Depuis 1991, le Festival Voix De Femmes défend la création féminine sous toutes ses formes, qui explore et repousse les limites avec curiosité, audace, respect. Portée par une « nouvelle » équipe, cette 13e édition du Festival sera l’occasion d’investir, à Liège, une nouvelle temporalité (2 semaines au lieu de 3 jours) et une nouvelle cartographie (8 lieux culturels). Deux semaines pour partir à la découverte de nouveaux territoires artistiques et embarquer dans une programmation pluridisciplinaire (musique, spectacle vivant, cinéma, arts numériques…), résolument engagée en faveur du féminisme et de la diversité culturelle, à la fois belge et internationale. Deux semaines pour découvrir des artistes toujours singulières, des projets résolument aventureux, souvent à la croisée des frontières géographiques et disciplinaires.

Lieux:
Les Chiroux, KulturA., Livre aux Trésors, La Halte, PointCulture Liège, le Reflektor, Barricade.

Infos et billetterie :
www.voixdefemmes.org
+32 (0)4 257 48 14 contact@voixdefemmes.org
NB : nombreuses activités à prix libre !

En zoomant un peu…
Marisa Anderson à la guitare, Asmâa Hamzaoui au guembri ou Christine Ott au piano et aux ondes Martenot : le 13e Festival Voix De Femmes fait la part belle aux artistes instrumentistes !

 

18 octobre
Ciné-concert : « Tabu », par Christine Ott (France)
Un chef d’oeuvre du cinéma muet revisité par Christine Ott, compositrice, pianiste et spécialiste des ondes Martenot.
Les Chiroux, 19h. 7€ *

19 au 29 octobre
Exposition : Claire Williams (Belgique)
Claire Williams est une artiste numérique bruxelloise. Ses obsessions : la captation de données, leur matérialisation et l’articulation entre langages numériques, sonores et textiles… tout ça en open source.
Galerie Rature (KulturA.). Vernissage le 19 octobre de 18 à 21h. Entrée libre

19 octobre
Concerts : Marisa Anderson (US) + Asmâa Hamzaoui & Bnat Timbouktou (Maroc)
Deux instruments traditionnels – le guembri et la guitare – et deux artistes virtuoses et obstinées : un voyage culturel et artistique « sur la corde », de part et d’autre de l’Atlantique. • KulturA., 21h. 10/14€ en prévente, 12/16€ sur place *

20 octobre
Concerts : Juana Molina (Argentine) + Rattle (UK)
Juana Molina, artiste inclassable et hypnotique, partage l’a che avec Rattle, duo de batteuses habité par une douce âme punk…
KulturA., 21h. 10/14€ en prévente, 12/16€ sur place *

21 octobre
Atelier : Antennes textiles, avec Claire Williams
Détournement d’objets de récupération en antennes portables, à l’aide de di érentes techniques textiles. Du pied de table au chapeau en passant par le parapluie, les possibilités sont – presque – infinies…
PointCulture Liège, 10 à 16h. Prix Libre. Inscriptions : jeviens@voixdefemmes.org

21 octobre
Projections : Rencontre créative internationale du Kino Liège
Après une semaine intensive à Liège, des réalisatrices du Maroc, de Turquie, de France, Belgique, Grèce,… vous présenteront leur courts-métrages réalisés en 5 jours avec des liégeois!
KulturA, 20h. Prix libre

21 octobre
Carte Blanche à la Compagnie Paulette Godart : les mondes imaginaires
– Rencontre avec Kitty Crowther (Belgique) L’autrice et illustratrice jeunesse vous emmène à la rencontre de ses personnages féminins habités, de son processus de création, de ses inspirations.
Livre aux Trésors, 14 à 16h. Prix libre. Inscriptions : jeviens@voixdefemmes.org
– Pépi : étape de travail 2e création de la Cie Paulette Godart, Pépi nous plonge dans les errances d’un anti-héro, sorte de Don Quichotte moderne, à travers le regard de sa lle.
LaHalte, 20h. Prix libre. Réservations : jeviens@voixdefemmes.org

