ALICE SPA… UN TRIO « ÉLECTRO-BIO » !

Interview : Cécile Botton / Photos : EKS Creation & David Baatzsch

Dans le cadre des Francofolies, Ça Balance a donné une réception au Casino de Spa. L’occasion de présenter deux groupes issus de leur cuvée 2018. Interpelé par le timbre de la voix d’Alice Spa et les harmonies dégagées par le trio, Quatremille est parti à leur rencontre. 

© David Baatzsch

Séduite par le grain de voix d’Alice et par la joie de vivre de ce trio acoustique, je ne pouvais laisser passer l’occasion d’une rencontre. Alice Spapen au chant et à la grosse caisse, Arthur Brochner à la guitare et Noé Beauvois au violoncelle. Dans un petit salon du Casino, ils racontent leur parcours.

© EKS Creation

« Il y a six ans, j’ai rencontré Arthur au Jazz Studio  à Anvers », explique Alice, « on a commencé à faire de la musique ensemble. » Le début d’une aventure en perpétuelle évolution : un duo, suivi d’un groupe pop-rock en anglais, jusqu’au jour où « j’ai vraiment eu envie de composer en Français. » Alice démarre alors son projet avec l’aide d’Arthur : elle compose et il arrange les morceaux. En 2016, le duo sort Lueur, un EP de quatre titres.

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Envie de plus, les deux artistes pensent à Noé et son violoncelle. Petit à petit, le projet prend de l’ampleur. Tous les trois, ils réarrangent les morceaux et décident d’y ajouter des percussions. Pour l’instant, ils ont la volonté de rester acoustique. « On aime bien ce genre de format, c’est chouette ! L’an passé, quand nous avons joué au Franc’Off, les gens ont apprécié cette petite formule », lâche Arthur. « C’est aussi un challenge de jouer complètement acoustique », complète Noé, « car on est à nu sur scène. Aujourd’hui, c’est de plus en plus rare ! »

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Le trio est dans la recherche du son grâce au violoncelle. Actuellement, cet instrument, classique à la base, s’intègre de plus en plus souvent dans les formations pop. Il offre énormément de possibilités de jeux : tenir une basse, jouer une mélodie… bref, des possibilités infinies de sonorités. « C’est un instrument très, très riche qui se prête bien à la formule acoustique », conclut Noé. Ils n’ont cependant pas envie de s’enfermer dans ce style. « Finalement », poursuit Arthur, « la grosse caisse donne parfois un côté presque électro mais qui reste pur, c’est… c’est bio », lâche Noé. « De l’électro-bio », enchaine Alice en rigolant.

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Une 3ème place au Franc’Off l’an passé, un tremplin décisif ? « Oui, nous avons reçu pas mal de prix : un studio d’enregistrement, une participation aux Franco Sessions, beaucoup de formations, de stages, … » C’est d’ailleurs lors de ce concours qu’ils entendent parler de Ça Balance et dans la foulée, ils décident de s’y inscrire. Peu de temps après, ils sont sélectionnés et intègrent le dispositif. « C’est génial », explique Alice, « parce que nous avons plein d’opportunités,  … » Entre autres, pour Alice, un stage d’écriture au château de Harzé, dix jours de composition et d’écriture aux rencontres d’Astaffort, organisées par Francis Cabrel, un stage de self-management pour Arthur ou encore un stage avec la AKDT à Libramont pour Noé. « C’est un super réseau de musiciens », lâche-t-il, « une manière de m’ouvrir à d’autres styles de musique, ici plus particulièrement au jazz qui offre une approche toute différente de ma formation classique. » Sans oublier leur présence sur la compilation Ça Balance qui sortira cet automne.

Actuellement dans une période de création et d’enregistrement, le trio donne un peu moins de concerts, mais espère revenir bien vite à la scène. Voici leur nouveau clip, Faux semblant, sorti la semaine passée. Bonne écoute !

 

 

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