LE GALA DES ÉTOILES DU FESTIVAL IMPROLIÉGEOIS : DES IMPROS TRÈS PROS !

Chronique : Hélène Leclerq / Photographies : Pauline Fusini, Thierry Silva

Ce vendredi 26 mai, avait lieu la finale du festival ImproLiégeois, aussi appelée Le Gala des Étoiles. Depuis le mois de février, quatre équipes se sont affrontées durant ce tournoi liégeois d’improvisation : Les 6 Clônes, La Boring Team, Les Otarires et Les Fauve-Qui-Peut. Plusieurs jouteurs, comprenez comédiens d’improvisation, de chaque équipe ont concouru une dernière fois sur la belle scène du Théâtre de Liège.

À cette occasion, deux équipes fictives sont créées : un tirage au sort en début de spectacle répartit aléatoirement les jouteurs dans une équipe rouge et une équipe bleue. À l’entrée, le public reçoit un papier lui permettant de voter à l’issue de chaque joute pour l’équipe de son choix. Au départ, l’arbitre donne un thème accompagné de plusieurs consignes telles que le nombre d’acteurs, la durée de l’impro, et d’autres contraintes comme, par exemple, une musique d’ambiance imposée. Quelques secondes après réception de ces consignes, l’improvisation commence.

Les jouteurs sont des pros, ils inventent un personnage clé en quelques secondes et sont capables de créer des situations et des répliques remplies d’humour pour un public conquis. Tout en improvisant, ils doivent rester attentifs aux nombreux signes externes : l’avancée du timing dans la durée impartie, un couple de jouteurs qui choisit de prendre le devant de la scène pour compléter leur impro, sans oublier la réaction du public qui leur jette des pompons verts ou rouges selon qu’il soit amusé ou ennuyé par la scène.

C’est du spectacle vivant poussé à son paroxysme : vivant, bien sûr, car tout se déroule en live. Vivant, car c’est de l’improvisation. Vivant, car un claviériste et un batteur jouent en direct et s’adaptent au contenu théâtral. Vivant, car le public interagit avec la scène. Vivant, car la représentation est remplie d’énergie, de vie.

Le spectacle est accessible, drôle, et très rythmé du début à la fin. Cette tension du direct et ce constant changement de thèmes et de consignes permet au public de rester immergé sans jamais s’ennuyer.

Ce Gala des Étoiles est bien la preuve que créativité et imagination n’ont pas de limite et que poussées à un tel niveau d’entraînement, ça devient du grand Art.

Si vous avez envie de découvrir ou de redécouvrir un match d’improvisation, rendez-vous le 9 juin au Théâtre Universitaire Royal de Liège : les Fauve-Qui-Peut affronteront l’équipe luxembourgeoise Improtozaures. Réservations sur categorie libre.be.

© Pauline Fusini

© Thierry Silva

 

 

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