FULL COLORZ – ÇA CONTINUE !

Chronique & Rédaction > Thomas Renauld

 

 

 

Le 24 février passé, Quatremille s’est rendu au Reflektor pour assister à la soirée FULL COLORZ qui proposait ShunGuClap! Clap!YAYAYALa Liesse SoundsystemPsoman x Jeff Ito x Little Woofa (Albalianza) ! On vous livre notre compte-rendu sur cet événement !

 

 

 

LA CHRONIQUE DE THOMAS RENAULD

 

 

 

Dans sa récente interview pour Quatremille, Audrey Di Troia, créatrice des bien nommées soirées Full Colorz, déclarait vouloir représenter le métissage musical et social par le biais de son concept. Une chose est sûre, Audrey ne nous a pas menti.

Mais avant d’évoquer cette mixité qui semble inhérente aux soirées Full Colorz, revenons un instant sur l’infrastructure qui accueillait cet événement : le Reflektor. Conçue comme une vraie salle de concert – elles ne sont pas légion en notre belle cité ardente –, cette salle impressionne toujours par la qualité de son acoustique, ainsi que grâce à la propreté du lieu.

À peine arrivé à hauteur du bar, j’entends déjà des rythmes décalés et des sonorités tropicales qui survolent le Reflektor : Psoman et ses compères de la maison Albalianza disséminent des morceaux de leurs choix avec une certaine élégance, faisant la part belle à cet éclectisme propre aux Full Colorz.

C’est avec d’autres idées en tête que Shungu leur fait suite. Pur produit de la culture beats, l’artiste nous fait face, instillant ci et là des motifs mélodiques évoquant l’electronica d’un Gold Panda. Si l’ensemble paraît manquer d’un peu de liens, par la redondance des transitions choisies, les morceaux présentés nous enchantent. Tantôt introspectifs, tantôt franchement dansants, ils ont raison de notre méfiance et finissent de nous convaincre.

Les applaudissements s’avèrent fournis, alors que nous revenons à nous. Il est déjà minuit et Clap ! Clap !, tête d’affiche internationale de cet événement, arrive sur scène. Nous nous garderons de décrire cette heure de folie dans les moindres détails, tant l’ensemble de son live est riche. En effet, soixante minutes durant, l’artiste italien combine les influences, ainsi que les rythmes. Il accélère le tout, se joue des attentes du public en accumulant les drops puissants, avant de casser le tempo en deux pour mieux invoquer des influences venant de la culture hip-hop. D’autres inflexions – descendant cette fois de Chicago – vrombissent : « (L)iberty », morceau issu d’un EP de Clap ! Clap !, bat son plein. La foule ne s’y trompe pas et se meut sans relâche. Une même énergie émane du public liégeois alors que le morceau « Ashiko » arrive aux oreilles ravies.

Clap ! Clap ! termine sa prestation le sourire aux lèvres ; sa joie communicative remplit la salle, et un constat implacable nous frappe, alors que YAYAYA prolonge l’extase par le biais de sonorités drum’n’bass concassées. Ce public du 24 février, tout comme le plateau proposé par Audrey Di Troia, était Full Colorz. Le métissage constituant cette soirée s’affiche au grand jour notamment par la variété de la foule qui peuple le Reflektor : jeunes, vieux, Liégeois et même Amstellodamois sont venus ce vendredi 24. Même si la salle aurait pu être davantage remplie, la diversité de l’audience présente était réjouissante et ouvre quelques perspectives supplémentaires.

 

Quelques photos pour se replonger dans l’ambiance :

 

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