CHAVIREZ DANS LE POSITIF !

Chronique et photos : Cécile Botton

Ce jeudi 1er juillet, petit détour dans les méandres de la pandémie ! À travers l’exposition pluridisciplinaire Chavirez organisée par la Baraka et la pièce de théâtre Positif, Le Moderne vous embarque dans une machine à remonter le temps… Retour en mots et en images sur ces derniers 18 mois !

Chavirez
Chavirez © Cécile Botton
Chavirez © Cécile Botton

Ce jeudi soir, premier jour des vacances d’été, on se bouscule aux portes du Moderne ! Plusieurs personnes se font d’ailleurs refouler… Malgré une météo maussade, la soirée affiche complet. Une fois l’inscription validée, nous voilà accueillis par les personnes de la Baraka qui exposent dans le cadre du projet Chavirez. Cette initiative du CEC est partie d’un réel de besoin d’expression né durant le deuxième confinement. Âgés de 8 à 85 ans, les participants nous offrent une vision intergénérationnelle de cette période. Tous ces témoignages ont donné naissance à des œuvres artistiques aux visages multiples : capsules audio ou vidéo, photographies détournées, art plastique, écriture, musique, patchwork poétique et décalé… Ces archives créatives, une véritable expérience libératrice portée par ces artistes d’un jour !

Positif
© Cécile Botton

La fin de l’exposition nous mène dans la cour du théâtre où nous sommes accueillis sous les notes de la guitare d’Emmanuel Baily et de la contrebasse d’Antoine Guiot. À mon arrivée, il reste peu de place autour des petites tables dispersées dans l’espace extérieur.

Ambiance cabaret pour cette pièce où humour décalé et dérision seront les maitres mots ! Petit retour sur les décisions politiques, aux incohérences criantes, avec un premier ministre au charisme sans faille ! Autour de lui, des citoyens lambdas circulent et nous content le quotidien de ces derniers mois. Difficile de savoir où donner de la tête ! Entre la petite vieille se confiant sur la tombe de feu son mari, la jeune en recherche d’elle-même, le looser profitant de la crise pour s’enrichir, le fils à maman respectant les règles au pied et à la lettre, mon cœur s’est arrêté sur la sans-abri. Criante d’une réalité qu’on a tendance à occulter, son humour en a scotché plus d’un ! À chacune de ses apparitions, l’assemblée suspendue à ses lèvres n’en mène pas large.  

Mon P’tit loup

Le froid n’est pas venu à bout d’un public captivé par ce sujet grave qui ne laisse personne indifférent. J’espère que cette pièce pourra ouvrir de véritables débats sur la situation actuelle et nous permettra de quitter une pensée unique qui s’ancre un peu plus chaque jour. D’ailleurs, je repars avec Mon p’tit loup de Pierre Perret dans la tête. Une lueur d’espoir envoyé par un premier ministre touchant qui chante à son filleul… Des mots qui frappent dans un moment suspendu empli d’émotions et propice à la réflexion !

© Cécile Botton