22 octobre
Ateliers, rencontre, concert : Pionnières !
Une journée consacrée pionnières, aux défricheuses, aux bricoleuses de l’électronique dans les champs de la musique, des arts numériques et des militances.
– Broderie sonore et tricotage de données avec Claire Williams
– Edition collective et féministe sur Wikipédia avec Just for the Record (Belgique)
– Initiation au Djing avec Steph Wunderbar (Belgique)
– rencontre autour des instruments pionniers de la musique électronique… et de celles qui les ont inventés et/ou maîtrisés
– projections
– performance sur mesure, aux frontières de la musique et du cinéma, par Christina Vantzou (US/
Grèce)
KulturA, 11 à 19h. Prix libre. Inscriptions : jeviens@voixdefemmes.org

25 octobre
Carte Blanche à la Compagnie Paulette Godart : santé mentale et société
– Le Prince Serpent
Un spectacle conté de Julie Boitte et Christian Marchal, avec la complicité de l’Autre Lieu.
– Pépi : étape de travail
2e création de la Cie Paulette Godart, Pépi nous plonge dans les errances d’un anti-héro, sorte de Don Quichotte moderne, à travers le regard de salle.
– Rencontre autour de la thématique
La Halte, 18h30. Prix libre. Réservations : jeviens@voixdefemmes.org

26 octobre
Spectacle : « Bug », de Giulia Palermo (Belgique)
Janine, la marionnette, et Giulia, sa manipulatrice, entament une danse poétique et complice au seul son d’une contrebasse. Une parenthèse poétique.
La Halte, 20h. 5€ *

27 octobre
Concerts : Emel Mathlouthi (Tunisie) + Zoë Mc Pherson (France/Irlande du Nord)
En véritables « musiciennes du monde », Emel Mathlouthi et Zoé Mc Pherson créent, chacune à leur manière, une musique curieuse et engagée. Une expérience sonore (et visuelle) à ne pas manquer !
Reflektor, 20h. 12/16€ en prévente, 14/18€ sur place *

28 octobre
Micro ouvert de slam avec Lisette Lombé (Belgique)
Amenez un texte, venez lui donner vie dans un atelier de coaching scénique animé par Lisette Lombé… et présentez-le sur scène, le jour-même, dans un contexte bienveillant et convivial.
Barricade, atelier de 13h30 à 15h30, micro ouvert à 17h. Prix libre. Inscriptions : jeviens@voixdefemmes.org

28 octobre
Libertés : projection et rencontre
Entièrement écrit et réalisé par un groupe de femmes de la Maison des Femmes d’Ici et d’Ailleurs, « Libertés » explore des parcours de vie. Rencontre avec les artistes-participantes à l’issue de la projection.
Barricade, 16h. Entrée Libre

28 octobre
Boum de clôture : Rebeka Warrior + Mathilde Fernandez (France)
Une diva déjantée et une DJ à tendance abrasive : de quoi faire trembler le Re ektor et clôturer à Liège en beauté !
Reflektor, 21h. 12/16€ en prévente, 14/18€ sur place *

* ces activités sont également accessibles au public « Article 27 »

Les artistes (par ordre alphabétique)

Asmâa Hamzaoui & Bnat Timbouktou (Maroc)
Au Maroc, les gnaouas sont les descendantes des esclaves d’origines subsahariennes (Sénégal, Soudan, Ghana, Guinée…) déportés vers le Maghreb. Ils sont les héritiers d’une riche tradition rituelle et spirituelle où se combinent poésie, musique et danse. Le guide des cérémonies (les lilas) dédiées à la prière et la guérison est le mâalem : le « maître de musique ».
Asmaâ Hamzaoui, 20 ans et leader du groupe Bnat Timbouktou depuis 2012, en est l’une des rares – et des plus jeunes – ambassadrices dans le monde.
Atypique par son acharnement, elle reste cependant largement dèle aux traditions au niveau du style, mais aussi des thématiques abordées : l’éloignement, la sou rance, la mémoire de l’Afrique sont omniprésents.
Le 19 octobre, à KulturA. (Liège)

