AVANT JE CROYAIS EN DIEU, MAINTENANT JE CROIS EN LA MUSIQUE / OKAPI & THE ARCHITECTS 

Rédaction > Yves « Shimikal » Nshimirimana / Photographies > Ismaël Eken

 

Ce mercredi 27 septembre 2017, avait lieu au Reflektor la release party de l’EP Holy Garden du groupe local Okapi & The Architects (OATA). Déjà connus pour avoir gagné les Tremplins des solidarités 2015 @Namur, vous les avez surement rencontrés dans l’une des nombreuses Jams liégeoises, et peut-être avez-vous squatté les bancs de l’école avec l’un ou l’autre de ses membres.

La soirée s’annonçait bien, plus de 100 participants annoncés et près de 300 intéressés sur l’événement Facebook. Le pari était risqué, le but n’était pas de remplir une salle à la capacité de 500 personnes mais bien de voir si le public, qui les avait vus naître et soutenus dans leurs différents projets et scènes, allait accrocher à cet EP solaire, fruit d’un dur labeur qui a laissé certains membres de l’audience sur leur faim depuis la sortie de l’EP Walking sorti en 2016, duquel fut clippé « One way love ».

Ponctualité ardente oblige, la salle se remplit, au compte-goutte au début, par torrents ensuite. Une fois bien remplie – quelques 200 personnes auront fini par faire le déplacement –, le show peut commencer.

Mohamed Dziri à la guitare et Olivier Massamba à la basse se teasent, s’accordent, s’ambiancent, chatouillent leurs cordes sur la caisse claire et le charleston de Simon Darat, avant que la voix d’Okapi ne transporte l’audience éclectique dans son univers musical atemporel.

L’ambiance est électrique, le jeu de lumière hypnotise, les tenues noires brodées de doré dans le style de Prince et Michael Jackson captivent le public de 7 à 77ans près à plonger dans les eaux écarlates de leurs mélodies envoûtantes. Le show des architectes est bien construit et digne des plus pros, les fondations sont solides et les ornements font plaisirs aux oreilles.  Entre un « Angela » de Saïan Supa Crew repris à la sauce reggae et une composition originale qui marie rock et musique latine, le groupe aux influences aussi diversifiées que son public revisite son répertoire et nous fait découvrir son nouvel EP Holy Garden.

Nous voici donc nous baladant dans leurs Jardin Sacré où poussent aussi bien poésie que rythmes funky et sonorités latinos, sur un terreau talentueux arrosé d’un travail acharné. Quelques rayons de trompettes seront ajoutés en cours de route par Antoine Dawans et il est bien connu qu’il n’existe rien de tel qu’un cuivre pour s’ajouter au côté festif.

Excepté un sentiment de « on en veut plus » en fin de concert, comme un dialogue s’installe et c’est surtout l’impression de faire partie d’un tout aux différentes facettes que l’on retient. Tantôt épris d’émotion, tantôt suant sur un tempo plus saccadé, l’ascenseur émotionnel est bien dosé et le public est conquis.

Ce concert à la musicalité métissée sonne comme une espèce d’au revoir avant un nouveau départ. Exceptionnels sur scène, Okapi & The Architects sont également auteurs d’un dernier EP qui vaut la peine d’être acheté. Certes il est un peu court, c’est le principe d’un EP, mais n’oublions pas que c’est grâce au soutien – notamment financier – du public qu’ils pourront continuer à nourrir notre soif de musiques métissées. L’EP de quatre chansons s’écoute attentivement pour ses textes profonds et poétiques et berce après avoir fait secouer la tête et remuer les hanches.

Yves « Shimikal » Nshimirimana

EP Holy Garden

Spotify 👉 http://spoti.fi/2xKTm79

iTunes 👉 http://apple.co/2x7xIbf

Google Play 👉 http://bit.ly/2xPPDIa

Amazon 👉 http://amzn.to/2fGe0NM

Deezer 👉 http://bit.ly/2xeaiB2

Nouveau clip Red water : https://www.youtube.com/watch?v=uubsh2v-2AM

 

QUELQUES PHOTOGRAPHIES D’ISMAEL EKEN

 

On like, on partage et on suit OATA sur Facebook!

Commentaires

commentaires