans les mélodies et solos. « En fait, c’est plus simple de jouer à six et c’est très agréable », continue Lorcan, « tu peux te reposer sur les autres. » En effet, si un instrument s’arrête, pas de souci… alors qu’à trois, ils perdent un tiers de l’effectif et le morceau prend une toute autre couleur. « En trio, c’est très compliqué d’agencer les arrangements » explique Lucas, « pour ne pas perdre le rythme, nous devons tous jouer sans arrêt. » « Et puis, c’est aussi un combat pour tenir les gens en haleine avec seulement trois instruments », enchaine Lorcan.

© Giuseppe Cordaro

Vous l’aurez bien compris à six, nos musiciens se sentent libérés, chacun peut apporter sa couleur. Mais surtout, ces personnes se connaissent bien musicalement, humainement et forment un noyau fort. Les musiciens jouent ensemble depuis très longtemps. Cela se ressent au niveau de l’harmonie des instruments : fluidité et légèreté sont de mise.

© Giuseppe Cordaro

En 2020, pour les 10 ans de Green Moon, ils aimeraient sortir un album. «…à six pour officialiser ce projet », lâche Lucas. Dans la tête du trio, tout est clair, ce projet va évoluer tout seul, un peu en fonction de leurs envies, de ce qu’ils écoutent. « On peut se voir une fois de temps en temps… Disons que quand j’ai un nouveau morceau », explique Lorcan, « on se voit, on mange ensemble et on le répète… il y a moins de pression. » Par contre pour le projet à six, ils ont décidé de marquer le coup. Depuis la sortie de l’album, ils ont eu quelques concerts sextet qui ont bien marché. « En fait, à partir du moment où on n’a pas encore d’album, ce n’’est pas évident de trouver des scènes pour la formule complète », poursuit Antoine, « on a juste deux morceaux enregistrés, on n’a pas de vidéos, pas d’images… mais c’est en cours. »

À suivre sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/greenmoonmusique/

 

 

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