FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE COMEDIE DE LIEGE

{ Chronique de l’événement }
Photographies  © Christophe Toffolo
Rédaction > Eugénie Baharloo

 

 

Liège a vu naître un nouveau festival cette année : le FIFCL! Nous y étions pour découvrir l’ambiance et la programmation de ce festival ce films de comédie se déroulant au cinéma Le Palace et au cinéma La Sauvenière mais aussi à L’Opéra Royal de Wallonie! Quatremille vous propose son compte-rendu en espérant une belle vie future à ce nouvel événement liégeois!

 

LA CHRONIQUE D’EUGENIE BAHARLOO : 

 

 

« FIFCL ou festival international du film de comédie de Liège, Jean-Luc Couchard se moquait sans arrêt de ce nom imprononçable « le Fiffquelee…Fiffquell…Fuck… ». Au programme : des films, du rire, des conférences et un bar très sympathique sous le chapiteau. Le premier jour, je me suis rendue au palais des princes, la conférence de presse se donnait dans la salle de garde. J’étais un peu intimidée par les lieux, mais l’accueil 100% chaleureux et 100% liégeois m’a fait me sentir comme chez moi. Eric Judor n’avait pas pu être présent car un montage c’était terminé tard dans la nuit, info ou intox ? Ce n’est pas très important car d’autres étaient présent : Mourad Zeguendi (Les barons, Dikkenek, etc.), Jean-Luc Couchard, le déPuté provincial et j’en passe. Ils insistent tous sur l’importance de la présence d’un festival de la comédie en Belgique car…Ben on est marrant quoi ! Même si aujourd’hui, rire à en pleurer devient de plus en plus pleurer à en rire…C’est un fabuleux moyen de catharsis et dieu sait (il l’a écrit dans son tout dernier testament) que le belge excelle dans ce domaine.

En pleine conférence, Mourad Zeguendi n’hésite pas à s’exclamer « Il est temps que la Belgique et la Wallonie se réveille : faut de l’action, des effets spéciaux on ne peut pas faire que du Dardenne ! ». Qu’on soit d’accord ou pas avec lui, son intervention souligne l’atmosphère ambiante. Ici, on peut dire ce qu’on veut même si on risque de s’attirer les regards noirs de quelques producteurs présents. Ce fut également le cas dans une autre conférence, celle concernant le statut de l’artiste où la ministre de la culture Alda Greoli était présente. Cette dernière avoue que de nombreux efforts doivent encore être fournis pour améliorer la situation précaire de certains artistes. Le point positif, dit-elle, c’est que le gouvernement a conscience aujourd’hui que culture et économie ne sont pas des ennemis et que l’un, peut venir en aide à l’autre. Après cette conférence, je ne doute pas des bonnes intentions de la ministre mais j’ai conscience – tout comme elle probablement – qu’on est encore loin du but à atteindre, y compris en ce qui concerne la démocratisation de l’art.

Personnellement, un des meilleurs moments du festival fut la projection des courts-métrages avec la présence du Renaud Rutten, président du jury pour ces formats courts. Nous ne sommes pas nombreux dans la salle mais les acteurs présents n’hésitent pas à mettre l’ambiance. Les films se succèdent, certains très drôles, d’autres un peu moins : c’est le jeu. Coup de cœur pour A l’amiable de Rémy Cayuela, l’histoire de deux parents en plein divorce qui réalisent que l’origine de leur séparation n’est autre que leur enfant. Humour noir garanti !

Ces multiples projections m’ont permis de remarquer à quel point la création artistique -qu’importe le support- est un reflet de notre société. Sur les sept court-métrage présentés, trois faisaient référence aux difficultés de la recherche d’emploi : La tête de L’emploi, La méthode Greenberry, Le Zombie au vélo. Un homme trop âgé pour être engagé , une femme prête à tout pour obtenir un poste et enfin un zombie rejeté par le pôle emploi. Trois angles très différents mais  dénonçant chacun avec humour la dure réalité de notre société actuelle.

Tous les soirs, le chapiteau place Saint-Paul était ouvert au public : boissons et nourritures à disposition en échange de quelques jetons. Encore une fois, l’ambiance était 100% liégeoise! Facile donc de reconnaître quelques têtes et de croiser par hasard des amis venus, eux aussi,  profiter de l’atmosphère. Tous les acteurs se retrouvaient là pour faire la fête, zéro prise de tête ! Il était d’une facilité déconcertante d’obtenir un autographe ou une photo et même de taper la causette.

Donc, très bonne expérience ! Tous ceux qui ont participé à l’organisation ont vraiment fait du bon boulot et les acteurs, membres du jury, étaient drôles, sympas et ouverts. Un seul bémol…Définitivement pas assez de spectateur! J’ai également été déçue lors de la remise des prix car peu des réalisateurs s’étaient présentés pour recevoir leur magnifique frite de cristal. Perso, j’aurais fait le déplacement de Pékin. Emploi du temps trop chargé ou trop d’orgueil ? Qui sait…Enfin, j’espère que les prochaines éditions accueilleront un public plus large et plus enthousiaste. »

 

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Et si vous l’avez manquée, vous pouvez aussi écouter l’interview d’Eric Judor

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