CORPS DE TEXTES 2022, C’EST PARTI !

Rédaction : Patrick Ndiwalonji Badibanga / Photos : Dominique Houcmant

La semaine du 14 au 20 mars 2022, le Théâtre de Liège ainsi que divers lieux culturels de la Cité ardente accueillent le festival Corps de Textes. Cette année, la République Démocratique du Congo est mise à l’honneur. Venez nombreux découvrir la culture de cette contrée d’Afrique centrale : il y en aura pour tous les gouts !

© Dominique Houcmant

Dix ou treize films, peu importe…

« Ce tournage était complètement barge ». D’emblée, voilà le décor planté ! Cette phrase sortie de la bouche de Philippe Reynaert prend tout son sens quand on voit comment le film Congo River a été tourné. « Le road movie est une figure traditionnelle du film. Toi, tu as inventé le fleuve movie », ajoute le critique de cinéma en s’adressant au réalisateur. Prises de vue dans un avion ou debout dans une pirogue ne sont que quelques péripéties rencontrées par l’équipe de Thierry Michel au cours du tournage. Heureusement, « danger » est un mot que ce dernier ne connait pas. « Je filme pour agir », nous précise-t-il afin de justifier sa témérité. Et, ce n’est pas son documentaire L’affaire Chebeya, un crime d’État ? qui nous contredira. Poursuites judiciaires, expulsion du pays et emprisonnement ne sont que quelques-unes des nombreuses tentatives d’intimidation subies par Thierry au cours de sa carrière. Pour autant, ces menaces n’ont jamais arrêté ce véritable amoureux du Congo. Quand il commence une entreprise, envers et contre tout, il va jusqu’au bout.  Paradoxalement, il arrive à créer la beauté alors qu’il traite de sujets d’une gravité extrême. Pour preuve, son film L’Homme qui répare les femmes : la Colère d’Hippocrate connaîtra un succès mondial… Bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer. « A la sortie de ce débat, on sent plein d’énergie positive », nous avouera un spectateur quelques minutes après la fin. Mais Corps de Textes, ce n’est pas seulement du cinéma.

© Dominique Houcmant

Et la littérature dans tout ça !

Un peu avant la présentation des films de Thierry, nous avons eu droit à la lecture de Généalogie d’une banalité. Exceptionnellement, et ce malgré la présence de l’auteur, Sinzo Aanza, c’est la comédienne Albertine Bijou Itela qui nous a fait la lecture. Et, quelle lecture ! Personnages multiples, modulation de la voix, retour au calme : tout y était ! Elle nous a vraiment donné l’impression d’être l’auteur de ce livre tant elle a réussi à se l’approprier.

Le festival Corps de textes, c’est aussi une exposition photos de Do Nsoseme, Emmany Koto et Sinzo Aanza. Envie d’en savoir ou d’en voir plus… Le festival se poursuit jusqu’à dimanche, n’hésitez pas à réserver vos places sur www.theatredeliege.be.