ÂA, DEUXIEME DU FRANC’OFF

Rédaction : Cécile Botton / Photos : Simons Verjus (couverture), Jordan Esser, Sonia Chapelle, Lola Reynaerts et Simon Darat

Le Liégeois ÂA termine à la deuxième place du Franc’Off. À cette occasion, il a rejoué le dernier jour des Francofolies accompagné de son DJ Mataya et du guitariste Sébastien Hogge. À la fin du concert, Quatremille est parti à sa rencontre.  

© Simon Darat

Très curieuse et séduite par ce personnage solaire, au charisme impressionnant, je ne pouvais laisser passer l’occasion d’un tête-à-tête. C’est à sa descente de scène que je retrouve Âtlaï dans sa loge pour une interview improvisée. Tout sourire, c’est un homme heureux qui me raconte son parcours.

Ce dernier débute la chanson en reprenant des refrains pour ses amis rappeurs. Rapidement, il y prend gout et les accompagne de plus en plus souvent sur scène. Atteint par le virus de la chanson, il démarre Okapi un premier projet. « J’ai gardé ce projet durant deux ans, mais je le trouvais beaucoup trop expérimental, il n’y avait pas de ligne directrice. », explique-t-il.

À ce moment, avec des amis, Simon Darat, batteur et Mohamed Dziri, guitariste, il décide créer le groupe Okapi & The Architects. Là, les choses deviennent plus sérieuses, une répétition hebdomadaire, de vraies scènes, « je découvrais une discipline que je n’avais jamais eue », ajoute-t-il. Âtlaï pénètre ainsi dans le jargon des musiciens, « j’arrivais en autodidacte, je ne savais pas gérer une table de mixages, … » Le groupe prend forme et l’artiste apprend énormément.

N’empêche, à quatre, pas toujours facile d’exprimer son ressenti, il faut composer avec tous. Alors, il décide de créer ÂA, un projet solo  où… « je peux m’exprimer totalement sans frein, mais avec une vraie discipline acquise auprès d’Okapi & The Architects. » Il achète un micro d’occasion et réalise ses propres démos qu’il poste sur internet. Peu à peu, des personnes le contactent pour programmer des concerts. C’est ainsi qu’il rencontre son manager. « Mon projet prend forme », lâche-t-il, « je viens tout juste de signer chez Universal et Sony, une belle reconnaissance ! »

© Lola Reynaerts

Le travail paie. Cette année, ÂA a l’occasion de participer aux 1ères Scènes ; une organisation liégeoise qui aide les artistes à se développer et à se professionnaliser. «  J’ai postulé et j’ai été sélectionné avec quatre autres groupes. Ils nous ont proposé un programme super cool : une résidence, des cours de gestion de projets, comment mener une interview, des ateliers avec le Studio des Variétés Wallonie-Bruxelles, …  ». Cerise sur le gâteau, l’accompagnement se terminait par un concert au Reflektor ! « Une salle remplie et des retours géniaux, de quoi repartir réellement motivés ! »

Et le Franc’Off ? « J’ai envoyé ma candidature pour participer aux Franco Sessions », une initiative des Francofolies menée en étroite collaboration avec les Studios de la Variété de Paris. Chaque année, cinq jeunes talents sont encadrés six jours durant lesquels différents ateliers leur sont proposés : chant, écriture, gestion de projets, scénographie, … « J’ai appris énormément… Par exemple, un truc génial… c’est de faire la différence entre l’auteur et l’interprète, chose qui m’échappait totalement. Maintenant, sur scène, je laisse tout simplement parler mon visage, mes mots, … Tous ces apports font qu’on devient un artiste professionnel ! »

Les coachs séduits par son projet demandent aux organisateurs du festival de venir le voir sur scène. C’est ainsi que ÂA est amené à participer au Franc’Off. Encore une belle reconnaissance… et un souffle nouveau sur les Francofolies !

© Jordan Esser

Le chanteur ne s’identifie pas du tout comme un rappeur, « mais, je peux comprendre que les gens captent directement cette influence car j’ai grandi en écoutant du rap. Je pense que je fais surtout de la musique populaire fort proche de la pop urbaine », m’explique-t-il. Auteur de ses textes, il a choisi des messages forts, souvent polémiques au cœur de notre société. Transpirant de sincérité, il a le don de nous les transmettre à merveille ! Actuellement, il  travaille avec un guitariste et un DJ. Mais  très prochainement, il espère s’entourer d’un batteur et d’un bassiste afin d’apporter davantage de groove à son projet.  Et poursuit-il, « J’aimerais avoir des choristes à mes côtés, c’est beaucoup plus fun que les bandes-son ! »

© Jordan Esser

Des idées plein la tête… des projets ? « Sorry, je ne peux pas vous donner plus d’infos, mais avant la fin d’année, il y aura quelque chose… Surprise ! » Je dois dire que je reste un peu sur ma faim… Âtlaï a tellement  attisé ma curiosité que j’ai hâte de voir ce qui va sortir de ce personnage angélique !

Meet the Band / AA

🚨🚨🚨 Alerte Talent ! À la rencontre de ÂA, pépite liégeoise qui nous interprète «Ultraviolet» en live avec le Band 🚨🚨🚨

Publiée par Tarmac sur Samedi 3 mars 2018

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