#GIVEMEART #5

Rédaction : Olivier Sogan /  Photo Header : © MyopicEyes / Photo Couverture : © Crème Liégeoise

Devinez qui est de retour ? Et oui, #GIVEMEART, épisode #5 ! Les artistes de la Province de Liège nous font de nouveau l’honneur de partager leurs créations. Pour ce cinquième opus, vous avez droit, entre autres, à des photographes, une sculptrice, une écrivaine, un rappeur multilingue… On vous laisse en profiter ! 

On démarre avec Pascaline Dewez : elle utilise le Fluide art, une technique de coulage à l’acrylique, pour créer des œuvres uniques et surprenantes.

Crème Liégeoise, amateur d’art visuel, à travailler entre autre pour le collectif Section Four Records. Il nous propose une technique qu’il nomme « reflection painting ».

MyopicEyes est un photographe qui « se balade en ville comme chat errant ». Son objectif acéré nous offre ici une vue vertigineuse des buildings de la Cité Ardente.

La technique fétiche de Yawa ? La céramique. Son matériau de prédilection ? Le grès. Elle réalise des sculptures et des objets du quotidien, comme ce cache pot intitulé « Le pois chiche ».

Julien Missaire travaille sur de la création d’images et de vidéos 3D. Amateur de musique, il met en relations ces deux univers, comme avec son projet « The hand », que vous pouvez admirez ici.

Menu Patrick, designer et peintre d’œuvres abstraites, nous fait découvrir un de ses tableaux.
Le rappeur Dark Lite nous propose un concept original : un texte en anglais, français, néerlandais et italien.

 

François est un bookstagrameur : il fait de sa passion littéraire un art, qu’il partage avec ses followers sur sa page Livraisondemots.

Simon Charlier, guitariste et compositeur, dévoile avec « City of hope », un clip tourné dans les rues de la Cité Ardente, sa première composition.

Et pour clôturer cette session, AniniM nous envoie un de ces textes, « Trace ». Vous pouvez retrouver ses recueils sur la plateforme Wattpad !

TRACE

J’étais là bien tranquille quand tu es venu vers moi. J’aurais dû me méfier, me douter que tu laisserais ton empreinte. C’était évident que quelqu’un comme toi laisserais une trace de son passage.
Trace ineffaçable que j’ai beau ne pas regarder et pourtant, même quand je détourne les yeux, elle est toujours là.
On dirait qu’elle me fixe, me nargue.
Elle est encore fraîche, pas cicatrisée, sensible et dès qu’on l’effleure, elle saigne.
Comment ai-je pu te donner ce pouvoir sur moi ? Cette perte de contrôle qui ne me ressemble pas, je n’arrive pas à la comprendre.
Se donner de cette façon, s’investir entièrement pour quelqu’un qui s’est immiscé en moi petit à petit. Tu m’as conquis sans mener de combat puisque c’est moi qui n’ai pas levé d’armée pour me défendre, moi qui t’ai laissé me marquer de toi.
Ce qu’il reste de ton passage c’est cette trace de toi, cette trace ancrée en moi.
Une pensée, une musique, quelques mots la rappelle à moi.
Pourtant quand je la regarde j’arrive à garder le sourire. Parce que cette trace je suis heureuse de l’avoir. Je ne la regrette pas que du contraire. Si le choix m’en était donné, je la voudrais encore plus profonde, plus intrusive, plus envahissante.
Il m’arrive même de la rêver conquérante, combative contre tout ce qui se dresserait sur son chemin.
Le temps aura beau continuer d’avancer je dois me rendre à l’évidence, avec ou sans toi, cette trace à jamais restera.

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