Cécile Barraud de Lagerie (Belgique)
Pour la première fois, et en collaboration avec Take Shape Studio au graphisme, Voix De Femmes a donné carte blanche à une illustratrice pour l’a che du festival : cette année, c’est donc Cécile Barraud de Lagerie qui a ainsi dressé le paysage de cette 13e édition!
Après des études en bord de mer et des études à Paris, Cécile s’est enfuie à Bruxelles où elle vit et travaille désormais en tant que designer textile, coloriste et touche-à-tout en freelance.
Elle aime les couleurs, les belles collaborations, s’intéresse à la mode et aux questions politiques, et mettrait volontiers Jean-Claude Ameisen, Pascal Quignard, Lauren Bastide et Ludovic Debeurme autour d’une table ronde avec de l’alcool, des crayons de couleurs et un dictaphone… Et pour tout un tas de raisons, elle aime aussi beaucoup les plantes.
L’esprit de Cécile habitera le festival tous les jours, par affiches et programmes interposés.

Christina Vantzou (Etats-Unis/Grèce)
D’origine grecque et de nationalité américaine, Christina Vantzou réside depuis de nombreuses années à Bruxelles. Artiste pluridisciplinaire, elle oscille sans cesse entre musique, cinéma et arts visuels.
Qualifiées d’ambient post-classique, ses compositions sont profondes, planantes et enveloppantes, et mêlent instruments classiques et numériques.
Ses performances articulent avec virtuosité le son et l’image. A chacune de leurs interprétations, ses compositions sont réinventées, nourries par des instruments étranges, souvent pionniers de la musique électronique, comme le thérémine.
Ses trois albums, intitulés sobrement N°1, N°2 et N°3, sont sortis sur le très pointu label américain Kranky.
Le 22 octobre à KulturA. (Liège)

Christine Ott (France)
Médaillée d’or du conservatoire de Strasbourg – dont elle a rejoint le corps enseignant -, Christine Ott est à la fois musicienne et compositrice, pianiste et spécialiste des ondes Martenot.
Près de quatre-vingts ans après son invention, elle dépasse les frontières cet instrument électronique précurseur pour l’ancrer pleinement dans le 21e siècle.
La musique de Christine Ott est une ballade sensorielle, à la fois inclassable, mélodieuse, inspirée et vaguement inquiétante, parfois. Son premier album, « Solitude Nomade » (2009), est salué par la critique. En 2016, pour notre plus grand bonheur, ce sont deux nouveaux projets, « Only silence remains » et une nouvelle partition pour le mythique « Tabou » de F. W. Murnau. C’est avec ce dernier que s’ouvrira la programmation liégeoise du 13e Festival Voix De Femmes.
Le 18 octobre au Centre Culturel Les Chiroux (Liège).

Compagnie Paulette Godart (Belgique)
Jeune projet théâtral créé par les artistes liégeoises Catherine Wilkin et Lara Persain en 2014, la Compagnie Paulette Godart est déjà riche des 20 années d’expériences de ses fondatrices : à l’écriture, sur scène, mais aussi en ateliers, où elles dévelopement une recherche autour du théâtre comme outil de prise de parole et d’émancipation dans des milieux dits « fragilisés ».
Elles y développent un travail artistique singulier, qui explore la place de l’Humain dans la société contemporaine. De leurs plumes émergent des êtres sur le l, à la limite du monde balisé, porteurs d’un certain « état du monde ».
Le festival leur donne Carte Blanche : autour d’étapes de travail de « Pépi », son tout nouveau projet, la Compagnie a conconté une programmation « en regard ». Ses invité.e.s sont l’illustratrice jeunesse Kitty Crowther et l’asbl L’autre « lieu », qui s’intéresse aux liens entre santé mentale et société.
Les 21 et 25 octobre à La Halte (Liège).

