DÉCOUVRE LA CEINTURE ALIMENT-TERRE LIÉGEOISE !

Rédaction : Mélanie Sigaud // Illustrations : Charline Jeholet // Photos : Eks Creation

La 3ème édition du festival Nourrir Liège bat son plein ! Pour l’occasion, Quatremille a donné carte blanche à Mélanie Sigaud, le temps d’une chronique engagée et engageante décomplexée. Bonne lecture !

Je te tutoie, si tu veux bien ? Je me dis qu’entre Liégeois, pas de chichi … Et comme l’article est déjà écrit à l’heure où tu le lis, c’est trop tard ! Et pour te faire entrer dans le vif du sujet, rien de tel qu’une petite bande-dessinée de type propagandiste. Quand c’est pour quelque chose de cool, ça va, non ?

© Charline Jeholet

© Charline Jeholet

Si toi aussi tu es un ou une Jean/ne Bonnevolonté, la Ceinture Aliment-Terre ne peut que t’intéresser. Parce que NON, ce n’est pas juste pour les bobo-vegan-bio, et NON, ça ne coûte pas plus cher ! Attends, je vais tout t’expliquer depuis le début…

La Ceinture Aliment-Terre liégeoise a débuté fin 2013 quand l’asbl Exposant D a reçu des subsides de la Wallonie pour mener à bien une mission : organiser une filière alimentaire courte et durable à Liège. Un circuit court permet de réduire les intermédiaires – donc les coûts – mais aussi la pollution engendrée par les différents transports d’aliments, alors que le côté durable s’explique par la promotion d’une agroécologie plus respectueuse de la terre.

À la Ceinture, comme ils sont bien plus chauds que le climat, ils se sont fixés pour objectif de « porter la part des produits locaux et sains à 50% du panier de la consommation locale » sur 25 ans ! Un tel défi n’a pas qu’une ambition écologique mais également un rôle social. Il s’agit de faire vivre des citoyens — agriculteurs surtout — en leur accordant un revenu juste. Je ne sais pas si tu es au courant mais l’agriculteur moyen est payé une misère et c’est un des métiers où le taux de suicide et de faillite est le plus élevé… alors que c’est littéralement le métier le plus important pour l’humanité, MAIS BON !

Pour les Jean/ne Bonnevolonté  que nous sommes, diverses possibilités ! Dans le centre, on a comme choix de magasins Le temps des cerises et Les petits producteurs. Pour ceux qui n’ont pas le temps ou qui habitent trop loin, il y a aussi la solution des paniers de fruits/légumes/divers proposée par la Bourrache, le Point Ferme, la Coopérative ArdenteetHesbicoop — qui livre dans des contrées lointaines de la province. De nombreux projets sont encore en train de se développer pour, espérons-le, s’étendre en périphérie. En attendant, les Verviétois ont déjà la possibilité d’aller faire leurs courses au Vervicoop, un (super)marché coopératif !

Le festival Nourrir Liège a lieu tous les ans à la fin du mois de mars et propose toutes sortes d’activités — viens à la soirée au Studio 22  ! On sera bien — pendant une semaine et demi. Il se clôture cette année sur une parade que rejoindra la marche pour  le climat ! L’intérêt de cette sensibilisation sert à informer sur les solutions que la Ceinture présente pour consommer de manière plus consciente, correctement. Perso quand j’ai voulu commencer à manger local et bio avant de connaître la Ceinture, mon premier réflexe a été d’aller sur la Batte … oups, en fait c’est juste les restes de grandes surfaces. Note que l’association sera sur la Batte pendant toute la durée de son festival !

Bon ! Je t’avais dit que je t’expliquerais tout, mais je n’ai toujours pas prouvé que ça ne coûte pas plus cher. Eh ben écoute, c’est pas compliqué. D’une, je t’ai dit, c’est du circuit court donc moins de gens prennent leur part de bénéfice, logique. De deux, les fruits et légumes sont à des prix NORMAUX, donc moins chers que du bio de grande surface et un peu plus chers que du discount, derrière lequel t’as toujours une injustice sociale — économiser 30 centimes ou respecter la vie humaine, choisis. De trois, acheter en vrac te fait faire des économies, c’est bien connu et c’est pas une légende. De quatre, dans ce genre de magasins, on te propose que des produits de saison, donc pas moyen de céder à la tentation d’un produit hors saison plus cher et pourtant insipide. De cinq — purée ma liste est super longue, est-ce que ça voudrait dire que j’ai raison ?! — tu y seras également moins poussé à la consommation, et de six, tu te mettras à cuisiner tout toi-même, ce qui coûte moins cher aussi !

Tu sais ce qu’il te reste à faire : profiter des activités du festival Nourrir Liège jusqu’au 31 mars  et nous rejoindre dans la team “vivons à la hauteur de nos valeurs”, quitte à passer d’un Jean Bonnevolonté à une creepy Léa !

Sources :

Empreinte écologique des aliments : http://www.bonpourleclimat.org/calcul-empreinte-carbone/?fbclid=IwAR3ue1rdLKkOJi6U9ZmPYZYZGh97e5QKIHEJzZVnkgFAfeVQBMpBu9D_Y

Suicides chez les agriculteurs  :

https://www.lemonde.fr/societe/article/2013/10/10/500-suicides-recenses-chez-les-les-agriculteurs-en-3-ans_3493464_3224.html

Comme tous les dimanches en citée ardente, c’est le jour de la batte. Ce dimanche, Nourrir Liège y était présent ainsi que notre photographe Karim Roland. Voici quelques clichés  :

© Karim Roland

© Karim Roland

© Karim Roland

© Karim Roland

© Karim Roland

© Karim Roland

© Karim Roland

© Karim Roland

© Karim Roland

© Karim Roland

© Karim Roland

© Karim Roland

© Karim Roland

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© Karim Roland

© Karim Roland

© Karim Roland

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© Karim Roland

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