Claire Williams (Belgique)
Claire Williams est une artiste numérique bruxelloise. Diplômée d’un master en Design Textile à l’ENSAV La Cambre, elle travaille sur ses projets artistiques personnels et collabore avec d’autres artistes, des bidouilleurs, des hackers, des bricoleurs… Claire Williams est aussi intervenante dans des écoles d’arts et donne régulièrement des workshops en lien avec sa pratique artistique.
Ses projets gravitent autour du textile open source, oss software & hardware, des machines à tricoter hackées, du textile électronique et computationnel… et s’inscrivent dans le cadre d’une ré exion plus globale sur la question de la réappropriation des outils numériques. Ses obsessions : la captation de données et leur matérialisation, l’articulation entre langages numériques, sonores et textiles.
Du 19 au 29 octobre à la Galerie Rature (Liège)
Ateliers les 21 et 22 octobre au PointCulture et à KulturA. (Liège)

Emel Mathlouthi (Tunisie)
Découverte alors que sa chanson Kelmti Horra (« ma parole est libre ») devient l’un des hymnes du printemps arabe en 2011, son premier album sort en 2012. Et le monde ébahi découvre Emel Mathlouthi.
Emel Mathlouthi, c’est d’abord une voix. Mais c’est aussi (surtout?) une « musicienne du monde » qui développe et a ute un style personnel et audacieux, qui emprunte librement à la tradition tunisienne comme à l’avant-garde de l’electronica.
Son deuxième album, Ensen (février 2017), est un bijou, autoproduit et enregistré dans 7 pays, sur 3 continents. Ensen Dhaif (« Helpless Human »), qui donne son nom à l’album, allie gumbri (luth à trois cordes tunisien utilisé dans la musique gnawa), zukra ( flûte tunisienne) et bendirs (tambours nord-africains) à une lourde grosse caisse, pour un résultat d’une puissance inouïe. 3615 catharsis.
Le 27 octobre au Reflektor (Liège)

Giulia Palermo (Belgique)
Giulia Palermo est comédienne, diplômée de l’INSAS et spécialisée dans l’art de la marionnette depuis plus de 16 ans. Elle a travaillé principalement pour le théâtre jeune public et le théâtre de rue (Zygomars, Zerkiens, Passeurs de rêves, La BIM…) et, en recherche constante d’expériences et d’apprentissages, elle s’est formée à di érentes techniques artistiques tout au long de son parcours : théâtre d’ombres, confection de masques, construction de marionnettes et manipulation…
En 2013, elle crée Janine, une marionnette à taille humaine au visage sculptural et au regard terriblement expressif, qui devient « sa partenaire de travail préférée ». Avec elle, Giulia Palermo part à la rencontre des badaud.e.s dans la rue, dans les parcs, … Se nourrissant des rencontres et des expériences vécues, l’histoire de Janine se tisse, donnant peu à peu naissance à un spectacle.
Dans BUG, Janine, la marionnette, et Giulia, sa manipulatrice, entament une danse poétique et complice au seul son d’une contrebasse.
Le 26 octobre à La Halte (Liège)

Juana Molina (Argentine)
Fille d’un chanteur de flamenco et d’une passionnée de musique, Juana Molina a longtemps été une véritable star du petit écran argentin avant de tout plaquer, à 34 ans, pour se consacrer pleinement à la musique. Depuis : 7 albums réalisés, le monde parcouru (notamment avec David Byrne en 2002), des collaborations fantastiques (Konono N°1, Kasai Allstars, Deerhoof,…), une presse unanime et un public plus que conquis.
Artiste singulière, Juana Molina propose une plongée dans son univers qu’elle entend toujours – avec force de conviction – libre, inattendu, perturbant.
Sa musique – quali ée de « folk music électronique » – nous entraîne dans un monde ésotérique avec ses sons organiques, ses boucles hypnotiques, ses instruments mystérieux et son curieux univers visuel.
Enregistré en partie dans sa cabane de jardin à Buenos Aires, son 7e album, Halo, est récemment sorti sur le label belge Crammed Discs.
Le 20 octobre à KulturA. (Liège)

Just for the Record (Belgique)
Le collectif Just for the Record travaille sur les représentations genrées dans la ré-écriture de l’histoire et des savoirs, avec des outils permettant de repenser la façon dont ces représentations ont toujours été produites.
Depuis deux ans, le collectif travaille sur la plateforme Wikipédia, un univers fascinant qui propose à tous et à toutes de ré-écrire l’histoire collectivement, mais où existent encore beaucoup de biais. Les membres de Just for the record organisent donc des workshops d’édition collective et féministe sur Wikipédia, pour y proposer des représentations plus diversi ées et inclusives.
Just for the Record est invité par le festival Voix De Femmes à animer une session collective d’édition sur Wikipédia sur le thème des pionnières de l’électronique.
Le 22 octobre à KulturA. (Liège)

Kino Liège
La cellule Kino Liège est née en février 2012 suite à l’organisation du premier Kino Kabaret liégeois. Elle regroupe des passionnés de cinéma de la région, qui créent ensemble des courts-métrages, organisent des soirées de projeKtion tous les trois mois à Liège, mettent en place le Kabaret international une fois par an, et participent aux Kabarets internationaux qui se développent dans les autres pays.
Cette année, le Kino Liège accueille des réalisatrices venues du Maroc, de Turquie, de France, de Belgique, de Grèce,… pour une semaine intensive à l’issue de laquelle elle présenteront leurs courts métrages, réalisés en 5 jours avec des liégeois.
Le 21 octobre à KulturA. (Liège)

Kitty Crowther (Belgique)
Kitty Crowther vit et travaille en Belgique. Née en 1970 d’une mère suédoise et d’un père anglais, elle est la maman de deux garçons. Depuis 1994, elle a trouvé, dans le travail sur l’album, un espace pour communiquer ses questionnements et ses émotions.
Ainsi, ses histoires, empreintes de mystère et peuplées d’êtres étranges, entraînent les lecteurs dans un univers aux échos troublants d’où émergent toujours l’humour et la délicatesse et une tendresse immense.
Son travail a été très tôt remarqué par la critique et couronné en Belgique, en France et à l’international : Grand Prix Triennal, Baobab et, plus récemment, le prestigieux prix Astrid Lindgren.
Invitée par la Compagnie Paulette Godart, l’autrice et illustratrice jeunesse emmènera le public du festival à la rencontre de ses personnages féminins habités, de son processus de création, de ses inspirations…
Le 21 octobre à Livre aux Trésors (Liège)

Lisette Lombé (Belgique)
Lisette Lombé est une artiste belgo-congolaise aux multiples visages. Elle crée des objets poétiques divers – textes, collages, performances, installations… – qui nous invitent au voyage, entre l’Europe et l’Afrique, aux frontières de l’érotisme et du militantisme.
Depuis plusieurs années, elle partage son amour de la poésie en animant des ateliers d’écriture, qui l’ont conduite de la Belgique à l’Irak, en passant par le Congo, le Sénégal et le Maroc. Membre fondatrice du L-SLAM – collectif de poétesses, multiculturel et intergénérationnel – elle a obtenu en 2015 une seconde place au Prix Paroles Urbaines, en catégorie spam. Son premier livre, La magie du burn-out (Ed Image Publique), invite les lecteurs à réenchanter leur identité professionnelle en quelques haltes poétiques.
Le 28 octobre à Barricade (Liège)

Marisa Anderson (Etats-Unis)
Guitariste virtuose, Marisa Anderson traverse en solo tous les styles de guitare traditionnels américains. Elle irte avec leurs limites. Elle les habite.
A dix-neuf ans, elle quitte le Nevada pour vagabonder à travers les Etats-Unis et nit par se xer, des années plus tard, à Portland (Oregon). Formée à la guitare classique et nourrie des expériences
les plus diverses (elle a joué dans des groupes de jazz, de country,… de cirque), son jeu est uide, brut, magistral : improvisations ou compositions, ses références vont du minimalisme au gospel, en passant -évidemment- par le blues, la country, le jazz.
Son quatrième et dernier album en date, « Into the light » (2016), est écrit comme la bande originale d’un lm imaginaire de science- fiction western, et retrace, en 10 titres, l’histoire d’un étrange visiteur perdu dans le désert.
Le 19 octobre à KulturA. (Liège)

Mathilde Fernandez (France)
Elevée dans une famille de rockeurs progressifs, Mathilde Fernandez est immergée dès le plus jeune âge dans un univers de concerts inclassables entre performance et musique. Cette rencontre précoce avec le milieu artistique sera tout aussi décisive que les disques de chevet de sa mère (Kate Bush) et l’école des femmes savantes qu’elle chérit : Catherine Ringer, Nina Hagen ou encore… Mylène Farmer.
D’origine catalane et polonaise, la Niçoise s’installe à Bruxelles en 2013 après un passage par la scène underground suisse.
Comédienne de théâtre, c’est en explorant les diverses possibilités de sa voix avec une chanteuse lyrique qu’elle débute son projet Live à Las Vegas. Un titre impeccable, inspiré par une a che de la grande Céline Dion (who else?). De morceau en morceau, de graves en suraigus, cette véritable « diva déjantée » y retrace l’histoire d’une femme qui rêve de grandeur et d’Amérique.
Le 28 octobre au Reflektor (Liège).

Rattle (Royaume-Unis)
Originaires de Nottingham, Katharine Eira Brown et Theresa Wrigley ont démarré Rattle comme une expérimentation : à partir d’un dispositif aussi simple que deux voix et deux batteries mises face à face, jusqu’où peut-on aller ? Comme Katharine l’explique : « Il semblait évident dès le départ que rien d’autre ne serait nécessaire en termes d’instruments ». Et de fait, c’est ce cadre minimal qui nourrit leur imagination et leur permet de repenser leur façon de créer.
La simplicité assumée, un petit côté bricolé, la prise de risque : c’est sûr, une douce âme punk anime Rattle. Dans leur musique s’entrelacent post-punk, minimalisme, rock expérimental. Et quelques échos de musique électronique, de poésie…
Leur premier album, Rattle, est sorti en 2016. Le deuxième est en préparation.
Le 20 octobre à KulturA. (Liège)

Rebeka Warrior (France)
Julia Lanoë est la moitié de Mans eld.TYA (folk sombre, sensible, minimal) et, sous le nom de Rebeka Warrior, elle est la moitié du groupe Sexy Sushi (outrances féroces, sardoniques, acides).
Outre ces deux aventures presque opposées dans leurs climats musicaux, elle explore aussi, en solitaire, des terrains que lui o re le DJ set – mais évidemment sur son versant abrasif. Sur ses platines, donc, de l’électronique, du post-punk, du gaber, de l’électro bruitiste, du musqué, du bizarre, du déréglé… Du détonant!
Le 28 octobre au Reflektor (Liège).

Steph Wunderbar (Belgique)
Steph Wunderbar est une artiste électronique & DJ dont le leitmotiv est la passion absolue. Sur la scène belge depuis 2009, elle o re un son alliant subtilement l’électro et ses dérivés – allemande, minimal, pop, orientale, ambient – avec la tech, la house et le subtil mélange des deux. Un vrai mariage de styles empreint d’émotions et de sensualité.
Steph Wunderbar aime concevoir ses DJ Sets pour des événements culturels, clubbing, privés, incentive ou de luxe.
Elle a été animatrice pour Radio Campus à Bruxelles & DJ résidente pour Warm FM à Liège. Présente tant sur les scènes que les radios belges et étrangères. Elle joue en Belgique et à l’étranger, dans des lieux tels que La Rotonde Stalingrad à Paris, les Francofolies de Spa (Casino After Party VIP), au Domaine du Château de Modave.
Elle partagera sa passion à travers un atelier d’initiation au DJing.
Le 22 octobre à KulturA. (Liège)

Zoë Mc Pherson (France/Irlande du Nord)
Zoë Mc Pherson vit à Bruxelles, où on la connaissait jusque là sous le nom de Empty Taxi. Mêlant intérêt anthropologique et electronica contemporaine, elle a pour habitude de partir à la découverte de tribus et de rituels à travers le monde pour injecter du eld recording et des sons rares dans ses composition. Le résultat, elle le nomme « musique électronique indigène ».
En 2017, Zoë Mc Pherson réalise son premier album, « String Figures » en collaboration avec l’artiste visuelle multimédia Alessandra Leone. Le projet s’inspire du « berceau du chat », ce jeu de celle qui se joue à deux (ou plus) qui consiste à enchaîner les gures géométriques. Des variantes du jeu existent (ou ont existé) dans toutes les cultures du monde, des pôles à l’équateur.
Le 27 octobre au Reflektor (Liège)